Comment ce médicament agit-il ? Quels sont ses effets ?

Le vaccin contre l'encéphalite japonaise appartient à la classe de médicaments appelés vaccins. On l'administre à certaines personnes âgées de 18 ans et plus pour prévenir l'encéphalite japonaise. Cette affection est causée par un virus qui est transmis aux humains par la morsure d'un moustique infecté. Ce vaccin augmente vos défenses contre le virus de l'encéphalite japonaise en stimulant la production de vos anticorps naturels qui resteront dans votre organisme pour combattre ce virus si vous lui êtes exposé.

L'administration du vaccin contre l'encéphalite japonaise est recommandée aux adultes qui vivent ou qui voyagent dans les régions du monde où cette affection est présente. La vaccination est également recommandée aux techniciens de laboratoire qui travaillent fréquemment avec des spécimens contenant ou susceptibles de contenir ce virus.

Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce vaccin contre une affection qui ne figure pas dans cet article d'information sur les médicaments. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin, ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous recevez ce vaccin, consultez-le.

Sous quelles formes ce médicament se présente-t-il ?

Chaque 0,5 mL de suspension stérile, d'aspect blanc et trouble contient 6 microgrammes de virus inactivé de l'encéphalite japonaise. Ingrédients non médicinaux : hydroxyde d'aluminium hydraté, hydrogénophosphate disodique, dihydrogénophosphate potassique, chlorure de sodium et eau pour injection.

Comment doit-on employer ce médicament ?

La dose habituelle du vaccin contre l'encéphalite japonaise est de 0,5 mL administré sous forme d'injection intramusculaire (à l'intérieur d'un muscle). La première dose est donnée à la visite initiale et la deuxième 28 jours plus tard.

Ce vaccin est donné par un professionnel de la santé dans un cabinet de médecin, un hôpital, ou une clinique.

Il est très important que ce médicament soit utilisé selon un calendrier régulier conformément aux indications de votre médecin. Si vous manquez un rendez-vous fixé pour recevoir le vaccin, communiquez avec votre médecin aussitôt que possible pour prendre un autre rendez-vous.

Il faut 7 jours avant que l'immunité soit obtenue après la deuxième dose de ce vaccin; il importe donc que la deuxième dose soit administrée au moins 7 jours avant que vous n'arriviez dans une région où vous pourriez être mis en contact avec le virus qui cause l'encéphalite japonaise.

Ce médicament est conservé au réfrigérateur et ne doit pas être congelé.

Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.

Dans quels cas ce médicament est-il déconseillé ?

Abstenez-vous d'employer ce médicament dans les circonstances ci-après :

  • une allergie au vaccin contre l'encéphalite japonaise ou à l'un des ingrédients du médicament;
  • l'apparition d'une réaction allergique après la première dose de ce vaccin;
  • la présence d'une infection active grave;
  • la présence de désordres de la coagulation;

Quels sont les effets secondaires possibles de ce médicament ?

Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des effets secondaires. Un effet secondaire est une réponse indésirable à un médicament lorsqu'il est pris à des doses normales. Il peut être léger ou grave, temporaire ou permanent.

Les effets secondaires énumérés ci-après ne sont pas ressentis par toutes les personnes qui prennent ce médicament. Si les effets secondaires vous inquiètent, discutez des risques et des bienfaits de ce médicament avec votre médecin.

Au moins 1 % des personnes prenant ce médicament ont signalé les effets secondaires ci-après. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d'eux-mêmes avec le temps.

Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :

  • une douleur musculaire;
  • de la douleur au lieu d'injection;
  • de la fatigue;
  • de la nausée;
  • des maux de tête;
  • une sensation de malaise généralisé;
  • des symptômes semblables à ceux de la grippe;
  • des vomissements.

La plupart des effets secondaires figurant ci-après ne surviennent pas très souvent, mais ils pourraient cependant engendrer de graves problèmes si vous ne recevez pas des soins médicaux.

Renseignez-vous auprès de votre médecin au plus tôt si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :

  • des démangeaisons;
  • une éruption cutanée;
  • une migraine;
  • une rigidité musculaire.

Cessez de prendre le médicament et sollicitez immédiatement des soins médicaux s'il se produit une réponse comme :

  • des signes d'une réaction allergique importante (par ex. des crampes abdominales, une difficulté respiratoire, des nausées et des vomissements, ou une boursouflure du visage et une enflure de la gorge).

Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés. Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous employez ce médicament.

Existe-t-il d'autres précautions d'emploi ou mises en garde ?

Avant d'employer un médicament, ne manquez pas d'informer votre médecin des troubles médicaux ou des allergies que vous pourriez avoir, des médicaments que vous utilisez et de tout autre fait important au sujet de votre santé. Les femmes devraient mentionner si elles sont enceintes ou si elles allaitent. Ces facteurs pourraient avoir une influence sur la façon dont vous devriez employer ce médicament.

Infection ou fièvre : ce vaccin ne devrait pas être donné à quiconque souffrant d'une affection évolutive ou d'une maladie associée à une fièvre, à moins que le médecin décide que les bienfaits priment les risques.

Protection conférée par le vaccin : comme pour n'importe quel vaccin, il se pourrait qu'il ne protège pas 100 % des personnes qui le reçoivent et qu'il ne prévienne pas l'infection des personnes déjà contaminées par le virus.

Troubles liés aux saignements : si vous êtes atteint d'un trouble du saignement ou si vous prenez des médicaments qui augmentent votre risque de saigner (par ex. de la warfarine, de l'acide acétylsalicylique [AAS]), dites-le à la personne qui administre l'injection. Il y a un risque de saignement excessif au site d'injection si celle-ci n'est pas donnée de façon appropriée.

Système immunitaire : ce vaccin peut ne pas se montrer aussi efficace pour les personnes ayant un système immunitaire affaibli (par ex. les personnes atteintes de sida ou un cancer, celles qui prennent des médicaments antirejet après une greffe d'organe, celles recevant une chimiothérapie ou un médicament qui supprime le système immunitaire). Si votre système immunitaire est affaibli, votre médecin pourrait décider de remettre la vaccination à plus tard (jusqu'à ce que votre système immunitaire se soit rétabli).

Grossesse : ce médicament ne devrait pas s'utiliser durant la grossesse à moins que les bienfaits priment les risques.

Allaitement : on ignore si le vaccin contre l'encéphalite japonaise, passe dans le lait maternel. Si vous prenez ce médicament pendant que vous allaitez, votre bébé pourrait en ressentir les effets. Consultez votre médecin pour savoir si vous devriez continuer l'allaitement.

Enfants : ni l'innocuité ni l'efficacité de ce médicament n'a été établie en ce qui concerne les enfants.

D'autres agents peuvent-ils interagir avec ce médicament ?

Il pourrait se produire une interaction entre le vaccin contre l'encéphalite japonaise, et l'un des agents ci-après :

  • l'acétaminophène;
  • le belimumab;
  • le fingolimod;
  • les agents immunosuppresseurs (les médicaments utilisés pour le traitement du cancer ou des maladies auto-immunitaires et ceux qui servent à prévenir le rejet des organes transplantés) :
    • l'azathioprine;
    • les corticostéroïdes (par ex. le budésonide, la dexaméthasone, l'hydrocortisone, la fluticasone, la prednisone);
    • la cyclosporine;
    • l'hydroxyurée;
    • l'infliximab;
    • les médicaments utilisés contre le cancer (par ex. le carboplatine, la cyclophosphamide, la doxorubicine, l'ifosfamide, la vincristine);
    • le mycophénolate;
    • le rituximab;
    • le tacrolimus;
  • la warfarine.

Si vous prenez l'un de ces médicaments, consultez votre médecin ou un pharmacien. Dans votre cas, votre médecin pourrait vous demander de :

  • cesser la prise de l'un des médicaments;
  • remplacer l'un des médicaments par un autre;
  • modifier la manière dont vous prenez l'un des médicaments, ou les deux;
  • ne rien changer du tout.

L'interférence d'un médicament avec un autre n'entraîne pas toujours l'interruption de la prise de l'un d'eux. Demandez à votre médecin quelle est la conduite à tenir en cas d'interactions médicamenteuses.

D'autres médicaments que ceux énumérés précédemment peuvent interagir avec ce médicament. Signalez à votre médecin tout ce que vous prenez, qu'il s'agisse de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de remèdes à base de plantes médicinales. N'oubliez pas de mentionner tout supplément que vous absorbez. Si vous consommez de la caféine, de l'alcool, de la nicotine ou des drogues illicites, vous devriez en avertir votre médecin prescripteur puisque ces substances peuvent modifier l'action de nombreux médicaments.

Tous les contenus sont la propriété de MediResource Inc. 1996 – 2017. Conditions d’utilisation. Les contenus présents ne sont destinés qu’à des fins d’information. Demandez toujours l’avis de votre médecin ou d’un autre professionnel de la santé qualifié sur des questions relatives à une affection médicale. Source : santecheznous.com/drug/getdrug/Ixiaro