La respiration yogique efficace contre la dépression

ÉCRIT PAR: Cover Media, 2016-11-28 18:24:00


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Contre les syndromes sévères de dépression, les traitements ne sont pas toujours efficaces. Heureusement, une nouvelle étude menée par l'école de médecine Perelman au sein de l'université de Pennsylvanie a montré que la pratique de la respiration yogique Sudarshan Kriya pourrait aider les personnes qui ne répondent pas bien aux médicaments.

Pour mener la recherche, le docteur Anup Sharma a recruté 25 patients souffrant de désordres dépressifs sévères malgré un traitement aux antidépresseurs depuis plus de 8 semaines. Divisés en deux groupes, l'un devant pratiquer la respiration, l'autre mis en simple observation, les malades ont été suivis pendant 8 autres semaines. Les pratiquants devaient effectuer des exercices de respiration en groupe et à la maison ainsi que des postures de yoga, de la méditation assise et de l'éducation au stress.

Après deux mois de pratique, les groupes ont été comparés sur l'échelle HDRS (Hamilton Depression Rating Scale) qui mesure la gravité d'une dépression sur des points différents comme l'activité, l'énergie, les pensées, les sentiments de culpabilité et d'autres symptômes.

Le résultat du premier groupe était en amélioration notable vis-à-vis du groupe de contrôle qui n'avait fait aucun progrès. «Avec un large nombre de patients qui ne répondent pas aux traitements médicamenteux, il est important d'explorer de nouvelles méthodes qui apportent du soutien aux gens qui souffrent, a indiqué le docteur Anup Sharma. Nous avons trouvé là une approche prometteuse, qui coûte peu et qui peu potentiellement aider les patients sans ajouter de suppléments chimiques.»

La technique de méditation inclut une série de respirations rythmées qui plonge les pratiquants dans un état de relaxation profond et réparateur. «Le yoga Sudarshan Kriya donne aux gens une méthode active pour expérimenter la méditation profonde et elle est facile à apprendre, a ajouté la responsable de l'étude. La prochaine étape va consister à mener une étude plus large afin d'évaluer comment cette pratique impacte la structure du cerveau et les fonctions des patients.»

L'article a été publié dans le Journal of Clinical Psychiatry.

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