Comment ce médicament agit-il ? Quels sont ses effets ?

Le voriconazole appartient à la famille des médicaments appelés antifongiques. Il est utilisé pour traiter certains types d'infections fongiques invasives (à l'intérieur du corps), en particulier les infections à Aspergillus et à Candida. Il agit en empêchant le champignon de se développer.

Ce médicament est disponible sous divers noms de marque ou sous différentes présentations. Une marque spécifique de ce médicament n'est peut-être pas offerte sous toutes les formes ni avoir été approuvée contre toutes les affections dont il est question ici. En outre, certaines formes de ce médicament pourraient ne pas être utilisées contre toutes les affections mentionnées dans cet article.

Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce médicament contre une affection qui ne figure pas dans cet article d'information sur les médicaments. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin, ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous prenez ce médicament, consultez-le. Ne cessez pas de prendre ce médicament sans avoir consulté votre médecin au préalable.

Ne donnez pas ce médicament à quiconque, même à quelqu'un qui souffre des mêmes symptômes que les vôtres. Ce médicament pourrait nuire aux personnes pour lesquelles il n'a pas été prescrit.

Sous quelles formes ce médicament se présente-t-il ?

50 mg
Chaque comprimé blanc à blanc cassé, rond, pelliculé, portant l'inscription « 50 » tracée en creux sur une face et rien sur l'autre, contient 50 mg de voriconazole. Ingrédients non médicinaux : amidon prégélatinisé, croscarmellose sodique, lactose monohydraté, povidone et stéarate de magnésium; enrobage : dioxyde de titane, hypromellose, lactose monohydraté et triacétine.

200 mg
Chaque comprimé blanc à blanc cassé, biconvexe, en forme de capsule, pelliculé, portant l'inscription « 200 » tracée en creux sur une face et rien sur l'autre, contient 200 mg de voriconazole. Ingrédients non médicinaux : amidon prégélatinisé, croscarmellose sodique, lactose monohydraté, povidone et stéarate de magnésium; enrobage : dioxyde de titane, hypromellose, lactose monohydraté et triacétate de glycérol.

Comment doit-on employer ce médicament ?

La dose de départ usuelle recommandée pour les comprimés de voriconazole est, au cours des 24 premières heures, soit 200 mg ou 400 mg, pris à 12 heures d'intervalle. Après les 24 premières heures, la dose recommandée est de 100 mg ou 200 mg, pris deux fois par jour. Pour la dose initiale et la dose d'entretien, le poids corporel et le type d'infection servent à déterminer la quantité de médicament utilisée. Votre médecin pourrait ajuster la dose que vous prenez selon votre réponse au médicament et les effets secondaires que vous ressentez.

Les comprimés de voriconazole devraient être pris 1 heure avant ou 2 heures après le repas.

La suspension orale de voriconazole doit être prise 1 heure avant ou 1 heure après un repas.

Si vous utilisez la suspension orale, agitez la bouteille pendant environ 10 secondes avant de l'ouvrir pour chaque utilisation. La suspension doit être administrée seulement avec la seringue graduée fournie dans l'emballage.

La suspension orale de voriconazole ne devrait être mélangée à aucun autre médicament ni à un autre agent aromatisant et ne devrait pas être diluée davantage avec de l'eau ou d'autres boissons.

Injection : la dose de voriconazole en injection intraveineuse (dans une veine) dépend du poids de la personne et du type d'infection. Votre médecin déterminera la dose appropriée à votre cas. La dose de départ usuelle recommandée pour les injections de voriconazole est, au cours des 24 premières heures, de 2 doses de 6 mg pour chaque kilogramme de poids corporel, à 12 heures d'intervalle. Après les 24 premières heures, la dose recommandée est de 3 mg ou 4 mg pour chaque kilogramme de poids corporel, 2 fois par jour. Le traitement par voie intraveineuse de voriconazole ne devrait pas dépasser 6 mois. En général, la dose est injectée lentement dans une veine pendant 1 à 2 heures dans un milieu clinique (par ex. dans un hôpital). Votre médecin pourrait ajuster la dose que vous prenez selon votre réponse au médicament et les effets secondaires que vous ressentez.

Plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte pour déterminer la dose dont une personne a besoin : son poids, son état de santé et la prise d'autres médicaments. Si votre médecin a recommandé une dose autre que celles indiquées ici, ne modifiez pas la manière de prendre le médicament sans le consulter au préalable.

Votre médecin pourrait ajuster la dose que vous prenez selon votre réponse au médicament et les effets secondaires que vous ressentez.

Il est très important que ce médicament soit employé conformément aux indications de votre médecin. Si vous oubliez une dose, ne vous souciez pas de la dose omise et reprenez le schéma posologique usuel.

N'utilisez pas une double dose pour compenser l'omission d'une dose. Si vous hésitez sur la conduite à tenir après avoir omis une dose, demandez conseil à votre médecin ou à un pharmacien.

La suspension reconstituée, de même que les comprimés et la forme injectable du médicament, se conservent à la température ambiante et hors de la portée des enfants. Prenez des mesures sûres pour jeter toute portion restante de la suspension après 14 jours.

Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.

Dans quels cas ce médicament est-il déconseillé ?

Abstenez-vous d'employer le voriconazole dans les circonstances ci-après :

  • une allergie au voriconazole ou à l'un des ingrédients du médicament (on ignore si les personnes qui sont allergiques à d'autres antifongiques de type « azole » [par ex. le kétoconazole, le fluconazole, et l'itraconazole] seront aussi allergiques au voriconazole);
  • la prise simultanée d'un des médicaments ci-après :
    • l'astémizole;
    • la carbamazépine;
    • le cisapride;
    • l'éfavirenz;
    • les alcaloïdes de l'ergot de seigle (l'ergotamine et la dihydroergotamine);
    • les barbituriques à action prolongée (par ex. le phénobarbital);
    • le pimozide;
    • la quinidine;
    • la rifabutine;
    • la rifampine;
    • le ritonavir;
    • le sirolimus;
    • le millepertuis;
    • la terfénadine.

Quels sont les effets secondaires possibles de ce médicament ?

Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des effets secondaires. Un effet secondaire est une réponse indésirable à un médicament lorsqu'il est pris à des doses normales. Il peut être léger ou grave, temporaire ou permanent.

Les effets secondaires énumérés ci-après ne sont pas ressentis par toutes les personnes qui prennent ce médicament. Si les effets secondaires vous inquiètent, discutez des risques et des bienfaits de ce médicament avec votre médecin.

Au moins 1 % des personnes prenant ce médicament ont signalé les effets secondaires ci-après. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d'eux-mêmes avec le temps.

Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :

  • une diarrhée;
  • une fièvre;
  • des maux de tête;
  • des démangeaisons;
  • de la nausée;
  • une éruption cutanée;
  • une douleur gastrique;
  • des vomissements.

La plupart des effets secondaires figurant ci-après ne surviennent pas très souvent, mais ils pourraient cependant engendrer de graves problèmes si vous ne consultez pas votre médecin ou si vous ne recevez pas des soins médicaux.

Renseignez-vous auprès de votre médecin au plus tôt si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :

  • une douleur osseuse;
  • des sensations de brûlure, de picotement ou d'engourdissement;
  • une douleur thoracique ou des serrements à la poitrine;
  • une toux;
  • un essoufflement;
  • une difficulté respiratoire;
  • des étourdissements;
  • des symptômes semblables à ceux de la grippe (par ex. une fièvre, des frissons, des bouffées de chaleur, de la sudation, une toux);
  • des hallucinations (par ex. voir, entendre ou percevoir des phénomènes qui n'existent pas vraiment);
  • une sensibilité cutanée accrue à la lumière du soleil;
  • des douleurs articulaires;
  • un endolorissement ou une douleur musculaire;
  • des battements de cœur rapides ou irréguliers;
  • les signes d'atteintes rénales (par ex. des émissions d'urine plus rares, de la nausée, des vomissements, une enflure des pieds et des chevilles);
  • des signes de pancréatite (par ex. une douleur sur le côté supérieur gauche de l'abdomen, un mal de dos, des nausées, une fièvre, des frissons, un rythme cardiaque rapide, abdomen gonflé);
  • une enflure des mains et des pieds;
  • des symptômes attribuables à des problèmes hépatiques (par ex. le jaunissement du blanc des yeux ou de la peau, une démangeaison, une fatigue ou une faiblesse inaccoutumée, une douleur gastrique, de la nausée, des vomissements);
  • des symptômes évocateurs d'un faible taux de sodium dans le sang (la douleur, une raideur ou une incoordination musculaire, de la confusion, de la lassitude, de la faiblesse);
  • des picotements;
  • des anomalies du champ visuel (par ex. une vision trouble, modifications de la vision couleur, une baisse de la vue, une augmentation de la sensibilité des yeux à la lumière).

Cessez la prise du médicament et sollicitez immédiatement des soins médicaux s'il se produit une réponse comme :

  • des signes attribuables à une crise cardiaque (par ex. l'apparition subite de douleur au thorax ou de douleur irradiant dans le dos, le long du bras ou de la mâchoire; une sensation de plénitude à la poitrine; de la nausée; des vomissements; de la sudation excessive; de l'anxiété);
  • des symptômes d'une réaction allergique grave (par ex. une démangeaison, une éruption cutanée ou des cloques, un essoufflement, une difficulté respiratoire, une boursouflure du visage ou une enflure des lèvres ou de la gorge);
  • des symptômes d'une grave réaction cutanée (par ex. cloques, une desquamation, une éruption cutanée recouvrant une grande région du corps, une éruption cutanée qui s'étend rapidement ou une éruption cutanée accompagnée d'une fièvre ou d'une gêne).

Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés. Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous employez ce médicament.

Existe-t-il d'autres précautions d'emploi ou mises en garde ?

Avant d'employer un médicament, ne manquez pas d'informer votre médecin des troubles médicaux ou des allergies que vous pourriez avoir, des médicaments que vous utilisez et de tout autre fait important au sujet de votre santé. Les femmes devraient mentionner si elles sont enceintes ou si elles allaitent. Ces facteurs pourraient avoir une influence sur la façon dont vous devriez employer ce médicament.

Anomalies du rythme cardiaque : ce médicament pourrait causer des anomalies du rythme cardiaque. Certains médicaments (par ex. le sotalol, la quinidine, la thioridazine, la chlorpromazine, le dropéridol, le pimozide, la gatifloxacine, la moxifloxacine, la méfloquine, la pentamidine, le trioxyde de diarsenic, le mésylate de dolasétron, le probucol, le tacrolimus) peuvent augmenter le risque d'un type de rythme cardiaque anormal appelé allongement de l'espace QT, et ils ne devraient pas s'utiliser en combinaison avec le voriconazole. Certains facteurs constituent un risque accru de ce type de rythme cardiaque anormal, et de ses complications, notamment :

  • l'appartenance au sexe féminin;
  • l'âge (pour les personnes ayant plus de 65 ans);
  • des antécédents familiaux de mort cardiaque subite;
  • des antécédents de maladie cardiaque ou d'anomalies du rythme cardiaque;
  • un ralentissement de la fréquence cardiaque;
  • un allongement congénital de l'espace QT;
  • de diabète;
  • avez déjà subi un accident vasculaire cérébral;
  • un taux bas de potassium, de magnésium ou de calcium;
  • des déficiences nutritionnelles.

Si vous êtes atteint d'une maladie cardiaque et des anomalies du rythme cardiaque, ou vous prenez certains médicaments, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Allergie : on ignore si les personnes ayant fait une réaction allergique aux antifongiques « azoles » feront une réaction au voriconazole. Si vous avez déjà eu une réaction allergique à un autre antifongique de la même classe, faites en sorte de toujours en informer vos professionnels de la santé avant de prendre le voriconazole.

Communiquez immédiatement avec votre médecin si vous subissez des signes de réaction allergique comme une éruption cutanée, des démangeaisons, des difficultés respiratoires ou de l'enflure du visage et de la gorge.

Réactions allergiques à la perfusion : l'utilisation de la forme intraveineuse du voriconazole peut causer des réactions liées à l'administration de la perfusion. Les symptômes d'une réaction comprennent des bouffées de chaleur, une fièvre, de la sudation, des battements de cœur rapides, une oppression thoracique, une difficulté respiratoire, l'impression de s'évanouir, de la nausée, une démangeaison et une éruption cutanée. Avertissez immédiatement votre médecin si vous remarquez des symptômes d'une réaction à la perfusion, car l'arrêt de la perfusion pourrait être envisagé.

Problèmes rénaux : le voriconazole a été associé, dans de rares cas, à l'apparition de problèmes rénaux. Si votre fonction rénale est réduite ou si vous êtes atteint d'une maladie rénale, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Si vous observez des signes d'une baisse de la fonction rénale, comme la sécrétion de très faibles quantités d'urine, une enflure des jambes et des pieds, une perte d'appétit, de la nausée, des vomissements, de la confusion et de l'anxiété, ou une somnolence excessive, entrez en contact avec votre médecin aussitôt que possible.

Lactose : les comprimés de voriconazole contiennent du lactose. Si vous avez ou pensez avoir une intolérance au galactose, une déficience en lactase de Lapp, ou une malabsorption glucose-galactose, les comprimés de voriconazole pourraient aggraver votre affection.

Fonction hépatique : la maladie hépatique ou la réduction de la fonction hépatique peut provoquer une accumulation de ce médicament dans l'organisme, causant ainsi des effets secondaires. Par ailleurs, le voriconazole peut réduire la fonction hépatique et provoquer une insuffisance hépatique. Votre médecin surveillera le fonctionnement de votre foie pendant que vous prendrez ce médicament. En cas de troubles hépatiques, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique. Votre médecin surveillera votre fonction hépatique par des analyses de sang qu'il prescrira régulièrement pendant que vous employez ce médicament.

Bien que les réactions hépatiques graves soient rares, communiquez avec votre médecin si vous remarquez des signes de problèmes hépatiques, comme une fatigue inhabituelle, une perte d'appétit, des nausées ou des vomissements, un jaunissement de la peau ou du blanc des yeux, une urine foncée ou des selles pâles. Le voriconazole ne devrait être utilisé pour les personnes atteintes d'une grave cirrhose du foie que si les bienfaits priment les risques, et ces personnes devront faire l'objet d'un suivi méthodique de la part de leur médecin, si elles prennent ce médicament.

Pancréatite (inflammation du pancréas) : le voriconazole peut causer ou aggraver une pancréatite. Si vous avez des antécédents de pancréatite ou si vous êtes prédisposé à cette affection (c'est-à-dire si vous avez déjà subi une chimiothérapie ou si vous avez reçu une greffe de cellules souches), vous devez être suivi de près par votre médecin pendant que vous prenez ce médicament. Si vous observez des signes de pancréatite (par ex. une douleur dans la partie supérieure gauche de l'abdomen, un mal de dos, de la nausée, une fièvre, des frissons, des battements de cœur rapides, un abdomen gonflé), communiquez avec votre médecin.

Réaction cutanée : dans de rares cas, des personnes ont eu des réactions cutanées lorsqu'elles ont pris ce médicament. Si vous développez une éruption cutanée qui s'aggrave, ou si vous remarquez l'apparition d'une exfoliation cutanée, comme une desquamation, une mue de la peau ou une desquamation, ou toute autre réaction cutanée inhabituelle, communiquez immédiatement avec votre médecin. Il se peut également que votre peau devienne sensible à la lumière du soleil. Essayez d'éviter les forts rayons du soleil pendant que vous prenez ce médicament.

Anomalies du champ visuel : le voriconazole peut provoquer une vision floue, une réduction de la vision, une modification de la vision des couleurs et une augmentation de la sensibilité des yeux à la lumière du soleil. La plupart des symptômes visuels devraient disparaître dans les 60 minutes qui suivent. Évitez de conduire ou de faire fonctionner des machines, si vous notez une modification de votre vision. Ne conduisez pas la nuit pendant que vous prenez du voriconazole.

Grossesse : lorsqu'il est pris pendant la grossesse, le voriconazole peut nuire au fœtus. Le voriconazole ne devrait pas être utilisé pendant la grossesse. Les femmes qui peuvent tomber enceintes devraient toujours utiliser une méthode de contraception efficace lors du traitement par voriconazole. Si une grossesse advient pendant que vous utilisez ce médicament, prenez contact avec votre médecin immédiatement.

Allaitement : on ignore si le voriconazole passe dans le lait maternel. Si vous prenez ce médicament pendant que vous allaitez, votre bébé pourrait en ressentir les effets. Consultez votre médecin pour savoir si vous devriez continuer l'allaitement.

Enfants : ni l'innocuité ni l'efficacité de ce médicament n'a été établie en ce qui concerne les enfants âgés de moins de 12 ans.

D'autres agents peuvent-ils interagir avec ce médicament ?

Il pourrait se produire une interaction entre le voriconazole et l'un des agents ci-après :

  • l'abiratérone;
  • les alphabloquants (par ex. l'alfuzosin, la doxazosine, la silodosine, la tamsulosine);
  • l'amantadine;
  • l'amiodarone;
  • l'amphotéricine B;
  • les bloqueurs des récepteurs de l'angiotensine (par ex. le candésartan, l'irbésartan, le losartan);
  • les anticancéreux (par ex. le cabazitaxel, le docétaxel, la doxorubicine, l'etoposide, l'ifosfamide, l'irinotécan, la vincristine);
  • les antihistaminiques (par ex. la cétirizine, la doxylamine, la diphenhydramine, l'hydroxyzine, la loratadine);
  • les médicaments antipsychotiques (par ex. la chlorpromazine, la clozapine, l'halopéridol, la quétiapine, la ziprasidone);
  • l'apomorphine;
  • l'aprépitant;
  • l'aripiprazole;
  • l'apixaban;
  • les « azoles » antifongiques (par ex. le kétoconazole, l'itraconazole);
  • les barbituriques (par ex. le butalbital, le pentobarbital, le phénobarbital);
  • les benzodiazépines (par ex. l'alprazolam, le chlordiazépoxide, le clonazépam, le clorazépate, le diazépam, le flurazépam, le midazolam);
  • les contraceptifs oraux;
  • le bocéprévir;
  • le bosentan;
  • la brinzolamide;
  • la bromocriptine;
  • la buprénorphine;
  • la buspirone;
  • le calcitriol;
  • les agonistes du calcium (par ex. l'amlodipine, le diltiazem, la félodipine, le vérapamil);
  • la carbamazépine;
  • le célécoxib;
  • l'hydrate de chloral;
  • le chloramphénicol;
  • la chloroquine;
  • le cisapride;
  • le clopidogrel;
  • la colchicine;
  • le conivaptan;
  • les corticostéroïdes en inhalation (par ex. le budésonide, le ciclésonide, la fluticasone);
  • les corticostéroïdes oraux (par ex. la dexaméthasone, l'hydrocortisone, la prednisone);
  • la cyclosporine;
  • le dantrolène;
  • la dapsone;
  • le diclofénac;
  • le disopyramide;
  • la dofétilide;
  • le dompéridone;
  • la dronabinol;
  • la dronédarone;
  • le dutastéride;
  • l'éplérénone;
  • les alcaloïdes de l'ergot de seigle (par ex. l'ergotamine et la dihydroergotamine);
  • les œstrogènes (par ex. les œstrogènes conjugués, l'œstradiol, l'éthinylœstradiol);
  • l'éthosuximide;
  • l'évérolimus;
  • la famotidine;
  • le felbamate;
  • l'acide fénofibrique;
  • le fentanyl;
  • le fingolimod;
  • la flécaïnide;
  • la flutamide;
  • le formotérol;
  • la galantamine;
  • le gemfibrozil;
  • les antidiabétiques « gliptine » (par ex. la linagliptine, la saxagliptine, la sitagliptine);
  • le jus de pamplemousse;
  • la guanfacine;
  • les inhibiteurs non-nucléosidiques de la transcriptase inverse du VIH (INNTIs; par ex. la delavirdine, l'éfavirenz, l'étravirine, la névirapine);
  • les inhibiteurs nucléotides de la transcriptase inverse (NITIs; par ex. l'abacavir, la didanosine, la lamivudine, le tenofovir, la zidovudine);
  • les inhibiteurs de la protéase du VIH (par ex. l'atazanavir, l'indinavir, le ritonavir, le saquinavir);
  • l'ibuprofène;
  • l'indapamide;
  • l'isoniazide;
  • la kétamine;
  • le léflunomide;
  • la lidocaïne;
  • le lithium;
  • la lurasidone;
  • le macitentan;
  • les antibiotiques macrolides (par ex. l'azithromycine, la clarithromycine, l'érythromycine, la télithromycine);
  • la maprotiline;
  • le maraviroc;
  • la méfloquine;
  • la mestranol;
  • la méthadone;
  • le métronidazole;
  • la mifépristone;
  • le chardon-Marie;
  • la mirtazapine;
  • le modafinil;
  • le montélukast;
  • le natéglinide;
  • la néfazodone;
  • les dérivés nitrés (par ex. le dinitrate d'isosorbide, le mononitrate d'isosorbide);
  • l'octreodtide;
  • les analgésiques opioïdes (par ex. le fentanyl, la morphine, la méthadone, l'oxycodone);
  • la palipéridone;
  • la pentamidine;
  • le pérampanel;
  • la phénytoïne;
  • les inhibiteurs de la phosphodiestérase-5 (par ex. le sildénafil, le tadalafil, le vardénafil);
  • le pimécrolimus;
  • le pimozide;
  • le prasugrel;
  • le praziquantel;
  • la primaquine;
  • la primidone;
  • les progestatifs (par ex. le diénogest, le lévonorgestrel, la médroxyprogestérone, la noréthindrone);
  • la procaïnamide;
  • la propafénone;
  • les inhibiteurs de la pompe à protons (par ex. l'oméprazole, l'ésoméprazole, le lansoprazole);
  • la quinidine;
  • la quinine;
  • des antibiotiques de la famille des quinolones, (par ex. la ciprofloxacine, la norfloxacine, l'ofloxacine);
  • le répaglinide;
  • la rifabutine;
  • la rifampine;
  • la rilpivirine;
  • le rivaroxaban;
  • la romidepsine;
  • le millepertuis;
  • le salmétérol;
  • les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS, par ex. le citalopram, la duloxétine, la fluoxétine, la paroxétine, la sertraline);
  • les antagonistes de la sérotonine (les médicaments anti-émétiques; par ex. l'alosétron, le granisétron, l'ondansétron);
  • le sirolimus;
  • le sitaxentan;
  • le sotalol;
  • les médicaments dont le nom se termine en « statine » (par ex. l'atorvastatine, la lovastatine, la simvastatine);
  • le sucralfate;
  • les antibiotiques de la classe des sulfonamides (« sulfas » ; la sulfadiazine, le sulfaméthoxazole, le sulfisoxazole);
  • les médicaments antidiabétiques de la classe des sulfonylurées (par ex. le chlorpropamide, le gliclazide, le glyburide, le tolbutamide);
  • le tacrolimus;
  • le tamoxifène;
  • le télaprévir;
  • le temsirolimus;
  • le téniposide;
  • la tétrabénazine;
  • la tétracycline;
  • la théophylline;
  • le ticagrélor;
  • la ticlopidine;
  • le tolbutamide;
  • le tolvaptan;
  • la toltérodine;
  • la trabectédine;
  • le tramadol;
  • la trazodone;
  • la tranylcipromine;
  • les antidépresseurs tricycliques (par ex. l'amitriptyline, la désipramine, la nortriptyline);
  • le triméthoprime;
  • l'ulipristal;
  • les médicaments antimigraineux de la classe des « triptans » (par ex. l'élétriptan, le sumatriptan);
  • les inhibiteurs de la tyrosine kinase (par ex. le dasatinib, le nilotinib, l'imatinib, le sunitinib);
  • la venlafaxine;
  • le vorinostat;
  • la warfarine;
  • le zafirlukast;
  • le zolpidem;
  • la zopiclone.

Si vous prenez l'un de ces médicaments, consultez votre médecin ou un pharmacien. Dans votre cas, votre médecin pourrait vous demander de :

  • cesser la prise de l'un des médicaments;
  • remplacer l'un des médicaments par un autre;
  • modifier la manière dont vous prenez l'un des médicaments, ou les deux;
  • ne rien changer du tout.

L'interférence d'un médicament avec un autre n'entraîne pas toujours l'interruption de la prise de l'un d'eux. Demandez à votre médecin quelle est la conduite à tenir en cas d'interactions médicamenteuses.

D'autres médicaments que ceux énumérés précédemment peuvent interagir avec ce médicament. Signalez à votre médecin tout ce que vous prenez, qu'il s'agisse de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de remèdes à base de plantes médicinales. N'oubliez pas de mentionner tout supplément que vous absorbez. Si vous consommez de la caféine, de l'alcool, de la nicotine ou des drogues illicites, vous devriez en avertir votre médecin prescripteur puisque ces substances peuvent modifier l'action de nombreux médicaments.