Comment ce médicament agit-il ? Quels sont ses effets ?

L'hormone 17-bêta-œstradiol (micronisé) appartient à la classe des médicaments appelés estrogénothérapie substitutive. L'œstrogène est une hormone féminine sécrétée par les ovaires. Quand une femme atteint la ménopause, les ovaires produisent moins d'œstrogène et de progestérone (une autre hormone), et les symptômes de ménopause sont susceptibles d'apparaître.

L'hormone 17-bêta-œstradiol (micronisé) est un substitut œstrogénique utilisé pour prendre en charge les symptômes de la ménopause comme un saignement utérin anormal, des bouffées de chaleur, des sueurs et des frissons. (Référez-vous aux mises en garde relatives à la durée d'emploi figurant ci-après dans cet article.)

Ce médicament joue aussi un rôle dans la prévention de l'ostéoporose féminine au même titre que le régime alimentaire, la prise de calcium et de vitamine D, le renoncement au tabac et les exercices. Avant de choisir ce médicament, vous devriez examiner les autres options thérapeutiques disponibles pour le traitement et la prévention de l'ostéoporose.

Les femmes qui n'ont pas subi une hystérectomie doivent prendre un progestatif en même temps que ce médicament.

Ce médicament est disponible sous divers noms de marque ou sous différentes présentations. Une marque spécifique de ce médicament n'est peut-être pas offerte sous toutes les formes ni avoir été approuvée contre toutes les affections dont il est question ici. En outre, certaines formes de ce médicament pourraient ne pas être utilisées contre toutes les affections mentionnées dans cet article.

Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce médicament contre une affection qui ne figure pas dans cet article d'information sur les médicaments. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin, ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous prenez ce médicament, consultez-le. Ne cessez pas de prendre ce médicament sans avoir consulté votre médecin au préalable.

Ne donnez pas ce médicament à quiconque, même à quelqu'un qui souffre des mêmes symptômes que les vôtres. Ce médicament pourrait nuire aux personnes pour lesquelles il n'a pas été prescrit.

Sous quelles formes ce médicament se présente-t-il ?

0,5 mg
Chaque comprimé blanc, rond, plat, aux bords biseautés, sécable, portant les inscriptions « MJ » et « 021 » gravées sur une face, et la barre de cassure sur l'autre, contient 0,5 mg de 17-bêta-œstradiol (micronisé). Ingrédients non médicinaux : gomme arabique, phosphate dicalcique, amidon de maïs, lactose, stéarate de magnésium, silice et talc.

1 mg
Chaque comprimé lavande, rond, plat, aux bords biseautés, sécable, portant les inscriptions « MJ » et « 755 » gravées sur une face, et la barre de cassure sur l'autre, contient 1 mg de 17-bêta-œstradiol (micronisé). Ingrédients non médicinaux : gomme arabique, phosphate dicalcique, amidon de maïs, laque d'aluminium D et C rouge nº 27, laque d'aluminium AD et C bleu nº 1, lactose, stéarate de magnésium, silice et talc.

2 mg
Chaque comprimé, rond, plat, aux bords biseautés, sécable, portant les inscriptions « MJ » et « 756 » gravées sur une face, et la barre de cassure sur l'autre, contient 2 mg de 17-bêta-œstradiol (micronisé). Ingrédients non médicinaux : gomme arabique, phosphate dicalcique, amidon de maïs, laque d'aluminium AD et C bleu nº 1, laque d'aluminium AD et C jaune nº 5 (tartrazine), lactose, stéarate de magnésium, silice et talc.

Comment doit-on employer ce médicament ?

En règle générale, l'œstrogène se prend durant les premiers 21 ou 25 jours de chaque mois. Les femmes qui n'ont pas subi d'hystérectomie (c'est-à-dire qui ont encore leur utérus) devraient prendre un progestatif (par ex. la médroxyprogestérone) durant les derniers 12 ou 14 jours de chaque cycle d'estrogénothérapie.

Les femmes qui ont subi une hystérectomie peuvent prendre de l'œstrogène quotidiennement, sans interruption.

Lorsqu'il s'agit du traitement des symptômes de la ménopause, la dose usuelle est de 1 mg par jour durant 21 à 25 jours de chaque mois. Vous devriez essayer d'arrêter de prendre le médicament après avoir suivi le traitement pour 3 mois ou 6 mois. Si les symptômes réapparaissent, prenez de nouveau le médicament.

Lorsqu'il s'agit de la prévention de l'ostéoporose, la dose quotidienne usuelle est de 0,5 mg pris aussitôt que possible après le début de la ménopause. La dose peut être augmentée ou diminuée en fonction du taux d'œstradiol présent dans le sang.

Plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte pour déterminer la dose dont une personne a besoin : son poids, son état de santé et la prise d'autres médicaments. Si votre médecin a recommandé une dose autre que celles indiquées ici, ne modifiez pas la manière de prendre le médicament sans le consulter au préalable.

Si vous oubliez une dose, prenez le médicament dès que vous constatez l'omission et reprenez la suite du traitement aussitôt que possible. S'il est presque temps de votre prochaine dose, ne vous souciez pas de la dose omise et reprenez le schéma posologique usuel. N'utilisez pas une double dose pour compenser l'omission d'une dose. Si vous hésitez sur la conduite à tenir après avoir omis une dose, demandez conseil à votre médecin ou à un pharmacien.

Entreposez ce médicament à la température ambiante, à l'abri de la lumière et de l'humidité et hors de la portée des enfants.

Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.

Dans quels cas ce médicament est-il déconseillé ?

L'hormone 17-bêta-œstradiol (micronisé) ne devrait pas s'employer dans les circonstances ci-après :

  • un allaitement au sein;
  • une allergie à l'un des ingrédients de ce médicament;
  • des antécédents d'accident vasculaire cérébral;
  • des antécédents de maux de tête de type migraine;
  • des antécédents ou la présence d'un cancer du sein ou de l'endomètre, sauf dans certaines situations spéciales;
  • des antécédents de troubles de la circulation ou de la coagulation sanguine;
  • une grossesse soupçonnée ou confirmée;
  • une hyperplasie de l'endomètre (l'épaississement de la muqueuse de l'utérus);
  • une insuffisance ou une maladie du foie, en particulier de type obstructif;
  • une obstruction d'une artère irriguant le cœur causée par un caillot de sang (thrombose coronaire);
  • une perte de vision partielle ou complète ou une vision double provoquée par une maladie oculaire associée à des problèmes circulatoires;
  • la présence suspectée ou confirmée de tumeur attribuable à l'œstrogène;
  • un saignement vaginal non diagnostiqué.

Quels sont les effets secondaires possibles de ce médicament ?

Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des effets secondaires. Un effet secondaire est une réponse indésirable à un médicament lorsqu'il est pris à des doses normales. Il peut être léger ou grave, temporaire ou permanent.

Les effets secondaires énumérés ci-après ne sont pas ressentis par toutes les personnes qui prennent ce médicament. Si les effets secondaires vous inquiètent, discutez des risques et des bienfaits de ce médicament avec votre médecin.

Au moins 1 % des personnes prenant ce médicament ont signalé les effets secondaires ci-après. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d'eux-mêmes avec le temps.

Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :

  • de l'acné;
  • des changements dans le taux de cholestérol;
  • des crampes abdominales;
  • une démangeaison vaginale, ou un saignement, un écoulement ou une douleur;
  • une douleur ou une enflure mammaire;
  • des étourdissements;
  • des fluctuations du poids corporel;
  • de l'irritabilité;
  • des maux de tête (légers);
  • de la nausée;
  • une perte de cheveux;
  • une sensation de ballonnement abdominal;
  • des vomissements.

La plupart des effets secondaires figurant ci-après ne surviennent pas très souvent, mais ils pourraient cependant engendrer de graves problèmes si vous ne recevez pas des soins médicaux.

Renseignez-vous auprès de votre médecin au plus tôt si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :

  • des changements de la pression artérielle;
  • une douleur à l'aine;
  • une éruption cutanée;
  • un état de nervosité;
  • des grosseurs dans les seins ou un écoulement;
  • un saignement vaginal inaccoutumé;
  • des signes attribuables à des troubles hépatiques (du foie) (par ex. de la nausée, des vomissements, de la diarrhée, une perte de l'appétit, une perte de poids, jaunissement de la peau ou blanc des yeux, une urine sombre, des selles claires);
  • des signes de dépression (par ex. un manque de concentration, des fluctuations pondérales, des changements du sommeil, désintérêt à l'égard de nombreuses activités, des pensées suicidaires);
  • des symptômes d'un taux de sucre sanguin élevé (par ex. des émissions de l'urine fréquentes, une soif accrue, un appétit excessif, une perte de poids inexpliquée, des plaies qui cicatrisent mal, des infections, une odeur fruitée de l'haleine).

Cessez la prise du médicament et sollicitez immédiatement des soins médicaux s'il se produit une réponse comme :

  • des signes d'un accident vasculaire cérébral (par ex. des maux de tête soudains ou intenses; une perte de coordination soudaine; des anomalies du champ visuel; un trouble de l'élocution soudain; ou l'apparition inexpliquée de faiblesse, d'engourdissements ou de douleur dans un bras ou une jambe);
  • des signes d'un caillot sanguin dans le bras ou la jambe (une douleur à la pression, de la douleur, une enflure, de la chaleur ou une rougeur dans le bras ou la jambe), ou dans les poumons (une difficulté respiratoire, une douleur thoracique vive qui est accentuée par l'inspiration, de la toux, du sang dans les crachats, une sudation excessive ou un évanouissement);
  • des signes d'une crise cardiaque (par ex. une douleur thoracique subite, une douleur qui se répand dans le dos, le long des bras, dans la mâchoire; une sensation de plénitude gastrique; des nausées; des vomissements; de la sudation; l'anxiété);
  • des signes d'une réaction allergique importante (par ex. des crampes abdominales, une difficulté respiratoire, des nausées et des vomissements, ou une boursouflure du visage et une enflure de la gorge).

Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés. Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous prenez ce médicament.

Existe-t-il d'autres précautions d'emploi ou mises en garde ?

Avant d'employer un médicament, ne manquez pas d'informer votre médecin des troubles médicaux ou des allergies que vous pourriez avoir, des médicaments que vous utilisez et de tout autre fait important au sujet de votre santé. Les femmes devraient mentionner si elles sont enceintes ou si elles allaitent. Ces facteurs pourraient avoir une influence sur la façon dont vous devriez employer ce médicament.

Veuillez tenir compte des renseignements importants ci-après sur l'œstrogénothérapie :

L'étude américaine Women's Health Initiative ou WHI a révélé la présence d'un risque accru de crise cardiaque, d'accident vasculaire cérébral, de cancer du sein, de formation de caillots sanguins dans les poumons et les veines de la jambe pour les femmes ménopausées qui avaient été traitées pendant 5 ans avec 0,625 mg d'œstrogènes équins conjugués et 2,5 mg de médroxyprogestérone comparativement aux femmes prenant des comprimés de sucre.

  • Ce médicament doit être utilisé à la plus faible dose capable de soulager vos symptômes de ménopause et pendant la plus courte période de temps possible.
  • Vous ne devez pas utiliser des œstrogènes, avec ou sans progestatifs, pour prévenir les maladies cardiaques, les crises cardiaques ou les accidents vasculaires cérébraux.

Affection de la vésicule biliaire : un risque accru d'une affection de la vésicule biliaire a été observé auprès des femmes post-ménopausiques qui prennent des œstrogènes. Si vous avez des antécédents de maladie de la vésicule biliaire, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Si vous subissez des symptômes attribuables à une maladie de la vésicule biliaire comme des douleurs abdominales, possiblement accompagnées de fièvre et de frissons, communiquez dès que possible avec votre médecin.

Cancer de l'endomètre : il existe des preuves que l'œstrogénothérapie substitutive peut augmenter le risque de cancer de l'endomètre (la paroi de l'utérus). La prise d'une progestatif au bon moment et en association avec l'œstrogène réduit ce risque de cancer de l'endomètre, et la probabilité de son apparition devient la même que pour les femmes qui ne prennent pas d'œstrogène. Pour cette raison, les femmes qui n'ont pas eu d'hystérectomie (ablation chirurgicale de l'utérus) doivent aussi prendre une progestatif durant la prise de ce médicament.

Cancer ovarien : des études récentes ont établi une corrélation entre l'utilisation prolongée d'œstrogène et le risque accru de cancer ovarien. L'augmentation de ce risque semble prendre place peu importe si l'œstrogène est utilisé avec ou sans progestatif. Discutez des risques et des bienfaits d'un usage prolongé d'hormonothérapie substitutive avec votre médecin.

Cancer du sein : d'après certaines études, une œstrogénothérapie substitutive de longue durée constituerait un risque accru de cancer du sein. Si vous avez des nodules aux seins, des résultats anormaux à vos mammographies, d'importants antécédents familiaux de cancer du sein ou si vous êtes atteinte de maladie fibrokystique du sein, vous devez discuter avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique. Les femmes qui utilisent des œstrogènes devraient recevoir un examen des seins de façon régulière et elles devraient aussi apprendre à faire des auto-examens des seins.

Cholestérol : les œstrogènes pris par voie orale peuvent provoquer une hausse du taux de triglycérides sanguins. Si votre taux de cholestérol sanguin est élevé, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Crises épileptiques : l'hormonothérapie substitutive peut augmenter la fréquence de convulsions chez les personnes possédant des antécédents d'épilepsie. Si vous avez des antécédents de crises épileptiques, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Démence : les femmes de plus de 65 ans qui reçoivent des œstrogènes, avec ou sans progestatifs, peuvent courir un risque accru de démence (perte de la mémoire et de la fonction intellectuelle). Si vous avez plus de 65 ans, vous ferez l'objet d'une surveillance médicale stricte ciblant la perte de mémoire et l'affaiblissement des fonctions intellectuelles.

Diabète : les œstrogènes peuvent provoquer des changements du contrôle de la glycémie pour les personnes atteintes du diabète ou chez celles qui possèdent des facteurs de risque pour le diabète. Si vous êtes atteint de diabète ou si vous êtes prédisposé au diabète, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Les personnes qui sont atteintes du diabète (ou qui sont prédisposées à cette affection) doivent suivre de près leurs taux de glucose sanguin pour détecter les changements de leur glycémie.

Fibromes : ce médicament peut aggraver les fibromes en provoquant une soudaine augmentation de volume, une douleur, ou de la douleur à la pression. Si vous observez ces effets, communiquez avec votre médecin.

Fonction hépatique : En cas de troubles hépatiques actuels ou passés, vous devriez faire l'objet d'une surveillance médicale spécifique pendant que vous employez ce médicament. Ne manquez pas d'avertir votre médecin si vous avez eu des troubles hépatiques à un moment donné.

Si vous observez la survenue de symptômes de troubles hépatiques comme de la fatigue, une sensation de malaise, une perte de l'appétit, de la nausée, le jaunissement de la peau ou du blanc des yeux, une urine foncée, des selles claires, une douleur abdominale, ou une enflure et une démangeaison cutanée, prenez contact avec votre médecin immédiatement.

Migraines : les femmes qui subissent des migraines peuvent courir un risque accru d'accident vasculaire cérébral lorsqu'elles prennent des œstrogènes conjugués. Si vous subissez des migraines accompagnées d'aura, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Pression artérielle : des cas d'hypertension artérielle ont été signalés chez des femmes prenant ce médicament. Votre médecin devrait faire le suivi de votre pression artérielle si vous prenez de l'œstrogène, surtout en doses élevées. Des examens médicaux réguliers sont recommandés. Si vous avez une pression artérielle élevée, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Rétention d'eau : l'œstrogène peut causer une rétention de sodium (de sel) et de liquide. Cela peut s'avérer dangereux pour les femmes atteintes d'affections cardiaques ou rénales, d'épilepsie ou d'asthme. Si vous souffrez de l'une de ces affections, vous devriez discuter avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Si vous constatez que vos symptômes associés à ces affections s'accentuent, communiquez avec votre médecin.

Trouble cardiaque et accident vasculaire cérébral : certaines études ont mis en évidence un risque accru de trouble cardiaque et d'accident vasculaire cérébral imputable à la prise d'œstrogène (avec ou sans progestatifs) parmi les femmes post-ménopausiques. Pendant que vous prenez ce médicament, obtenez immédiatement des soins médicaux si vous avez des symptômes de crise cardiaque (une douleur ou un serrement ou encore un sentiment d'oppression à la poitrine, de la transpiration, des nausées, un sentiment de perte imminente) ou d'accident vasculaire cérébral (l'apparition soudaine d'étourdissements, d'un mal de tête, d'une perte de la parole, de changements visuels, d'une faiblesse ou d'un engourdissement dans les bras et les jambes).

Troubles de la coagulation du sang : les personnes atteintes d'une thrombophlébite évolutive ou des troubles thromboemboliques (des troubles de la coagulation du sang et des anomalies de la circulation) ne devraient pas utiliser des œstrogènes. Ils ne doivent pas non plus être employés (sauf dans le traitement du cancer) par les personnes ayant des antécédents de tels troubles pendant la prise d'œstrogènes. Enfin, ils doivent être utilisés avec prudence en présence d'une maladie vasculaire cérébrale ou d'une maladie coronarienne, et seulement en cas de nécessité absolue.

Certaines études ont suggéré que les femmes en bonne santé qui ont recours à une hormonothérapie substitutive courent un risque accru de thrombose veineuse profonde ou d'embolie pulmonaire. Les femmes dont les veines sont fortement variqueuses ou qui sont très obèses et celles qui doivent rester alitées pendant 3 semaines ou plus sont généralement considérées comme plus prédisposées à la formation de caillots sanguins).

Troubles de la thyroïde : l'utilisation d'œstrogènes peut augmenter la quantité d'hormone thyroïdienne nécessaire au bon fonctionnement de votre corps. Si vous êtes atteinte d'hypothyroïdie (si vous avez de faibles quantités d'hormone thyroïdienne dans votre organisme) et que vous avez besoin d'œstrogènes, il se peut que vous deviez prendre une quantité supplémentaire d'hormone thyroïdienne pour continuer à fonctionner normalement. Discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Grossesse : l'œstrogène ne devrait pas s'utiliser durant une grossesse. Si une grossesse advient pendant que vous prenez ce médicament, prenez contact avec votre médecin.

Allaitement : il n'est pas prudent de prendre des œstrogènes en cours d'allaitement. On doit décider d'abandonner l'allaitement ou la prise du médicament, en tenant compte des avantages du traitement pour la mère.

Enfants : ni l'innocuité ni l'efficacité de ce médicament n'a été établie en ce qui concerne les enfants.

D'autres agents peuvent-ils interagir avec ce médicament ?

Il pourrait se produire une interaction entre l'estradiol et l'un des médicaments ci-après :

  • l'acétate d'abiratérone;
  • l'acide ascorbique (la vitamine C);
  • l'amiodarone;
  • l'anastrozole;
  • les antidiabétiques (par ex. le chlorpropamide, le glipizide, le glyburide, l'insulin, la metformine, le natéglinide, la rosiglitazone, la saxagliptine);
  • les antifongiques dont le nom se termine en « azole » (par ex. le kétoconazole, l'itraconazole, le voriconazole);
  • l'aripiprazole;
  • l'atorvastatine;
  • les barbituriques;
  • le bosentan;
  • la carbamazépine;
  • le carvédilol;
  • le célécoxib;
  • le cobicistat;
  • les corticostéroïdes (par ex. l'hydrocortisone, la prednisolone, la prednisone);
  • le crizotinib;
  • la cyclosporine;
  • la cyprotérone;
  • le dabrafénib;
  • le déférasirox;
  • le déhydroépiandrostérone;
  • la dexaméthasone;
  • le dipyridamole;
  • la doxorubicine;
  • la dronédarone;
  • l'éfavirenz;
  • l'étravirine;
  • les hypotenseurs (par ex. le propranolol, l'énalapril, le diltiazem);
  • les inhibiteurs de la protéase (par ex. le lopinavir, le ritonavir, le saquinavir);
  • le jus de pamplemousse;
  • la lénalidomide;
  • les médicaments thyroïdiens (par ex. la lévothyroxine, la liothyronine);
  • la méfloquine;
  • le millepertuis;
  • le mitotane;
  • le modafinil;
  • la néfazodone;
  • le nilotinib;
  • la phénytoïne;
  • la primidone;
  • la progestérone;
  • le propranolol;
  • la quinidine;
  • la quinine;
  • la rifabutine;
  • la rifampine;
  • le ropinirole;
  • la somatropine;
  • le sunitinib;
  • le tacrolimus;
  • le tamoxifène;
  • le télaprévir;
  • le témazépam;
  • le ténofovir;
  • le tériflunomide;
  • la thalidomide;
  • les théophyllines (par ex. l'aminophylline, l'oxtriphylline, la théophylline);
  • la tizanidine;
  • le tocilizumab;
  • la trazodone;
  • l'ursodiol;
  • le vérapamil;
  • la vinblastine;
  • la warfarine.

Si vous prenez l'un de ces médicaments, consultez votre médecin ou un pharmacien. Dans votre cas, votre médecin pourrait vous demander de :

  • cesser la prise de l'un des médicaments;
  • remplacer l'un des médicaments par un autre;
  • modifier la manière dont vous prenez l'un des médicaments, ou les deux;
  • ne rien changer du tout.

L'interférence d'un médicament avec un autre n'entraîne pas toujours l'interruption de la prise de l'un d'eux. Demandez à votre médecin quelle est la conduite à tenir en cas d'interactions médicamenteuses.

D'autres médicaments que ceux énumérés précédemment peuvent interagir avec ce médicament. Signalez à votre médecin tout ce que vous prenez, qu'il s'agisse de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de remèdes à base de plantes médicinales. N'oubliez pas de mentionner tout supplément que vous absorbez. Si vous consommez de la caféine, de l'alcool, de la nicotine ou des drogues illicites, vous devriez en avertir votre médecin prescripteur puisque ces substances peuvent modifier l'action de nombreux médicaments.