Comment ce médicament agit-il ? Quels sont ses effets ?

La palipéridone appartient à la classe des médicaments appelés antipsychotiques. Elle s'utilise pour prendre en charge les symptômes de schizophrénie et des troubles psychotiques apparentés. La palipéridone agit en rétablissant l'équilibre des substances chimiques produites par le cerveau et impliquées dans la schizophrénie.

La schizophrénie peut provoquer des symptômes comme des hallucinations (par ex. l'illusion d'entendre, de voir ou de sentir quelque chose qui n'existe pas réellement), du délire, une méfiance inusitée et un repliement affectif. Il se peut également que les personnes atteintes de cette affection se sentent déprimées, anxieuses ou tendues.

Ce médicament est disponible sous divers noms de marque ou sous différentes présentations, ou les deux. Une marque spécifique de ce médicament n'est peut-être pas offerte sous toutes les formes ni avoir été approuvée contre toutes les affections dont il est question ici. En outre, certaines formes de ce médicament pourraient ne pas être utilisées contre toutes les affections mentionnées dans cet article.

Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce médicament contre une affection qui ne figure pas dans cet article d'information sur les médicaments. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin, ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous prenez ce médicament, consultez-le. Ne cessez pas de prendre ce médicament sans avoir consulté votre médecin au préalable.

Ne donnez pas ce médicament à quiconque, même à quelqu'un qui souffre des mêmes symptômes que les vôtres. Ce médicament pourrait nuire aux personnes pour lesquelles il n'a pas été prescrit.

Sous quelles formes ce médicament se présente-t-il ?

50 mg/0,5 mL
Chaque seringue préremplie, contenant une suspension aqueuse stérile blanche à blanchâtre à libération prolongée pour injection, contient 50 mg de palipéridone (sous forme de 78 mg de palmitate de palipéridone); Ingrédients non médicinaux : acide citrique monohydraté, hydrogénophosphate disodique anhydre, polyéthylèneglycol 4000, polysorbate 20, sodium dihydrogénophosphate monohydraté, hydroxyde de sodium, eau pour préparations injectables.

75 mg/0,75 mL
Chaque seringue préremplie, contenant une suspension aqueuse stérile blanche à blanchâtre à libération prolongée pour injection, contient 75 mg de palipéridone (sous forme de 117 mg de palmitate de palipéridone); Ingrédients non médicinaux : acide citrique monohydraté, hydrogénophosphate disodique anhydre, polyéthylèneglycol 4000, polysorbate 20, sodium dihydrogénophosphate monohydraté, hydroxyde de sodium, eau pour préparations injectables.

100 mg/1 mL
Chaque seringue préremplie, contenant une suspension aqueuse stérile blanche à blanchâtre à libération prolongée pour injection, contient 100 mg de palipéridone (sous forme de 156 mg de palmitate de palipéridone); Ingrédients non médicinaux : acide citrique monohydraté, hydrogénophosphate disodique anhydre, polyéthylèneglycol 4000, polysorbate 20, sodium dihydrogénophosphate monohydraté, hydroxyde de sodium, eau pour préparations injectables.

150 mg/1,5 mL
Chaque seringue préremplie, contenant une suspension aqueuse stérile blanche à blanchâtre à libération prolongée pour injection, contient 150 mg de palipéridone (sous forme de 234 mg de palmitate de palipéridone); Ingrédients non médicinaux : acide citrique monohydraté, hydrogénophosphate disodique anhydre, polyéthylèneglycol 4000, polysorbate 20, sodium dihydrogénophosphate monohydraté, hydroxyde de sodium, eau pour préparations injectables.

Comment doit-on employer ce médicament ?

La dose initiale de la suspension injectable de palipéridone est de 150 mg, injectés de façon intramusculaire (à l’intérieur d’un muscle) au bureau du médecin. La deuxième dose de 100 mg doit être administrée 1 semaine après la première dose. Ensuite, la dose recommandée pour les adultes est de 75 mg injectés à l’intérieur d’un muscle une fois par mois. Dépendant de votre tolérance au médicament et de son efficacité, votre médecin pourra augmenter ou réduire la dose.

Plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte pour déterminer la dose dont une personne a besoin : son poids, son état de santé et la prise d'autres médicaments. Si votre médecin a recommandé une dose autre que celles indiquées ici, ne modifiez pas la manière de prendre le médicament sans le consulter au préalable.

Il est important d'utiliser ce médicament conformément aux indications de votre médecin. Si vous manquez un rendez-vous fixé pour recevoir une injection de palipéridone, communiquez avec votre médecin aussitôt que possible pour prendre un autre rendez-vous. Conservez ce médicament à la température ambiante, à l'abri de l'humidité et hors de la portée des enfants.

Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.

Dans quels cas ce médicament est-il déconseillé ?

Abstenez-vous d'employer la palipéridone dans les circonstances ci-après :

  • une allergie à la palipéridone ou à l'un des ingrédients du médicament;
  • une allergie à la rispéridone.

Quels sont les effets secondaires possibles de ce médicament ?

Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des effets secondaires. Un effet secondaire est une réponse indésirable à un médicament lorsqu'il est pris à des doses normales. Il peut être léger ou grave, temporaire ou permanent.

Les effets secondaires énumérés ci-après ne sont pas ressentis par toutes les personnes qui prennent ce médicament. Si les effets secondaires vous inquiètent, discutez des risques et des bienfaits de ce médicament avec votre médecin.

Au moins 1 % des personnes prenant ce médicament ont signalé les effets secondaires ci-après. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d'eux-mêmes avec le temps.

Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :

  • une absence de menstruation ou des menstruations irrégulières (femmes);
  • l'agitation;
  • de l'anxiété;
  • une augmentation de l'appétit;
  • un assoupissement;
  • des cauchemars;
  • une congestion nasale;
  • une douleur gastrique ou abdominale;
  • une diarrhée;
  • des étourdissements;
  • de la faiblesse;
  • de la fatigue;
  • des fluctuations du poids corporel;
  • un gonflement des seins et des difficultés sexuelles (hommes);
  • des maux de tête;
  • de la nausée;
  • une production de salive accrue;
  • une lenteur des mouvements;
  • une raideur ou un spasme musculaire;
  • une sécheresse de la bouche;
  • la sensation que la pièce tourne;
  • des symptômes semblables à ceux de la grippe (un manque soudain d'énergie, de la fièvre, de la toux, des maux de gorge);
  • des tremblements;
  • des troubles du sommeil;
  • une toux;
  • une vision floue;
  • des vomissements.

La plupart des effets secondaires figurant ci-après ne surviennent pas très souvent, mais ils pourraient cependant engendrer de graves problèmes si vous ne recevez pas des soins médicaux.

Renseignez-vous auprès de votre médecin au plus tôt si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :

  • des anomalies du rythme cardiaque comme une accélération ou un ralentissement du rythme cardiaque;
  • de la constipation (nouvelle ou qui s'aggrave);
  • une enflure ou une démangeaison au lieu d'injection;
  • une éruption cutanée;
  • des étourdissements surtout en passant de la position assise ou couchée à la position debout;
  • des fluctuations de la température corporelle, ou la sensation d'avoir très chaud et se trouver dans l'incapacité de se rafraîchir;
  • des mouvements oculaires douloureux;
  • des palpitations;
  • des signes attribuables à de l'anémie (faible numération de globules rouges; par ex. des étourdissements, de la pâleur, de la fatigue ou de la faiblesse inhabituelle, de l'essoufflement);
  • des signes d'un caillot sanguin dans le bras ou la jambe (une douleur à la pression, de la douleur, une enflure, de la chaleur ou une rougeur dans le bras ou la jambe), ou dans les poumons (une difficulté respiratoire, une douleur thoracique vive qui est accentuée par l'inspiration, de la toux, du sang dans les crachats, une sudation excessive ou un évanouissement);
  • des signes d'un saignement (par ex. un saignement du nez inaccoutumé, des ecchymoses, du sang dans l'urine, une toux avec expectoration sanglante, un saignement des gencives, des coupures qui n'arrêtent pas de saigner);
  • des signes de dépression (par ex. un manque de concentration, des fluctuations pondérales, des changements du sommeil, désintérêt à l'égard de nombreuses activités, des pensées suicidaires);
  • des signes d'infection (symptômes pouvant comprendre une fièvre ou des frissons, une diarrhée grave, un essoufflement, des étourdissements prolongés, un mal de tête, une raideur du cou, une perte de poids ou un abattement);
  • des signes de troubles hépatiques (par ex. de la nausée, des vomissements, de la diarrhée, une perte de l'appétit, une perte de poids, le jaunissement de la peau ou du blanc des yeux, une urine sombre, des selles claires);
  • des signes de pancréatite (par ex. une douleur sur le côté supérieur gauche de l'abdomen, un mal de dos, des nausées, une fièvre, un rythme cardiaque rapide, abdomen gonflé);
  • des symptômes d'un taux de sucre sanguin élevé (par ex. des émissions de l'urine fréquentes, une soif accrue, un appétit excessif, une perte de poids inexpliquée, des plaies qui cicatrisent mal, des infections, une haleine fruitée).

Cessez de prendre le médicament et sollicitez immédiatement des soins médicaux s'il se produit une réponse comme :

  • de brusques changements de l'état d'esprit;
  • des crises convulsives;
  • des douleurs ou de la sensibilité musculaire accompagnée de production d'urine très foncée;
  • une érection continue (pendant plus de 4 heures);
  • des mouvements anormaux du visage ou de langue;
  • des signes attribuables au syndrome malin des neuroleptiques (par ex. de la confusion, une vigilance réduite, une forte fièvre ou une raideur musculaire);
  • des symptômes attribuables à l'apparition d'un accident vasculaire cérébral (par ex. une faiblesse ou un engourdissement soudain du visage, des bras ou des jambes – en particulier s'ils sont unilatéraux; des difficultés d'élocution, des problèmes visuels);
  • des symptômes d'une grave réaction allergique (par ex. une démangeaison, une éruption cutanée, un essoufflement, une boursouflure du visage, une enflure des lèvres ou de la langue).

Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés. Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous employez ce médicament.

Existe-t-il d'autres précautions d'emploi ou mises en garde ?

Avant d'employer un médicament, ne manquez pas d'informer votre médecin des troubles médicaux ou des allergies que vous pourriez avoir, des médicaments que vous utilisez et de tout autre fait important au sujet de votre santé. Les femmes devraient mentionner si elles sont enceintes ou si elles allaitent. Ces facteurs pourraient avoir une influence sur la façon dont vous devriez employer ce médicament.

Anomalies du rythme cardiaque : ce médicament pourrait causer des anomalies du rythme cardiaque. Certains médicaments (par ex. la quinidine, le procaïnamide, l'amiodarone, le sotalol, la chlorpromazine, la thioridazine, la gatifloxacine, la moxifloxacine) peuvent accroître le risque d'un rythme cardiaque anormal appelé allongement de l'espace QT et ils ne devraient pas être employés en association avec la palipéridone. Les personnes atteintes d'un ralentissement de la fréquence cardiaque, d'un abaissement du taux de potassium ou de magnésium, ou d'un allongement de l'intervalle QT congénital courent un plus grand risque de faire l'expérience de ce type de rythme cardiaque anormal et de ses complications. Discutez avec votre médecin des risques et des bienfaits de ce médicament.

Chirurgie de la cataracte : pendant la chirurgie oculaire pour le traitement des cataractes, les personnes qui prennent et celles qui ont pris de la palipéridone courent un risque accru de contracter une affection appelée syndrome de l'iris hypotonique peropératoire (IFIS). Cette affection peut provoquer des lésions oculaires. Si vous comptez subir une intervention chirurgicale à un œil, informez votre médecin que vous prenez ou que vous avez déjà pris de la palipéridone.

Crises épileptiques : la palipéridone peut accroître le risque de convulsions, en particulier pour les personnes qui ont eu des convulsions par le passé. Les personnes qui courent le risque de convulsions et qui prennent ce médicament devraient faire l'objet d'un suivi médical strict. Si vous avez des antécédents de convulsions, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Comportement suicidaire ou agité : les personnes qui prennent ce médicament pourraient ressentir de l'agitation (de l'impatience, de l'anxiété, de l'agressivité, des émotions fortes et le sentiment de ne pas être elles-mêmes), ou elles pourraient vouloir se faire du mal ou faire du mal à quelqu'un. Ces symptômes sont susceptibles de se produire dans les semaines qui suivent l'amorce du traitement par ce médicament. Si vous ressentez ces effets secondaires ou s'il vous semble qu'ils touchent un membre de votre famille qui emploie ce médicament, prenez contact avec votre médecin immédiatement. Pendant que vous prenez ce médicament, votre médecin doit vous suivre de près pour détecter des changements émotionnels et comportementaux.

Diabète et sucre sanguin : la palipéridone peut faire augmenter le taux de sucre sanguin et modifier la tolérance au glucose. Il se pourrait que les personnes atteintes de diabète aient à vérifier leur taux de sucre sanguin plus souvent durant la prise de ce médicament.

Si vous êtes atteint de diabète ou si vous êtes prédisposé au diabète, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Si vous ressentez de la faiblesse, si vous avez un besoin de boire ou de manger accru, si vous urinez plus souvent pendant que vous employez ce médicament, communiquez avec votre médecin.

Dyskinésie tardive (DT) : la DT, qui est un syndrome caractérisé par des mouvements involontaires répétitifs et possiblement irréversibles des muscles du visage et de la langue, peut toucher les personnes qui prennent certains médicaments antipsychotiques, notamment la palipéridone. Bien que les aînés, et surtout les femmes, soient plus susceptibles à la DT, il est impossible de prédire qui en sera atteint. Le risque de contracter la DT augmente avec les doses et la durée du traitement. Si vous vous ressentez des mouvements brefs et saccadés ou d'autres mouvements anormaux des muscles du visage ou de la langue, communiquez avec votre médecin dès que possible.

Fonction rénale : les maladies rénales ou la diminution de la fonction rénale peuvent causer l'accumulation de ce médicament dans le corps, ce qui provoque des effets secondaires. Si votre fonction rénale est réduite ou si vous êtes atteint d'une maladie rénale, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Maladies cardiaques : si vous êtes atteint d'une affection cardiaque comme l'angine, ou l'insuffisance cardiaque, si vos battements cardiaques sont irréguliers ou si vous avez déjà subi une crise cardiaque, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Maladie de Parkinson : les personnes atteintes de la maladie de Parkinson ou de démence avec corps de Lewy (DCL) peuvent courir un risque accru de SMN (référez-vous au paragraphe sur le syndrome malin des neuroleptiques), ainsi que d'autres effets secondaires associés à la palipéridone. Discutez avec votre médecin des risques et des bienfaits de ce médicament.

Numération globulaire : ce médicament peut réduire le nombre de neutrophiles (un type de globules blancs qui aident à combattre une infection), de globules rouges (qui transportent l'oxygène) et de plaquettes (des cellules qui favorisent la coagulation de votre sang). Votre médecin demandera des analyses de sang pour surveiller votre numération globulaire. Si vous observez les signes d'une infection (par ex. une fièvre, des frissons, ou des maux de gorge) un saignement inaccoutumé, ou des ecchymoses, prenez contact avec votre médecin immédiatement.

Pression artérielle basse : la palipéridone peut causer une baisse de la pression artérielle quand une personne passe de la position couchée ou assise à la position debout. Si vous ressentez des étourdissements, si vous avez une sensation de tête légère, ou si vous sentez votre pouls s'accélérer, appelez votre médecin. Levez-vous lentement après avoir été longtemps en position assise ou couchée pendant que vous prenez ce médicament.

Rispéridone : la rispéridone ne devrait pas s'employer en même temps que la palipéridone. Ces médicaments sont apparentés, et leur prise simultanée pourrait poser un risque accru d'effets secondaires.

Somnolence ou vigilance réduite : la palipéridone peut influer sur les capacités mentales ou physiques exigées pour accomplir des activités potentiellement dangereuses comme conduire une voiture ou faire fonctionner des machines. Évitez ces activités jusqu'à ce que vous ayez déterminé de quelle façon ce médicament influe sur votre capacité de les accomplir en toute sécurité.

Syndrome malin des neuroleptiques (SMN) : comme tous les autres médicaments antipsychotiques, la palipéridone peut provoquer un syndrome potentiellement mortel connu sous le nom de syndrome malin des neuroleptiques (SMN). Si des symptômes de SMN se manifestent, notamment une forte fièvre, une raideur musculaire, de la confusion ou une diminution de la vigilance, de la sudation, des battements de cœur irréguliers ou accélérés, et une syncope, demandez immédiatement des soins médicaux.

Température corporelle : ce médicament, tout comme d'autres médicaments antipsychotiques, peut empêcher le corps de contrôler sa propre température. Les personnes qui font de l'exercice vigoureux, qui sont exposées à une chaleur extrême, qui sont déshydratées ou qui prennent des médicaments anticholinergiques (par ex. la benztropine, l'oxybutynine) y sont plus susceptibles. Si vous avez très chaud et que vous ne pouvez vous rafraîchir pendant que vous prenez ce médicament, communiquez dès que possible avec votre médecin.

Troubles gastro-intestinaux : la palipéridone ne devrait pas être employée par les personnes atteintes d'une affection associée avec le rétrécissement du calibre des voies digestives (par ex. des désordres de l'œsophage, une maladie inflammatoire chronique de l'intestin, le « syndrome de l'intestin court », la fibrose kystique), ou par les personnes ayant des difficultés d'avaler.

Grossesse : ce médicament ne devrait pas s'utiliser durant la grossesse à moins que les bienfaits priment les risques. Si une grossesse advient pendant que vous utilisez ce médicament, prenez contact avec votre médecin immédiatement.

Allaitement : ce médicament passe dans le lait maternel. Si vous employez la palipéridone pendant que vous allaitez, votre bébé pourrait en ressentir les effets. Consultez votre médecin pour savoir si vous devriez continuer l'allaitement.

Enfants : ni l'innocuité ni l'efficacité de ce médicament n'a été établie en ce qui concerne les enfants âgés de moins de 18 ans. Des études cliniques sur l'utilisation de la palipéridone pour le traitement de la schizophrénie chez les adolescents ont démontré qu'il existait un risque accru de désordres du mouvement pour ce groupe de personnes.

Aînés : des médicaments semblables à la palipéridone peuvent augmenter le risque de décès lorsqu'on les utilise pour traiter des aînés atteints de démence. La palipéridone ne devrait pas s'employer pour soigner des aînés atteints de démence.

D'autres agents peuvent-ils interagir avec ce médicament ?

Il pourrait se produire une interaction entre la palipéridone et l'un des médicaments ci-après :

  • l'abiratérone;
  • les agonistes de la dopamine (par ex. le bromocriptine, la lévodopa, le pramipexole, le ropinirole);
  • les alcaloïdes de l'ergot de seigle (par ex. la dihydroergotamine, l'ergonovine, l'ergotamine, la méthylergonovine);
  • l'alcool;
  • l'alfuzosine;
  • l'amantadine;
  • l'amiodarone;
  • les amphétamines (par ex. la dextroamphétamine, la lisdexamfétamine);
  • les antagonistes de la sérotonine (certains anti-émétiques; par ex. le granisétron, l'ondansétron);
  • les antibiotiques de la famille des quinolones (par ex. la ciprofloxacine, la moxifloxacine, la sparfloxacine);
  • les antibiotiques macrolides (par ex. la clarithromycine, l'érythromycine);
  • les anticonvulsivants (par ex. la carbamazépine, la gabapentine, le lévétiracétam, la phénytoïne, le topiramate);
  • les antidépresseurs tricycliques (par ex. l'amitriptyline, la clomipramine, la désipramine, la trimipramine);
  • les antifongiques dont le nom se termine en « azole » (par ex. l'itraconazole, le kétoconazole, le voriconazole);
  • les antihistaminiques (par ex. la cétirizine, la doxylamine, la diphenhydramine, l'hydroxyzine, la loratadine);
  • les antipsychotiques (par ex. la chlorpromazine, la clozapine, l'halopéridol, l'olanzapine, le pimozide, la quétiapine, la rispéridone);
  • l'aripiprazole;
  • l'atorvastatine;
  • l'azélastine;
  • le baclofène;
  • les barbituriques (par ex. le butalbital, le phénobarbital);
  • les benzodiazépines (par ex. l'alprazolam, le diazépam, le lorazépam);
  • la brimonidine;
  • la buprénorphine;
  • la buspirone;
  • le carvédilol;
  • la chloroquine;
  • le cisapride;
  • la cyclosporine;
  • le dégarélix;
  • la dexaméthasone;
  • le dextrométhorphane;
  • le dipyridamole;
  • le disopyramide;
  • le dompéridone;
  • le donépézil;
  • la doxorubicine;
  • la dronédarone;
  • l'éfavirenz;
  • la famotidine;
  • le fingolimod;
  • la flécaïnide;
  • le formotérol;
  • la galantamine;
  • l'hydrate de chloral;
  • l'indapamide;
  • les inhibiteurs de la monoamine-oxydase (IMAO; par ex. le moclobémide, la phénelzine, la rasagiline, sélégiline, la tranylcypromine);
  • les inhibiteurs de la protéase du VIH (par ex. l'atazanavir, l'indinavir, le ritonavir, le saquinavir);
  • les inhibiteurs de la tyrosine kinase (par ex. le bosutinib, le dasatinib, l'imatinib, le nilotinib);
  • les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS, par ex. le citalopram, la duloxétine, la fluoxétine, la paroxétine, la sertraline);
  • le jus de pamplemousse;
  • le lithium;
  • les médicaments antimigraineux de la classe des « triptans » (par ex. l'élétriptan, le sumatriptan);
  • les médicaments pour la pression artérielle;
  • la méfloquine;
  • la méthadone;
  • le méthylphénidate;
  • la métoclopramide
  • le métronidazole;
  • la métyrosine;
  • le millepertuis;
  • la mirtazapine;
  • les narcotiques analgésiques (par ex. la codéine, le fentanyl, la morphine, l'oxycodone);
  • la néfazodone;
  • l'octreodtide;
  • l'olopatadine;
  • l'oxybate de sodium;
  • la pentamidine;
  • le pérampanel;
  • le pimozide;
  • la prazosine;
  • la procaïnamide;
  • la progestérone;
  • la propafénone;
  • le propranolol;
  • la quinidine;
  • la quinine;
  • les relaxants musculaires (par ex. la cyclobenzaprine, le méthocarbamol, l'orphénadrine);
  • la rifampine;
  • la romidepsine;
  • la scopolamine;
  • la solifénacine;
  • le sotalol;
  • le sulfaméthoxazole;
  • le sulfate de magnésium;
  • le tacrolimus;
  • le tamoxifène;
  • le tapentadol;
  • la tétrabénazine;
  • la thalidomide;
  • le tramadol;
  • la trazodone;
  • le triméthoprime;
  • le tryptophane;
  • le vardénafil;
  • la venlafaxine;
  • le vérapamil;
  • la vinblastine;
  • le vorinostat;
  • le zolpidem;
  • la zopiclone.

Si vous prenez l'un de ces médicaments, consultez votre médecin ou un pharmacien. Dans votre cas, votre médecin pourrait vous demander de :

  • cesser la prise de l'un des médicaments;
  • remplacer l'un des médicaments par un autre;
  • modifier la manière dont vous prenez l'un des médicaments, ou les deux;
  • ne rien changer du tout.

L'interférence d'un médicament avec un autre n'entraîne pas toujours l'interruption de la prise de l'un d'eux. Demandez à votre médecin quelle est la conduite à tenir en cas d'interactions médicamenteuses.

D'autres médicaments que ceux énumérés précédemment peuvent interagir avec ce médicament. Signalez à votre médecin tout ce que vous prenez, qu'il s'agisse de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de remèdes à base de plantes médicinales. N'oubliez pas de mentionner tout supplément que vous absorbez. Si vous consommez de la caféine, de l'alcool, de la nicotine ou des drogues illicites, vous devriez en avertir votre médecin prescripteur puisque ces substances peuvent modifier l'action de nombreux médicaments.

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