Polyarthrite rhumatoïde: vers une piste de traitement

ÉCRIT PAR: Relaxnews, 2016-11-23 16:30:00


Photo Relaxnews

Une équipe de chercheurs de Yale a identifié le mécanisme d'un gène qui augmente le risque de forme grave de polyarthrite rhumatoïde sévère, une maladie auto-immune inflammatoire qui endommage les articulations. Cette découverte pourrait mener au développement de traitements basés sur le profil génétique des patients.

Des traitements permettent aujourd'hui de stabiliser la maladie comme les anti-inflammatoires, les corticoïdes ou les immunosuppresseurs, mais la recherche se poursuit pour réguler durablement l'immunité des patients et les guérir.

Cette nouvelle étude américaine s'est intéressée au caractère génétique de la maladie. Outre le dérèglement du système immunitaire, il existe des facteurs de prédisposition génétique qui pourraient expliquer 50 % du risque de développer la polyarthrite rhumatoïde. Ici, les chercheurs ont analysé les modifications de l'expression du gène MIF, retrouvé dans les formes les plus graves de la maladie.

D'après l'observation des chercheurs, les patients montrant une variation importante du gène MIF vont produire davantage de protéines du même nom que l'on retrouve dans le développement des cancers. Autrement dit, ces similitudes vont se retrouver au niveau des cellules des articulations endommagées.

Cette découverte permettrait ainsi de tester, chez des patients présentant une forte expression du gène MIF, des traitements inhibiteurs de ce gène, actuellement en cours d'essais cliniques pour lutter contre le cancer ou les pathologies auto-immunes.

La polyarthrite rhumatoïde est le plus fréquent des rhumatismes inflammatoires avec 200.000 cas estimés en France, soit environ 0,3 % de la population. La maladie peut survenir à tous les âges et dans toute population. Cependant, elle apparaît le plus souvent entre 40 et 60 ans, autour de l'âge de la ménopause chez la femme. Les formes précoces survenant avant l'âge de 30 ans sont quatre fois plus fréquentes chez la femme. Après 60 ans, la fréquence est identique pour les deux sexes.

Ces travaux ont été publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

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