Comment ce médicament agit-il ? Quels sont ses effets ?

La delavirdine appartient à la classe des inhibiteurs non-nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI). On l'utilise en combinaison avec d'autres traitements contre le VIH pour traiter l'infection causée par le virus du syndrome immunodéficitaire acquis (sida). Le VIH est le virus responsable du syndrome de l'immunodéficience acquise (sida). L'infection à VIH détruit les cellules CD4 (T) qui sont importantes pour le système immunitaire. Le système immunitaire aide à combattre les infections.

La transcriptase inverse est une partie du VIH nécessaire au virus pour infecter les cellules et se dupliquer. La delavirdine empêche la transcriptase inverse d'agir normalement, réduisant ainsi la quantité de virus que le VIH peut produire.

Ce traitement ne guérit pas du sida et n'empêche pas la contamination. Il ralentit la croissance ou la reproduction du VIH lorsqu'il est administré en association avec d'autres médicaments et semble freiner la destruction du système immunitaire. Cette action peut contribuer à retarder le développement des troubles associés au sida ou à l'infection par VIH.

Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce médicament contre une affection qui ne figure pas dans cet article d'information sur les médicaments. En outre, certaines formes de ce médicament pourraient ne pas être utilisées pour tous les troubles mentionnés dans cet article. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin, ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous prenez ce médicament, consultez-le. Ne cessez pas de prendre ce médicament sans avoir consulté votre médecin au préalable.

Ne donnez pas ce médicament à quiconque, même à quelqu'un qui souffre des mêmes symptômes que les vôtres.  Ce médicament pourrait nuire aux personnes pour lesquelles il n'a pas été prescrit.

Sous quelles formes ce médicament se présente-t-il ?

Chaque comprimé pelliculé blanc en forme de capsule, portant la marque « U3761 » contient 100 mg de mésylate de delavirdine. Ingrédients non médicinaux : cire de carnauba, dioxyde de silice colloïdale, croscarmellose sodique, lactose, stéarate de magnésium, cellulose microcristalline, propylène glycol et dioxyde de titane.

Comment doit-on employer ce médicament ?

Pour les adultes, la dose recommandée de delavirdine est de 400 mg (4 comprimés de 100 mg chacun) 3 fois par jour pris en combinaison avec d'autres médicaments anti-VIH (antirétroviraux). Il est possible de diluer les comprimés de delavirdine dans au moins 90 mL (3 onces) d'eau pour en faciliter la prise. Permettez au mélange d'eau et de comprimés de reposer pendant quelques minutes, puis agitez le mélange avant de le boire. Vous devez ensuite rincer le verre et boire l'eau avec laquelle vous avez rincé le verre pour vous assurer de prendre tout le médicament.

Plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte pour déterminer la dose dont une personne a besoin : son poids, son état de santé et la prise d'autres médicaments. Si votre médecin a recommandé une dose autre que celles indiquées ici, ne modifiez pas la manière de prendre le médicament sans le consulter au préalable.

Ce médicament peut se prendre avec ou sans aliments.

Si vous êtes atteint d'une affection connue sous le nom d'achlorhydrie (faible quantité d'acide dans l'estomac), vous devez prendre la delavirdine avec un breuvage acide comme du jus d'orange ou de canneberge. Les personnes qui ont besoin de prendre des antiacides doivent les prendre au moins une heure avant ou après leur dose de delavirdine.

Il est important d'utiliser ce médicament conformément aux indications de votre médecin. L'efficacité du médicament dépend de la présence de la quantité appropriée de delavirdine dans la circulation sanguine. Si vous omettez de prendre une dose, prenez-la dès que possible. S'il est presque temps de votre prochaine dose, ne vous souciez pas de la dose omise et reprenez le schéma posologique usuel. N'utilisez pas une double dose pour compenser l'omission d'une dose. Si vous hésitez sur la conduite à tenir après avoir omis une dose, demandez conseil à votre médecin ou à un pharmacien.

Si vous omettez de prendre plusieurs doses consécutives, demandez à votre médecin comment recommencer à prendre le médicament.

Conservez ce médicament à la température ambiante, à l'abri de la lumière et de l'humidité excessives. Gardez la bouteille hermétiquement fermée. Gardez ce médicament hors de la portée des enfants, comme tous les autres.

Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.

Dans quels cas ce médicament est-il déconseillé ?

Abstenez-vous d'employer ce médicament dans les circonstances ci-après :

  • une allergie à la delavirdine ou à l'un des ingrédients de ce médicament ;
  • si vous prenez l'un des médicaments suivants :
    • le cisapride,
    • la dihydroergotamine,
    • l'ergonovine,
    • l'ergotamine,
    • la méthylergonovine,
    • le midazolam,
    • le pimozide,
    • la rifabutine,
    • la rifampine,
    • le salmétérol,
    • le triazolam.

Quels sont les effets secondaires possibles de ce médicament ?

Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des effets secondaires.  Un effet secondaire est une réponse indésirable à un médicament lorsqu'il est pris à des doses normales. Il peut être léger ou grave, temporaire ou permanent.

Les effets secondaires énumérés ci-après ne sont pas ressentis par toutes les personnes qui prennent ce médicament. Si les effets secondaires vous inquiètent, discutez des risques et des bienfaits de ce médicament avec votre médecin.

Au moins 1 % des personnes prenant ce médicament ont signalé les effets secondaires ci-après. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d'eux-mêmes avec le temps.

Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :

  • de la diarrhée ;
  • une fatigue ou une faiblesse inaccoutumée ;
  • des maux de tête ;
  • de la nausée ;
  • des troubles du sommeil ;
  • des vomissements.

La plupart des effets secondaires figurant ci-après ne surviennent pas très souvent, mais ils pourraient cependant engendrer de graves problèmes si vous ne recevez pas des soins médicaux.

Renseignez-vous auprès de votre médecin au plus tôt si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :

  • de l'anxiété ;
  • des changements de la distribution des graisses (une accumulation de graisse dans la partie supérieure du dos et le cou, aux seins et sur le tronc et une perte de graisse des bras, des jambes et du visage) ;
  • une douleur abdominale ;
  • une éruption cutanée importante accompagnée de démangeaisons ;
  • une fièvre ;
  • des signes de dépression (par ex. un manque de concentration, des fluctuations pondérales, des troubles du sommeil, un désintérêt à l'égard de nombreuses activités, des pensées suicidaires) ;
  • des signes d'une infection (caractérisés par des symptômes comme une fièvre ou des frissons, une diarrhée aiguë, un essoufflement, des étourdissements prolongés, des maux de tête, une raideur du cou, une perte de poids ou un manque d'énergie) ;
  • des signes of troubles hépatiques (par ex. de la nausée, des vomissements, de la diarrhée, une perte de l'appétit, une perte de poids., jaunissement de la peau ou blanc des yeux, une urine sombre, des selles claires) ;
  • des symptômes semblables à ceux de la grippe (par ex. une fièvre, des frissons, des maux de gorge, une toux).

Cessez de prendre le médicament et sollicitez immédiatement des soins médicaux s'il se produit une réponse comme :

  • des signes d'une réaction allergique importante (une enflure du visage ou de la gorge, de l'urticaire ou des difficultés respiratoires) ;
  • des signes d'une réaction cutanée importante (comme le décollement de la peau, l'apparition de cloques ou d'une éruption cutanée couvrant une grande surface du corps ou d'une éruption cutanée qui s'étend rapidement ou qui est accompagnée de fièvre ou d'inconfort).

Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés.  Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous employez ce médicament.

Existe-t-il d'autres précautions d'emploi ou mises en garde ?

Avant d'employer un médicament, ne manquez pas d'informer votre médecin des troubles médicaux ou des allergies que vous pourriez avoir, des médicaments que vous utilisez et de tout autre fait important au sujet de votre santé. Les femmes devraient mentionner si elles sont enceintes ou si elles allaitent. Ces facteurs pourraient avoir une influence sur la façon dont vous devriez employer ce médicament.

Arrêt du médicament : si vous cessez de prendre ce médicament, il se peut que votre infection à VIH s'aggrave. Employez le médicament conformément aux indications de votre médecin et ne cessez pas de prendre le médicament sans le consulter au préalable.

Éruption cutanée : il se peut qu'une éruption cutanée temporaire apparaisse entre la première et la troisième semaine qui suivent le début du traitement avec la delavirdine. Cette éruption cutanée disparaît habituellement en 3 à 14 jours et il est possible de la traiter sans cesser le traitement avec la delavirdine.

Fonction hépatique : la delavirdine est retirée du corps par le foie et elle peut provoquer des problèmes hépatiques. Si vous avez une affection hépatique ou une fonction hépatique diminuée, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Si vous ressentez des symptômes attribuables à des problèmes hépatiques comme de la fatigue, une sensation de malaise, une perte d'appétit, de la nausée, un jaunissement de la peau ou du blanc des yeux, une urine foncée, de selles pâles ou de douleurs abdominales, communiquez avec votre médecin dès que possible.

Redistribution des graisses : avec le temps, il se peut que ce médicament change la distribution des graisses dans votre corps et qu'il modifie l'aspect de celui-ci. Vous remarquerez peut-être une augmentation de la quantité de graisses à la partie supérieure de votre dos et au cou, aux seins tout comme autour de votre dos, de votre poitrine et de votre abdomen ; une perte de graisses peut également se produire dans les jambes, les bras et le visage. Les effets à long terme de ce phénomène sont inconnus.

Grossesse : il n'existe pas d'études démontrant l'innocuité (degré de sécurité) et l'efficacité de l'utilisation de ce médicament pendant la grossesse. Ce médicament ne devrait pas s'utiliser durant la grossesse à moins que les bienfaits priment les risques. Si une grossesse advient pendant que vous utilisez ce médicament, prenez contact avec votre médecin immédiatement.

Allaitement : on ignore si la delavirdine passe dans le lait maternel. Toutefois, comme le VIH peut être transmis dans le lait maternel, les femmes qui ont contracté une infection à VIH ne doivent pas allaiter.

Enfants : ni l'innocuité ni l'efficacité de ce médicament n'a été établie en ce qui concerne les enfants âgés de moins de 16 ans.

D'autres agents peuvent-ils interagir avec ce médicament ?

Il pourrait se produire une interaction entre la delavirdine et l'un des médicaments ci-après :

  • l'alfuzosine ;
  • les amphétamines ;
  • les analgésiques opiacés (par ex. la codéine, le fentanyl, la méthadone, la morphine) ;
  • les antagonistes du calcium (par ex. l'amlodipine, le diltiazem, le vérapamil, la nifédipine) ;
  • les antiacides ;
  • les antiarhythmiques (par ex. la quinidine, la flécaïnide) ;
  • les antibiotiques macrolides (par ex. la clarithromycine, l'érythromycine) ;
  • les antipsychotiques atypiques (par ex. la quétiapine, la rispéridone) ;
  • l'aprépitant ;
  • l'astémizole ;
  • l'atomoxétine ;
  • les azoles antifongiques (par ex. l'itraconazole, le kétoconazole, le voriconazole) ;
  • les benzodiazépines (par ex. l'alprazolam, le diazépam, le midazolam, le triazolam) ;
  • certains bêtabloquants (par ex. le carvédilol, le propranolol, le timolol) ;
  • le bosentan ;
  • le budésonide ;
  • le captopril ;
  • la carbamazépine ;
  • la cimétidine ;
  • le cisapride ;
  • la clomipramine ;
  • le clopidogrel ;
  • la colchicine ;
  • les corticostéroïdes (par ex. le budésonide, la dexaméthasone, la fluticasone, la méthylprednisolone) ;
  • la cyclosporine ;
  • la dapsone ;
  • le dextrométhorphane ;
  • la didanosine ;
  • le dompéridone ;
  • la doxorubicine ;
  • l'étoposide ;
  • la famotidine ;
  • la fluticasone ;
  • le glipizide ;
  • le glyburide ;
  • l'halopéridol ;
  • l'ifosfamide ;
  • les inhibiteurs de la phosphodiestérase-5 (par ex. le sildénafil, le taladafil, le vardénafil) ;
  • les inhibiteurs de la pompe à protons (par ex. l'ésoméprazole, l'oméprazole, le lansoprazole) ;
  • les inhibiteurs de la protéase (par ex. l'amprénavir, l'atazanavir, le fosamprénavir, l'indinavir, le ritonavir, le saquinavir) ;
  • les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine ou ISRS (par ex. le citalopram, la fluoxétine, la paroxétine, la sertraline) ;
  • le maraviroc ;
  • les médicaments hypocholestérolémiants dont le nom se termine en « statine » (par ex. l'atorvastatine, la lovastatine, la simvastatine) ;
  • la méfloquine ;
  • le millepertuis ;
  • la mirtazapine ;
  • le montelukast ;
  • le nelfinavir ;
  • le nilotinib ;
  • le nisoldipine ;
  • la nizatidine ;
  • le phénobarbital ;
  • la phénytoïne ;
  • les préparations d'ergot de seigle (par ex. la dihydroergotamine, l'ergotamine, l'ergonovine) ;
  • la quinine ;
  • la ranitidine ;
  • la rifabutine ;
  • la rifampine ;
  • le salmétérol ;
  • la silodosine ;
  • le sirolimus ;
  • les sulfamide antibiotiques (par ex. le sulfaméthoxazole, le sulfisoxazole, la sulfadiazine) ;
  • le tacrolimus ;
  • le tamoxifène ;
  • la tamsulosine ;
  • la terfénadine,
  • la thioridazine ;
  • le tolbutamide ;
  • le tramadol ;
  • la trazodone ;
  • la triméthoprime ;
  • la vincristine ;
  • la vinorelbine ;
  • la warfarine ;
  • le zopiclone.

Si vous prenez l'un de ces médicaments, consultez votre médecin ou un pharmacien.  Dans votre cas, votre médecin peut vous demander de  :

  • cesser la prise de l'un des médicaments ;
  • remplacer l'un des médicaments par un autre ;
  • modifier la manière dont vous prenez l'un des médicaments, ou les deux ;
  • ne rien changer du tout.

L'interférence d'un médicament avec un autre n'entraîne pas toujours l'interruption de la prise de l'un d'eux.  Demandez à votre médecin quelle est la conduite à tenir en cas d'interactions médicamenteuses.

D'autres médicaments que ceux énumérés précédemment peuvent interagir avec ce médicament. Signalez à votre médecin tout ce que vous prenez, qu'il s'agisse de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de remèdes à base de plantes médicinales. N'oubliez pas de mentionner tout supplément que vous absorbez. Si vous consommez de la caféine, de l'alcool, de la nicotine ou des drogues illicites, vous devriez en avertir votre médecin prescripteur puisque ces substances peuvent modifier l'action de nombreux médicaments.

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