Insuffisance rénale: les autochtones touchés

ÉCRIT PAR: , 2013-02-15 15:11:00


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Les peuples autochtones sont trois fois plus susceptibles d'être traités pour une insuffisance rénale et une insuffisance rénale au stade terminal (IRT) que les autres Canadiens, indique un rapport de l'Institut canadien d'information sur la santé dévoilé jeudi.

Les amérindiens canadiens constituent une population à risque, car, comme le souligne le rapport, le diabète est encore la principale cause d'insuffisance rénale. Or, 49 % des patients autochtones qui souffrent d'insuffisance rénale ont aussi reçu un diagnostic de diabète, tandis que cette proportion n'est que de 27 % chez les patients non autochtones.

Les patients autochtones atteints d'IRT sont aussi plus susceptibles d'être obèses (40 % contre 27 %) que les patients non autochtones, l'obésité étant une condition prédisposant à l'IRT.
Le rapport identifie d'autres facteurs qui jouent un rôle dans la prévalence et le traitement de la maladie auprès de la population autochtone.

Comparativement aux autres patients, les autochtones souffrant d'insuffisance rénale vivent plus souvent dans des régions éloignées et risquent de devoir parcourir une plus grande distance pour recevoir leurs traitements.

De plus, en matière de traitement de l'IRT, les Autochtones présentent un taux de succès légèrement moindre. C'est le cas du traitement par dialyse, où le taux de survie après cinq ans est de 40 % chez les patients autochtones, tandis qu'il est de 45 % chez les autres patients.
Toutefois, dans le cas d'une transplantation rénale, leur taux de survie est semblable au reste de la population.

Plus de 40 000 Canadiens étaient atteints d'IRT en 2011, selon le rapport, soit environ une personne sur mille.

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