Comment ce médicament agit-il ? Quels sont ses effets ?

L'acide tiaprofénique appartient à la classe des médicaments appelés anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Il s'utilise pour soigner la polyarthrite rhumatoïde et l'arthrose. Il aide à atténuer la douleur, la raideur, l'enflure et l'inflammation.

Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce médicament contre une affection qui ne figure pas dans cet article d'information sur les médicaments. En outre, certaines formes de ce médicament pourraient ne pas être utilisées pour tous les troubles mentionnés dans cet article. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin, ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous prenez ce médicament, consultez-le. Ne cessez pas de prendre ce médicament sans avoir consulté votre médecin au préalable.

Ne donnez pas ce médicament à quiconque, même à quelqu'un qui souffre des mêmes symptômes que les vôtres. Ce médicament pourrait nuire aux personnes pour lesquelles il n'a pas été prescrit.

Sous quelles formes ce médicament se présente-t-il ?

200 mg
Chaque comprimé blanchâtre, rond, biconvexe, sécable, portant les inscriptions « novo » et « 200 » gravées respectivement au-dessus et au-dessous de la barre de cassure d'une face, contient 200 mg d'acide tiaprofénique. Ingrédients non médicinaux : dioxyde de silice colloïdale, croscarmellose sodique, stéarate de magnésium, cellulose microcristalline et amidon prégélifié.

300 mg
Chaque comprimé blanchâtre, rond, biconvexe, sécable, portant les inscriptions « novo » et « 300 » gravées respectivement au-dessus et au-dessous de la barre de cassure d'une face, contient 300 mg d'acide tiaprofénique. Ingrédients non médicinaux : dioxyde de silice colloïdale, croscarmellose sodique, stéarate de magnésium, cellulose microcristalline et amidon prégélifié.

Comment doit-on employer ce médicament ?

La dose recommandée pour un adulte est 600 mg par jour répartis en 2 ou 3 prises fractionnées. Une personne pourrait également prendre 1 dose de 300 mg à raison de 2 prises par jour ou 1 dose de 200 mg à raison de 3 prises par jour.

Prenez ce médicament après les repas ou avec du lait afin de diminuer la possibilité de douleurs abdominales.

Plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte pour déterminer la dose dont une personne a besoin : son poids, son état de santé et la prise d'autres médicaments. Si votre médecin a recommandé une dose autre que celles indiquées ici, ne modifiez pas la manière de prendre le médicament sans le consulter au préalable.

Il est important d'utiliser ce médicament conformément aux indications de votre médecin. Si vous oubliez une dose, prenez le médicament dès que vous constatez l'omission et reprenez la suite du traitement aussitôt que possible. S'il est presque temps de votre prochaine dose, ne vous souciez pas de la dose omise et reprenez le schéma posologique usuel. N'utilisez pas une double dose pour compenser l'omission d'une dose. Si vous hésitez sur la conduite à tenir après avoir omis une dose, demandez conseil à votre médecin ou à un pharmacien.

Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.

Dans quels cas ce médicament est-il déconseillé ?

L'acide tiaprofénique ne devrait pas être utilisé dans les circonstances ci-après :

  • une allergie aux fibres de psyllium ou à l'un des ingrédients du médicament ;
  • le 3e trimestre (les 3 derniers mois) d'une grossesse ;
  • la prise d'autres médicaments du même groupe (les AINS) ;
  • la présence d'asthme (liée ou non à la prise des médicaments anti-inflammatoires) ;
  • des antécédents de réaction allergique à l'AAS ou à d'autres médicaments anti-inflammatoires (un asthme, des démangeaisons nasales et un écoulement nasal, de l'urticaire ou d'autres réactions allergiques) ;
  • des polypes nasaux ;
  • une affection inflammatoire récente ou passée de l'estomac ou de l'intestin, notamment un ulcère de l'estomac ou de l'intestin ou une colite ulcéreuse ;
  • une altération de la fonction hépatique ou une affection du foie évolutive ;
  • une grave altération ou détérioration de la fonction rénale.

Quels sont les effets secondaires possibles de ce médicament ?

Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des effets secondaires. Un effet secondaire est une réponse indésirable à un médicament lorsqu'il est pris à des doses normales. Il peut être léger ou grave, temporaire ou permanent. Les effets secondaires énumérés ci-après ne sont pas ressentis par toutes les personnes qui prennent ce médicament. Si les effets secondaires vous inquiètent, discutez des risques et des bienfaits de ce médicament avec votre médecin.

Au moins 1 % des personnes prenant ce médicament ont signalé les effets secondaires ci-après. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d'eux-mêmes avec le temps.

Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :

  • de la diarrhée, ou de la constipation ;
  • de la somnolence ;
  • de la flatulence (des gaz) ;
  • une rétention d'eau ;
  • des brûlures d'estomac ;
  • de la nausée ou des vomissements.

La plupart des effets secondaires figurant ci-après ne surviennent pas très souvent, mais ils pourraient cependant engendrer de graves problèmes si vous ne consultez pas votre médecin ou si vous ne recevez pas des soins médicaux.

Renseignez-vous auprès de votre médecin au plus tôt si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :

  • une douleur abdominale ;
  • de l'anxiété ;
  • une vision floue ;
  • des étourdissements, des troubles de l'équilibre ou un tintement dans les oreilles ;
  • des battements de cœur irréguliers, rapides ou très forts ;
  • des signes de dépression (par ex. un manque de concentration, des fluctuations pondérales, des troubles du sommeil, un désintérêt à l'égard de nombreuses activités, des pensées suicidaires) ;
  • une éruption cutanée ;
  • des symptômes d'une infection des voies urinaires (comme une douleur ou une sensation de cuisson lors de l'émission de l'urine, de fréquentes émissions de l'urine, une douleur dans le dos ou dans les côtés, du sang dans l'urine) ;
  • des symptômes d'anémie (comme de la pâleur, de la fatigue ou de la faiblesse) ;
  • des symptômes d'atteinte hépatique (comme le jaunissement de la peau ou du blanc des yeux, une douleur abdominale, une urine foncée, des selles claires, une perte de l'appétit, de la nausée et des vomissements ou une démangeaison).

Cessez de prendre le médicament et sollicitez immédiatement des soins médicaux s'il se produit une réponse comme :

  • des signes d'une grave réaction allergique (de l'urticaire, une difficulté respiratoire, une boursouflure du visage, une enflure de la langue ou de la gorge) ;
  • des symptômes d'un saignement provoqué par un ulcère (comme des selles noirâtres et goudronneuses, du sang dans les selles, des vomissements avec sang ou une matière qui ressemble à du marc de café) ;
  • des symptômes d'une grave éruption cutanée (comme des cloques, une desquamation, une éruption cutanée recouvrant une grande région du corps, une éruption cutanée qui s'étend rapidement ou une éruption cutanée accompagnée d'une fièvre ou d'une gêne) ;
  • un saignement inaccoutumé ou persistant, ou des ecchymoses.

Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés. Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous employez ce médicament.

Existe-t-il d'autres précautions d'emploi ou mises en garde ?

Avant d'employer un médicament, ne manquez pas d'informer votre médecin des troubles médicaux ou des allergies que vous pourriez avoir, des médicaments que vous utilisez et de tout autre fait important au sujet de votre santé. Les femmes devraient mentionner si elles sont enceintes ou si elles allaitent. Ces facteurs pourraient avoir une influence sur la façon dont vous devriez employer ce médicament.

Problèmes cardiovasculaires : comme d'autres médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), l'acide tiaprofénique peut causer une élévation de la pression artérielle, un accident vasculaire cérébral, ou une crise cardiaque. Les personnes atteintes d'une maladie du foie devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, comment leur affection pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Somnolence ou vigilance réduite : des personnes prenant ce médicament ont signalé ressentir des maux de tête, des étourdissements et une sensation de tête légère. Évitez les activités exigeant de la vigilance, comme conduire, faire fonctionner des machines, ou accomplir des tâches dangereuses, jusqu'au moment où vous aurez déterminé l'effet de ce médicament sur vos capacités de réaction.

Rétention d'eau : comme avec beaucoup d'autres AINS, une rétention d'eau a été signalée. L'acide tiaprofénique devrait être utilisé avec prudence dans les circonstances ci-après :

  • une convalescence après une intervention chirurgicale effectuée sous anesthésie générale ;
  • toute autre affection susceptible de mener à une rétention d'eau ;
  • la présence de certaines affections du cœur ;
  • une pression artérielle élevée ;
  • une maladie du rein.

Les personnes atteintes d'une de ces affections devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, de l'influence de leur affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale.

Fonction rénale : l'acide tiaprofénique a parfois causé une atteinte aux reins. Les personnes dont la fonction rénale est altérée devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, de l'influence de leur affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique. Si vous suivez un traitement prolongé par ce médicament, votre médecin pourrait recommander des analyses ciblant votre fonction rénale.

Fonction hépatique : d'autres médicaments appartenant au même groupe que l'acide tiaprofénique (les AINS) ont parfois causé une atteinte hépatique. Les personnes dont la fonction hépatique est altérée devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, comment leur affection pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale.

Cessez de prendre le médicament et communiquez avec votre médecin aussitôt que possible si vous observez des signes d'atteinte hépatique, comme le jaunissement du blanc des yeux ou de la peau, une douleur abdominale, une démangeaison cutanée, des selles claires ou une urine sombre. Si vous suivez un traitement prolongé par ce médicament, votre médecin pourrait recommander des analyses qui lui permettraient de surveiller votre fonction rénale.

Ulcères : l'acide tiaprofénique pourrait accroître le risque d'ulcères de l'estomac et des intestins. Les personnes qui ont tendance à avoir l'estomac et l'intestin irrités, et en particulier celles qui ont eu un ulcère d'estomac, du sang dans les selles, une diverticulose ou une autre affection inflammatoire de l'estomac ou de l'intestin (comme la colite ulcéreuse ou la maladie de Crohn) ne devraient prendre ce médicament que sous surveillance médicale étroite. Dans ces cas-là, le médecin doit évaluer les bienfaits du traitement contre les risques possibles. Cessez de prendre le médicament et sollicitez immédiatement des soins médicaux si vous observez des symptômes d'un saignement provoqué par un ulcère, comme des selles noirâtres et goudronneuses, du sang dans les selles, des vomissements avec sang ou une matière qui ressemble à du marc de café).

Grossesse : les femmes enceintes ne devraient pas avoir recours à l'acide tiaprofénique au cours des premiers mois de leur grossesse, à moins que les bienfaits priment les risques. Si le médicament est pris vers la fin de leur grossesse, il pourrait prolonger le travail. Si une grossesse advient pendant que vous utilisez ce médicament, prenez contact avec votre médecin immédiatement.

Allaitement : l'acide tiaprofénique passe dans le lait maternel. Si vous prenez ce médicament pendant que vous allaitez, votre bébé pourrait en ressentir les effets. Consultez votre médecin pour savoir si vous devriez continuer l'allaitement.

Enfants : ni l'innocuité ni l'efficacité de ce médicament n'a été établie en ce qui concerne les enfants.

Aînés : les aînés qui prennent ce médicament devraient faire l'objet d'un suivi médical assidu. Les aînés pourraient être plus sensibles aux effets de l'acide tiaprofénique, et de plus faibles doses pourraient leur suffire.

D'autres agents peuvent-ils interagir avec ce médicament ?

Il pourrait se produire une interaction entre l acide tiaprofénique et l'un des médicaments ci-après :

  • les aminosides (par ex. l'amikacine, la gentamicine, la tobramycine) ;
  • les bloqueurs des récepteurs de l'angiotensine II (par ex. le candésartan, le losartan, le valsartan) ;
  • les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine ou IECA (l'énalapril, le lisinopril, le ramipril) ;
  • l'AAS ;
  • les bisphosphonates (par ex. l'alendronate, l'étidronate) ;
  • des médicaments hypotenseurs, y compris les bêtabloquants (par ex. le propranolol, le métoprolol, ou l'aténolol) ;
  • la cholestyramine ;
  • le clopidogrel ;
  • le colestipol ;
  • la cyclosporine ;
  • le dasatinib ;
  • la digoxine ;
  • les diurétiques (par ex. l'hydrochlorothiazide, le furosémide, la spironolactone) ;
  • les glucocorticoïdes (par ex. l'hydrocortisone, la prednisone, la méthylprednisolone) ;
  • la glucosamine ;
  • l'héparine ;
  • l'hydralazine ;
  • les hypoglycémiants (des médicaments qui abaissent votre sucre sanguin, comme le glyburide) ;
  • le kétorolac ;
  • le lithium ;
  • un grand nombre de produits à base d'herbes médicinales ;
  • le méthotrexate ;
  • les acides gras oméga-3 ;
  • d'autres AINS (par ex. l'ibuprofène ou le naproxène) ;
  • la phénytoïne ;
  • le probénécide ;
  • des antibiotiques de la famille des quinolones (par ex. la ciprofloxacine, la lévofloxacine, la norfloxacine) ;
  • les antidépresseurs ISRS (par ex. le citalopram, l'escitalopram, la sertraline) ;
  • la ticlopidine ;
  • les antidépresseurs tricycliques (par ex. l'amitriptyline, la désipramine, l'imipramine) ;
  • la vancomycine ;
  • la warfarine.

Si vous prenez l'un de ces médicaments, consultez votre médecin ou un pharmacien. Dans votre cas, votre médecin pourrait vous demander de :

  • cesser la prise de l'un des médicaments,
  • remplacer l'un des médicaments par un autre,
  • modifier la manière dont vous prenez l'un des médicaments, ou les deux,
  • ne rien changer du tout.

L'interférence d'un médicament avec un autre n'entraîne pas toujours l'interruption de la prise de l'un d'eux. Demandez à votre médecin quelle est la conduite à tenir en cas d'interactions médicamenteuses.

D'autres médicaments que ceux énumérés précédemment peuvent interagir avec ce médicament. Signalez à votre médecin tout ce que vous prenez, qu'il s'agisse de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de remèdes à base de plantes médicinales. N'oubliez pas de mentionner tout supplément que vous absorbez. Si vous consommez de la caféine, de l'alcool, de la nicotine ou des drogues illicites, vous devriez en avertir votre médecin prescripteur puisque ces substances peuvent modifier l'action de nombreux médicaments.