Comment ce médicament agit-il ? Quels sont ses effets ?

Le vaccin antipoliomyélitique appartient au groupe de médicaments appelés vaccins. On l'utilise pour prévenir les infections causées par le virus de la polio chez les nourrissons, les enfants et les adultes. Il augmente vos défenses contre l'infection causée par le virus de la polio en stimulant la production de vos anticorps naturels qui resteront dans votre corps jusqu'à ce qu'ils deviennent nécessaires pour combattre le virus de la polio auquel vous pourriez être exposé.

Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce vaccin contre une affection qui ne figure pas dans cet article d'information sur les médicaments. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin, ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous recevez ce vaccin, consultez-le.

Sous quelles formes ce médicament se présente-t-il ?

Chaque dose de 0,5 mL de solution transparente et incolore contient du vaccin inactivé de poliomyélite composé des souches suivantes de virus: type 1 (Mahoney), type 2 (MEFI) et type 3 (Saukett). Ingrédients non médicinaux : 2-phénoxyéthanol en plus des résidus suivants du processus de fabrication: formaldéhyde, protéine de sérum du veau résiduelle, traces de néomycine, de streptomycine et de polymyxine B, Médium 199 Hanks (sans rouge de phénol) jusqu'à 0,5 mL.

Comment doit-on employer ce médicament ?

La dose habituelle de ce vaccin et de 0,5 mL administré sous forme de 3 injections sous-cutanées (sous la peau).

Ce vaccin est donné par un professionnel de la santé dans un cabinet de médecin, un hôpital ou une clinique.

L'immunisation doit commencer à l'âge de 2 mois. La première dose est administrée lors de la visite initiale, la deuxième 2 mois plus tard et la troisième est donnée 4 mois après la visite initiale. On recommande l'administration d'une dose de rappel environ 12 mois après la troisième dose.

D'autres doses de rappel doivent être données entre les âges de 4 et 6 ans et de 14 à 16 ans.

Les adultes qui n'ont pas été immunisés contre la polio doivent recevoir 2 doses du vaccin, à intervalle de 4 à 8 semaines et une troisième dose 6 à 12 mois plus tard. Si vous voyagez au cours des 4 semaines à venir dans une région où la polio est toujours présente, vous devez recevoir la première dose immédiatement et les deux autres doses à votre retour de voyage.

Les adultes et les adolescents qui sont plus susceptibles d'être exposés  au virus de la polio (par ex. les voyageurs, le personnel de laboratoire) peuvent recevoir une dose de rappel unique de ce vaccin si plus de 10 ans se sont écoulés depuis la dernière dose de leur dernière série complète de vaccination contre la polio.

Il est très important que ce médicament soit utilisé selon un calendrier régulier conformément aux indications de votre médecin. Si votre enfant ne reçoit pas l'une des doses de ce vaccin, consultez le professionnel de la santé qui s'occupe de votre enfant. Inscrivez tous les vaccins que votre enfant reçoit dans son dossier d'immunisation.

Ce médicament est conservé au réfrigérateur et ne doit pas être congelé.

Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.

Dans quels cas ce médicament est-il déconseillé ?

Abstenez-vous d'employer ce médicament dans les circonstances ci-après :

  • une allergie au vaccin contre la polio ou à l'un des ingrédients du médicament;
  • la présence d'une maladie aiguë importante.

Ne donnez pas ce médicament à des nourrissons n'ayant pas encore 6 semaines.

Quels sont les effets secondaires possibles de ce médicament ?

Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des effets secondaires. Un effet secondaire est une réponse indésirable à un médicament lorsqu'il est pris à des doses normales. Il peut être léger ou grave, temporaire ou permanent.

Les effets secondaires énumérés ci-après ne sont pas ressentis par toutes les personnes qui prennent ce médicament. Si les effets secondaires vous inquiètent, discutez des risques et des bienfaits de ce médicament avec votre médecin.

Au moins 1 % des personnes prenant ce médicament ont signalé les effets secondaires ci-après. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d'eux-mêmes avec le temps.

Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :

  • de la douleur ou une enflure au lieu d'injection;
  • une fièvre.

Sollicitez immédiatement des soins médicaux si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :

  • des signes d'une réaction allergique importante (par ex. des crampes abdominales, une difficulté respiratoire, des nausées et des vomissements, ou une boursouflure du visage et une enflure de la gorge).

Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés. Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous employez ce médicament.

Existe-t-il d'autres précautions d'emploi ou mises en garde ?

Avant d'employer un médicament, ne manquez pas d'informer votre médecin des troubles médicaux ou des allergies que vous pourriez avoir, des médicaments que vous utilisez et de tout autre fait important au sujet de votre santé. Les femmes devraient mentionner si elles sont enceintes ou si elles allaitent. Ces facteurs pourraient avoir une influence sur la façon dont vous devriez employer ce médicament.

Infection ou fièvre : ce vaccin ne devrait pas être donné à quiconque souffrant d'une affection évolutive ou d'une maladie associée à une fièvre, à moins que le médecin décide que les bienfaits priment les risques.

Protection conférée par le vaccin : comme pour n'importe quel vaccin, il se pourrait qu'il ne protège pas 100 % des personnes qui le reçoivent et qu'il ne prévienne pas l'infection des personnes déjà contaminées par le virus.

Réactions allergiques : comme pour tous les vaccins, des réactions allergiques peuvent se produire lors de l'administration du vaccin contre la polio. Il se peut que votre médecin vous demande de rester à sa clinique ou à son bureau pour une certaine période de temps après avoir reçu le vaccin pour s'assurer que vous ne subirez pas de réaction allergique.

Système immunitaire : ce vaccin peut ne pas se montrer aussi efficace pour les personnes ayant un système immunitaire affaibli (par ex. les personnes atteintes de sida ou un cancer, celles qui prennent des médicaments antirejet après une greffe d'organe, celles recevant une chimiothérapie ou un médicament qui supprime le système immunitaire). Si le système immunitaire de votre enfant ou de vous-même est affaibli, votre médecin pourrait décider de remettre la vaccination jusqu'au moment où celui-ci sera rétabli.

Grossesse : ce médicament ne devrait pas s'utiliser durant la grossesse à moins que les bienfaits priment les risques. Toutefois, si vous n'avez pas été vaccinée contre la polio et que le risque d'exposition au virus de la polio est élevé, vous devriez recevoir le vaccin.

Allaitement : on ignore si le vaccin contre la poliomyélite passe dans le lait maternel. Si vous prenez ce médicament pendant que vous allaitez, votre bébé pourrait en ressentir les effets. Consultez votre médecin pour savoir si vous devriez continuer l'allaitement.

Enfants : ni l'innocuité ni l'efficacité de ce médicament n'a été établie en ce qui concerne les enfants âgés de moins de 6 semaines.

D'autres agents peuvent-ils interagir avec ce médicament ?

Il pourrait se produire une interaction entre ce vaccin et l'un des agents ci-après :

  • l'acétaminophène;
  • le belimumab;
  • le fingolimod;
  • les agents immunosuppresseurs (les médicaments utilisés pour le traitement du cancer ou des maladies auto-immunitaires et ceux qui servent à prévenir le rejet des organes transplantés) :
    • l'azathioprine;
    • les corticostéroïdes (par ex. le budésonide, la dexaméthasone, l'hydrocortisone, la fluticasone, la prednisone);
    • la cyclosporine;
    • l'hydroxyurée;
    • l'infliximab;
    • les médicaments utilisés contre le cancer (par ex. le carboplatine, la cyclophosphamide, la doxorubicine, l'ifosfamide, la vincristine);
    • le mycophénolate;
    • le rituximab;
    • le tacrolimus;
  • la warfarine.

Si vous prenez l'un de ces médicaments, consultez votre médecin ou un pharmacien. Dans votre cas, votre médecin pourrait vous demander de :

  • cesser la prise de l'un des médicaments;
  • remplacer l'un des médicaments par un autre;
  • modifier la manière dont vous prenez l'un des médicaments, ou les deux;
  • ne rien changer du tout.

L'interférence d'un médicament avec un autre n'entraîne pas toujours l'interruption de la prise de l'un d'eux. Demandez à votre médecin quelle est la conduite à tenir en cas d'interactions médicamenteuses.

D'autres médicaments que ceux énumérés précédemment peuvent interagir avec ce médicament. Signalez à votre médecin tout ce que vous prenez, qu'il s'agisse de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de remèdes à base de plantes médicinales. N'oubliez pas de mentionner tout supplément que vous absorbez. Si vous consommez de la caféine, de l'alcool, de la nicotine ou des drogues illicites, vous devriez en avertir votre médecin prescripteur puisque ces substances peuvent modifier l'action de nombreux médicaments.