Comment ce médicament agit-il ? Quels sont ses effets ?

Le romiplostim appartient à la classe de médicaments appelés protéines stimulant la thrombopoïèse. Le romiplostim est un médicament qui s'utilise pour soigner les personnes atteintes de purpura thrombocytopénique idiopathique (PTI) dont le nombre de plaquettes sanguines est faible. Le PTI est une affection caractérisée par un dérèglement du système immunitaire qui s'attaque aux plaquettes sanguines de l'organisme et les détruit.

Les plaquettes sont des cellules sanguines importantes parce qu'elles interviennent dans la formation de caillots de sang qui ferment les coupures et endiguent le saignement consécutif. Le romiplostim stimule la fonction de la moelle osseuse (la partie de l'os qui fabrique des cellules sanguines) pour qu'elle produise davantage de plaquettes dont la présence importante prévient le saignement et les ecchymoses. Le romiplostim peut s'utiliser seul ou en association avec d'autres médicaments.

Ce médicament est disponible sous divers noms de marque ou sous différentes présentations. Une marque spécifique de ce médicament n'est peut-être pas offerte sous toutes les formes ni avoir été approuvée contre toutes les affections dont il est question ici. En outre, certaines formes de ce médicament pourraient ne pas être utilisées contre toutes les affections mentionnées dans cet article.

Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce médicament contre une affection qui ne figure pas dans cet article d'information sur les médicaments. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin, ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous prenez ce médicament, consultez-le. Ne cessez pas de prendre ce médicament sans avoir consulté votre médecin au préalable.

Ne donnez pas ce médicament à quiconque, même à quelqu'un qui souffre des mêmes symptômes que les vôtres. Ce médicament pourrait nuire aux personnes pour lesquelles il n'a pas été prescrit.

Sous quelles formes ce médicament se présente-t-il ?

250 µg par 0,5 mL
Chaque fiole de poudre d'un blanc intense, lyophilisée, stérile, contient 375 µg de romiplostim. Ingrédients non médicinaux : acide chlorhydrique dilué (pour ajuster le pH), L-histidine, mannitol, polysorbate 20 et saccharose.

500 µg par mL
Chaque fiole de poudre d'un blanc intense, lyophilisée, stérile, contient 625 µg de romiplostim. Ingrédients non médicinaux : acide chlorhydrique dilué (pour ajuster le pH), L-histidine, mannitol, polysorbate 20 et saccharose.

Comment doit-on employer ce médicament ?

La dose initiale recommandée de romiplostim est basée sur le poids corporel et calculée comme 1 µg par kilo de poids corporel.

Plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte pour déterminer la dose dont une personne a besoin : son poids, son état de santé et la prise d'autres médicaments. Si votre médecin a recommandé une dose autre que celles indiquées ici, ne modifiez pas la manière d'utiliser le médicament sans le consulter au préalable.

Le romiplostim se donne en injection sous la peau (sous-cutanée) 1 fois par semaine.

Les personnes qui emploient le romiplostim devraient faire l'objet d'une surveillance médicale attentive ciblant le dénombrement de leurs plaquettes. Votre médecin demandera des analyses de sang pour surveiller vos plaquettes. Le médecin peut ajuster la dose de romiplostim en fonction du résultat des analyses de sang, afin que vous receviez la dose de médicament appropriée au maintien du nombre des plaquettes.

Il est important que ce médicament soit employé conformément aux indications de votre médecin. Si vous manquez un rendez-vous fixé pour recevoir une injection de romiplostim, communiquez avec votre médecin aussitôt que possible pour fixer un autre rendez-vous.

Ce médicament ne contient pas d'agent de conservation et doit être mélangé avec de l'eau stérile pour injection avant que l'injection soit donnée par vois sous-cutanée. La solution reconstituée devrait s'utiliser dans les 24 heures qui suivent la dissolution de la poudre. Vous pourrez la conserver à la température ambiante (25 °C) ou au réfrigérateur entre 2 °C et 8 °C jusqu'à 24 heures avant l'injection. La solution reconstituée craint la lumière.

Conservez ce médicament au réfrigérateur entre 2 °C et 8 °C (évitez le gel), à l'abri de la lumière et hors de la portée des enfants.

Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.

Dans quels cas ce médicament est-il déconseillé ?

Abstenez-vous d’employer ce médicament dans les circonstances ci-après :

  • une allergie au romiplostim ou à l'un des ingrédients du médicament;
  • une allergie aux médicaments fabriqués à partir de la bactérie E. coli.

Quels sont les effets secondaires possibles de ce médicament ?

Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des effets secondaires. Un effet secondaire est une réponse indésirable à un médicament lorsqu'il est pris à des doses normales. Il peut être léger ou grave, temporaire ou permanent.

Les effets secondaires énumérés ci-après ne sont pas ressentis par toutes les personnes qui prennent ce médicament. Si les effets secondaires vous inquiètent, discutez des risques et des bienfaits de ce médicament avec votre médecin.

Au moins 1 % des personnes prenant ce médicament ont signalé les effets secondaires ci-après. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d'eux-mêmes avec le temps.

Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :

  • des brûlures d'estomac ou de l'indigestion;
  • une diarrhée;
  • une douleur abdominale;
  • des douleurs articulaires;
  • une douleur dans l'épaule;
  • une douleur ou une faiblesse musculaire;
  • une douleur dans les mains et dans les pieds;
  • des étourdissements;
  • de la fatigue;
  • des gaz;
  • des maux de tête;
  • de la nausée;
  • des picotements ou un engourdissement dans les mains ou dans les pieds;
  • des troubles du sommeil.

La plupart des effets secondaires figurant ci-après ne surviennent pas très souvent, mais ils pourraient cependant engendrer de graves problèmes si vous ne consultez pas votre médecin ou si vous ne recevez pas des soins médicaux.

Renseignez-vous auprès de votre médecin au plus tôt si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :

  • une éruption cutanée;
  • des signes attribuables à de l’anémie (réduction du nombre de globules rouges; par ex. de la pâleur, de la fatigue ou de la faiblesse inhabituelle);
  • des signes de saignement (par ex. des saignements de nez, la présence de sang dans l’urine ou les crachats ou sur les gencives, les saignements continus après les coupures, la présence inusitée d’ecchymoses, des selles sanguinolentes, noires ou d’aspect goudronneux ou le vomissement de sang ou de substances qui ressemblent à du marc de café);
  • des signes d’infection (symptômes pouvant comprendre une fièvre ou des frissons, une diarrhée grave, un essoufflement, des étourdissements prolongés, un mal de tête, une raideur du cou, une perte de poids ou un abattement);
  • des transformations de la moelle osseuse (présence de la réticuline ou une augmentation des fibres de la moelle osseuse) – seul votre médecin peut en poser le diagnostic formel après des analyses de sang spéciales et un examen de la moelle osseuse;
  • une vision floue.

Cessez de prendre le médicament et sollicitez immédiatement des soins médicaux s'il se produit une réponse comme :

  • la réapparition de symptômes liés au PTI, notamment des saignements, déclenchés par la suspension de votre traitement par le romiplostim;
  • une sensation de brûlure, de la rougeur et de la chaleur aux pieds et aux mains;
  • des signes d’une réaction allergique importante (par ex. des crampes abdominales, une difficulté respiratoire, des nausées et des vomissements, ou une boursouflure du visage et une enflure de la gorge);
  • des symptômes liés à la présence d'un caillot de sang (comme des maux de tête, des picotements dans les mains ou dans les pieds, une enflure et une rougeur dans une région comme le mollet).

Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés. Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous employez ce médicament.

Existe-t-il d'autres précautions d'emploi ou mises en garde ?

Avant d'employer un médicament, ne manquez pas d'informer votre médecin des troubles médicaux ou des allergies que vous pourriez avoir, des médicaments que vous utilisez et de tout autre fait important au sujet de votre santé. Les femmes devraient mentionner si elles sont enceintes ou si elles allaitent. Ces facteurs pourraient avoir une influence sur la façon dont vous devriez employer ce médicament.

Caillots de sang : ce médicament accroît le nombre de plaquettes dans votre sang afin de prévenir les saignements. Il vous expose toutefois aussi au risque d'avoir un caillot de sang non désiré. Prenez contact avec votre médecin immédiatement si vous observez des signes ou des symptômes liés à la présence d'un caillot de sang (par ex. des maux de tête, des picotements dans les mains ou dans les pieds, une enflure et une rougeur dans une région du corps comme le mollet).

Désordres sanguins : les personnes souffrant de désordres sanguins autres que le PTI (y compris les cancers du sang) devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur état pathologique, comment leur état pathologique pourrait influer sur l'administration des doses et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale.

Fonction hépatique : si votre fonction hépatique est réduite ou si vous êtes atteint d’une maladie hépatique, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Fonction rénale : si votre fonction rénale est réduite ou si vous êtes atteint d’une maladie rénale, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Moelle osseuse : l'usage prolongé du romiplostim peut entraîner des transformations de la moelle osseuse qui conduiraient votre organisme à produire des cellules anormales ou à freiner la production des cellules sanguines. Ces signes de la transformation de la moelle osseuse se détectent par des analyses de sang. Vous ferez l'objet d'une surveillance médicale stricte pendant que vous emploierez ce médicament.

Saignement : de graves saignements peuvent survenir au cours d'un traitement par le romiplostim. Vous ferez l'objet d'une surveillance médicale stricte pendant que vous prendrez ce médicament. Si vous cessez de suivre votre traitement par le romiplostim, le nombre de vos plaquettes peut chuter et entraîner le risque de nombreux saignements graves ou d'un saignement pouvant mettre la vie en danger. Si vous ressentez tout signe ou symptôme d'un saignement (par ex. des selles noirâtres et goudronneuses, du sang dans l'urine, l'apparition d'ecchymoses aux moindres traumatismes, des coupures qui n'arrêtent pas de saigner), prenez contact avec votre médecin immédiatement.

Grossesse : ce médicament ne devrait pas s'utiliser durant la grossesse à moins que les bienfaits priment les risques. Si une grossesse advient pendant que vous utilisez ce médicament, prenez contact avec votre médecin immédiatement.

Allaitement : on ignore si le romiplostim passe dans le lait maternel. Si vous prenez ce médicament pendant que vous allaitez, votre bébé pourrait en ressentir les effets. Consultez votre médecin pour savoir si vous devriez continuer l'allaitement.

Enfants : ni l'innocuité ni l'efficacité de ce médicament n'a été établie en ce qui concerne les enfants.

D'autres agents peuvent-ils interagir avec ce médicament ?

Signalez à votre médecin tout ce que vous prenez, qu'il s'agisse de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de remèdes à base de plantes médicinales. N'oubliez pas de mentionner tout supplément que vous absorbez. Si vous consommez de la caféine, de l'alcool, de la nicotine ou des drogues illicites, vous devriez en avertir votre médecin prescripteur puisque ces substances peuvent modifier l'action de nombreux médicaments. Dans votre cas, votre médecin pourrait vous demander de :

  • cesser la prise de l'un des médicaments;
  • remplacer l'un des médicaments par un autre;
  • modifier la manière dont vous prenez l'un des médicaments, ou les deux;
  • ne rien changer du tout.

L'interférence d'un médicament avec un autre n'entraîne pas toujours l'interruption de la prise de l'un d'eux. Demandez à votre médecin quelle est la conduite à tenir en cas d'interactions médicamenteuses.