Comment ce médicament agit-il ? Quels sont ses effets ?

Le méthylphénidate à libération prolongée appartient à la famille des médicaments appelés stimulants. Elle s'utilise pour soigner le trouble de déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Il aide à augmenter l'attention et à diminuer l'agitation des enfants, des adolescents et des adultes pour qui un médecin a posé le diagnostic de TDAH.

D'autres mesures (par ex. des traitements psychologiques, éducatifs et sociaux) sont utilisées conjointement avec le méthylphénidate à libération prolongée et font partie intégrante du programme de traitement du TDAH.

Ce médicament est disponible sous divers noms de marque ou sous différentes présentations. Une marque spécifique de ce médicament n'est peut-être pas offerte sous toutes les formes ni avoir été approuvée contre toutes les affections dont il est question ici. En outre, certaines formes de ce médicament pourraient ne pas être utilisées contre toutes les affections mentionnées dans cet article.

Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce médicament contre une affection qui ne figure pas dans cet article d'information sur les médicaments. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin, ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous prenez ce médicament, consultez-le. Ne cessez pas de prendre ce médicament sans avoir consulté votre médecin au préalable.

Ne donnez pas ce médicament à quiconque, même à quelqu'un qui souffre des mêmes symptômes que les vôtres. Ce médicament pourrait nuire aux personnes pour lesquelles il n'a pas été prescrit.

Sous quelles formes ce médicament se présente-t-il ?

18 mg
Chaque comprimé à libération prolongée, jaune, en forme de capsule, mesurant 5,3 mm de diamètre et 12,0 mm de longueur, portant l'inscription « alza 18 » contient 18 mg de chlorhydrate de méthylphénidate. Ingrédients non médicinaux : acétate de cellulose, acide phosphorique, acide stéarique, acide succinique, butylhydroxytoluène, chlorure de sodium, cire de carnauba, dioxyde de titane, hypromellose, lactose, oxydes de fer synthétiques, oxydes de polyéthylène, poloxamère, polyéthylèneglycol, povidone, propylèneglycol et triacétine.

27 mg
Chaque comprimé à libération prolongée, gris, en forme de capsule, mesurant 5,3 mm de diamètre et 12,0 mm de longueur, portant l'inscription « alza 27 » contient 27 mg de chlorhydrate de méthylphénidate. Ingrédients non médicinaux : acétate de cellulose, acide phosphorique, acide stéarique, acide succinique, butylhydroxytoluène, chlorure de sodium, cire de carnauba, dioxyde de titane, hypromellose, lactose, oxydes de fer synthétiques, oxydes de polyéthylène, poloxamère, polyéthylèneglycol, povidone, propylèneglycol et triacétine.

36 mg
Chaque comprimé à libération prolongée, blanc, en forme de capsule, mesurant 6,8 mm de diamètre et 15,0 mm de longueur, portant l'impression « alza 36 » contient 36 mg de chlorhydrate de méthylphénidate. Ingrédients non médicinaux : acétate de cellulose, acide phosphorique, acide stéarique, acide succinique, butylhydroxytoluène, chlorure de sodium, cire de carnauba, dioxyde de titane, hypromellose, lactose, oxydes de fer synthétiques, oxydes de polyéthylène, poloxamère, polyéthylèneglycol, povidone, propylèneglycol et triacétine.

54 mg
Chaque comprimé à libération prolongée, rouge-brun, en forme de capsule, mesurant 6,8 mm de diamètre et 15,4 mm de longueur, portant l'impression « alza 54 »contient 54 mg de chlorhydrate de méthylphénidate. Ingrédients non médicinaux : acétate de cellulose, acide phosphorique, acide stéarique, acide succinique, butylhydroxytoluène, chlorure de sodium, cire de carnauba, dioxyde de titane, hypromellose, lactose, oxydes de fer synthétiques, oxydes de polyéthylène, poloxamère, polyéthylèneglycol, povidone, propylèneglycol et triacétine.

Comment doit-on employer ce médicament ?

La dose de méthylphénidate à libération prolongée doit être personnalisée en fonction des besoins de la personne pour qui il a été prescrit. La dose initiale est généralement plutôt faible et elle est augmentée progressivement jusqu'à obtention de la dose efficace.

Pour les personnes qui ne reçoivent pas déjà du méthylphénidate à libération prolongée, la dose usuelle de départ est de 18 mg pris 1 fois par jour, le matin, avec ou sans aliments.

Pour les personnes qui prennent actuellement du méthylphénidate à libération prolongée, la dose initiale dépend de la dose du traitement en cours. Des doses quotidiennes supérieures à 72 mg ne sont pas recommandées.

Avalez ce médicament sans croquer ni mâcher, avec de l'eau ou d'autres liquides. N'écrasez pas, ne croquez pas et n'ouvrez pas les comprimés. Ce médicament est conçu pour être libéré dans l'organisme pendant une certaine période de temps. Lorsque les contenus du comprimé sont brisés, le médicament est libéré plus rapidement dans le corps qu'il se doit et cela peut provoquer des réactions indésirables importantes.

Vous pourriez observer une partie du comprimé de méthylphénidate à libération dans vos selles ou, si votre enfant prend le médicament, dans les selles de votre enfant. C'est normal parce que l'enveloppe du médicament ne se dissout pas complètement après la libération du médicament dans le corps.

Plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte pour déterminer la dose dont une personne a besoin : son poids, son état de santé et la prise d'autres médicaments. Si votre médecin a recommandé une dose autre que celles indiquées ici, ne modifiez pas la manière de prendre le médicament sans le consulter au préalable.

Il est important d'utiliser ce médicament conformément aux indications de votre médecin. Si vous oubliez une dose, prenez le médicament dès que vous constatez l'omission et reprenez la suite du traitement aussitôt que possible. Évitez de prendre ce médicament tard dans la journée, car il peut rendre le sommeil difficile. S'il est presque temps de votre prochaine dose, ne vous souciez pas de la dose omise et reprenez le schéma posologique usuel. N'utilisez pas une double dose pour compenser l'omission d'une dose. Si vous hésitez sur la conduite à tenir après avoir omis une dose, demandez conseil à votre médecin ou à un pharmacien.

Conservez ce médicament à la température ambiante, à l'abri de l'humidité et hors de la portée des enfants.

Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.

Dans quels cas ce médicament est-il déconseillé ?

Le méthylphénidate à libération prolongée ne devrait pas être pris dans les circonstances ci-après :

  • une allergie au méthylphénidate ou à l'un des ingrédients du médicament;
  • une affection cardiaque;
  • un durcissement des artères à un stade avancé;
  • un état d'anxiété, de tension ou d'agitation;
  • un glaucome (une élévation de la pression dans l'œil);
  • un hyper fonctionnement de la glande thyroïde;
  • une présence de tics moteurs, du syndrome de Gilles de La Tourette ou d'antécédents familiaux du syndrome de Gilles de La Tourette;
  • une pression artérielle modérément à gravement élevée;
  • une prise d'un inhibiteur de la monoamine oxydase (IMAO; par ex. la phénelzine, la tranylcypromine) au cours des 14 jours précédents.

Quels sont les effets secondaires possibles de ce médicament ?

Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des effets secondaires. Un effet secondaire est une réponse indésirable à un médicament lorsqu'il est pris à des doses normales. Il peut être léger ou grave, temporaire ou permanent.

Les effets secondaires énumérés ci-après ne sont pas ressentis par toutes les personnes qui prennent ce médicament. Si les effets secondaires vous inquiètent, discutez des risques et des bienfaits de ce médicament avec votre médecin.

Au moins 1 % des personnes prenant ce médicament ont signalé les effets secondaires ci-après. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d'eux-mêmes avec le temps.

Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :

  • de l'agitation, un état de nervosité ou de l'anxiété;
  • un assoupissement;
  • des crampes musculaires;
  • des douleurs articulaires;
  • une douleur gastrique;
  • une éruption cutanée ou une démangeaison (légère);
  • des étourdissements;
  • des maux de tête;
  • de la nausée;
  • une perte d'appétit;
  • une sécheresse de la bouche;
  • des troubles du sommeil;
  • des vomissements.

La plupart des effets secondaires figurant ci-après ne surviennent pas très souvent, mais ils pourraient cependant engendrer de graves problèmes si vous ne recevez pas des soins médicaux.

Renseignez-vous auprès de votre médecin au plus tôt si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :

  • des anomalies du champ visuel;
  • un comportement agressif ou hostile;
  • une confusion;
  • un évanouissement;
  • une fièvre;
  • des hallucinations (par ex. l'illusion d'entendre, de voir ou de sentir quelque chose qui n'existe pas réellement);
  • des mouvements musculaires brefs et saccadés ou des tics;
  • des mouvements non contrôlés (secousses, mouvements brefs et saccadés);
  • des pensées ou des comportements anormaux;
  • une pression artérielle élevée;
  • des symptômes de dépression (par ex. un désintérêt envers vos activités habituelles, de la tristesse, des pensées suicidaires);
  • des symptômes de manie (par ex. une exaltation de l'humeur ou de l'irritabilité, une tendance à l'insomnie et des pensées galopantes);
  • de symptômes du syndrome de Raynaud (couleur anormale des doigts et des orteils, la sensation de froid et/ou d'engourdissement);
  • des tics ou des symptômes du syndrome de Gilles de La Tourette (des mouvements subits et involontaires du corps ou une verbalisation soudaine et non contrôlée).

Cessez de prendre le médicament et sollicitez immédiatement des soins médicaux s'il se produit une réponse comme :

  • des convulsions (crises épileptiques);
  • une érection du pénis prolongée (durant plus de 4 heures) et douloureuse;
  • des pensées de suicide ou d'automutilation;
  • des signes d'un accident vasculaire cérébral (par ex. des maux de tête soudains ou intenses; une perte de coordination soudaine; des anomalies du champ visuel; un trouble de l'élocution soudain; ou l'apparition inexpliquée de faiblesse, d'engourdissements ou de douleur dans un bras ou une jambe);
  • des signes d'une grave réaction allergique (une difficulté respiratoire, de l'urticaire, une boursouflure du visage, une enflure des lèvres, des yeux, de la bouche ou de la gorge);
  • des signes d'une grave réaction cutanée (comme des cloques, une desquamation, une éruption cutanée recouvrant une grande région du corps, une éruption cutanée qui s'étend rapidement ou une éruption cutanée accompagnée d'une fièvre ou d'une gêne);
  • des signes subites de problèmes cardiaques (par ex. un rythme cardiaque rapide, des palpitations, une douleur thoracique, un essoufflement, un évanouissement).

Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés. Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous employez ce médicament.

Existe-t-il d'autres précautions d'emploi ou mises en garde ?

Avant d'employer un médicament, ne manquez pas d'informer votre médecin des troubles médicaux ou des allergies que vous pourriez avoir, des médicaments que vous utilisez et de tout autre fait important au sujet de votre santé. Les femmes devraient mentionner si elles sont enceintes ou si elles allaitent. Ces facteurs pourraient avoir une influence sur la façon dont vous devriez employer ce médicament.

AVIS DE SANTÉ CANADA

21 avril 2015

Santé Canada a émis de nouveaux renseignements sur l'utilisation du méthylphénidate à libération prolongée. Pour lire le rapport dans son intégralité, rendez-vous au site Web de Santé Canada à l'adresse http://www.hc-sc.gc.ca.

Un avis précédent sur l'utilisation du méthylphénidate à libération prolongée avait été émis le 30 mars 2015. Pour lire dans son intégralité l'avis de Santé Canada, rendez-vous au site Web de Santé Canada à l'adresse www.hc-sc.gc.ca.

Activité physique : les personnes qui pratiquent des exercices physiques épuisants, ou qui se livrent à des activités vigoureuses, devraient consulter leur médecin avant de prendre le méthylphénidate à libération prolongée. La combinaison d'exercices vigoureux et des effets du méthylphénidate sur le cœur et la pression artérielle peut augmenter le risque de mort subite.

Arrêt de croissance : On a remarqué que l'utilisation prolongée de stimulants comme le méthylphénidate influait sur la croissance des enfants. On ignore si le méthylphénidate à libération prolongée cause le blocage de la croissance (par ex. une taille ou un poids inférieur à la moyenne). La croissance des enfants qui suivent un traitement de longue durée devrait faire l'objet d'une surveillance médicale stricte. Leur médecin pourrait recommander une « fenêtre thérapeutique » lorsque le médicament n'est pas donné pendant les fins de semaine ou durant les vacances scolaires.

Arrêt du médicament : consultez votre médecin avant de cesser de prendre ce médicament.

Crises épileptiques : on a constaté que le méthylphénidate à libération prolongée pouvait accroître le risque de crises épileptiques, et que les personnes qui avaient eu des crises épileptiques par le passé y étaient particulièrement susceptibles. Si vous avez des antécédents d'épilepsie ou d'affections médicales qui augmentent le risque de convulsions, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Comportement suicidaire ou agité : les personnes qui prennent ce médicament pourraient ressentir de l'agitation (de l'impatience, de l'anxiété, agressivité, des émotions fortes et le sentiment de ne pas être elles-mêmes), ou elles pourraient vouloir se faire du mal ou faire du mal à quelqu'un. Ces symptômes sont susceptibles de se produire dans les semaines qui suivent l'amorce du traitement par ce médicament. Si vous ressentez ces effets secondaires ou s'il vous semble qu'ils touchent un membre de votre famille qui emploie ce médicament, prenez contact avec votre médecin immédiatement. Pendant que vous prenez ce médicament, votre médecin doit vous suivre de près pour détecter des changements émotionnels et comportementaux.

Dépendance au médicament : l'utilisation de méthylphénidate par des enfants ou des adolescentes ne semble pas être accompagnée par une augmentation du risque d'assuétude. L'abus du méthylphénidate est toutefois possible chez certaines personnes. L'utilisation régulière à long terme peut mener à de forts niveaux de tolérance et à de la dépendance psychologique et à une grande variété de comportements anormaux. Les personnes qui ont des antécédents de pharmacodépendance ou d'alcoolodépendance devraient faire l'objet d'une surveillance médicale stricte pendant qu'elles prennent ce médicament.

Fenêtres thérapeutiques : il est parfois utile d'arrêter l'administration du méthylphénidate afin de déterminer si son utilisation est toujours nécessaire pour atténuer les symptômes du TDAH. Demandez à votre médecin si une fenêtre thérapeutique (ne pas utiliser ce médicament pendant les congés scolaires) pourrait être appropriée pour votre enfant ou pour vous-même. N'arrêtez pas de prendre ce médicament sans en avoir parlé au préalable avec votre médecin.

Pression artérielle : ce médicament peut élever la pression artérielle. Si votre pression artérielle est élevée ou si vous êtes atteint de problèmes cardiaques, consultez votre médecin avant de prendre ce médicament.

Problèmes cardiaques et pression artérielle : ce médicament peut accroître la fréquence cardiaque et élever la pression artérielle. Il peut aussi accroître le risque de mort subite des personnes ayant des problèmes cardiaques. Ce médicament ne devrait généralement pas être utilisé par les personnes ayant des anomalies cardiaques structurelles préexistantes (comme un cœur d'une taille anormale, des valvules cardiaques absentes ou fonctionnant mal, des problèmes de communication entre les vaisseaux sanguins irriguant le cœur) ou des antécédents familiaux de mort subite ou de mort cardiaque. L'utilisation du méthylphénidate peut augmenter le risque d'accident vasculaire cérébral, en particulier pour les personnes qui ont déjà subi un tel événement et chez celles qui sont prédisposées à ce type d'affection.

Les personnes prenant plus d'un stimulant contre le TDAH devraient faire l'objet d'une surveillance médicale stricte.

Une utilisation inappropriée du méthylphénidate peut également être associée à une mort subite et à d'autres effets indésirables importants sur le cœur.

Problèmes d'estomac et d'intestins : ce médicament ne devrait pas être utilisé par les personnes atteintes de certains problèmes touchant l'estomac ou l'intestin (par ex. le rétrécissement du calibre de l'intestin, le syndrome de l'intestin court, des antécédents de péritonite, la fibrose kystique, une pseudo-obstruction intestinale chronique ou le diverticule de Meckel).

Somnolence ou vigilance réduite : ce médicament peut causer des étourdissements et influer sur votre capacité à conduire un véhicule ou à faire fonctionner des machines. Évitez les activités qui exigent de la vigilance si le médicament est susceptible de vous toucher de cette façon.

Transformations de l'humeur ou du comportement : on a signalé des cas d'agitations, d'hallucinations, des symptômes de dépression et des pensées autodestructrices chez les personnes qui prennent ce médicament. Si vous ressentez ces effets secondaires ou s'il vous semble qu'ils touchent un membre de votre famille qui emploie ce médicament, prenez contact avec votre médecin immédiatement. Pendant que vous prenez ce médicament, votre médecin doit vous suivre de près pour détecter des changements émotionnels et comportementaux.

Tics : l'utilisation de ce médicament peut provoquer l'apparition de tics ou l'aggravation de tics moteurs ou verbaux. Si vous êtes atteint du syndrome de Gilles de la Tourette ou si des tics apparaissent pendant que vous prenez ce médicament, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament.

Utilisation prolongée : s'il est prévu que vous utiliserez le méthylphénidate à libération prolongée pendant une longue période de temps, votre médecin vous demandera de faire mesurer votre pression artérielle et de subir des examens cardiaques régulièrement tout comme de vous soumettre à des analyses de laboratoire pour suivre vos paramètres sanguins et hépatiques.

Vision : les personnes qui ont pris de la méthylphénidate à libération prolongée ont rarement subi des anomalies du champ visuel. Si vous remarquez un changement quelconque en ce qui concerne votre vision, communiquez avec votre médecin.

Grossesse : ce médicament ne devrait pas s'utiliser durant la grossesse à moins que les bienfaits priment les risques. Si une grossesse advient pendant que vous utilisez ce médicament, prenez contact avec votre médecin immédiatement.

Allaitement : ce médicament passe dans le lait maternel. Si vous employez ce médicament pendant que vous allaitez, votre bébé pourrait en ressentir les effets. Consultez votre médecin pour savoir si vous devriez continuer l'allaitement.

Enfants : ni l'innocuité ni l'efficacité de ce médicament n'a été établie en ce qui concerne les enfants âgés de moins de 6 ans. Les enfants appartenant à ce groupe d'âge ne devraient pas utiliser le méthylphénidate à libération prolongée.

D'autres agents peuvent-ils interagir avec ce médicament ?

Il pourrait se produire une interaction entre le méthylphénidate à libération contrôlée et l'un des agents ci-après :

  • l'alcool;
  • les amphétamines (par ex. la dextroamphétamine, la lisdexamfétamine);
  • les antiacides (par ex. l'hydroxyde d'aluminium, le carbonate de calcium, l'hydroxyde de magnésium);
  • les antidépresseurs tricycliques (par ex. l'amitriptyline, l'imipramine, la nortriptyline);
  • les antipsychotiques (par ex. la chlorpromazine, l'halopéridol, la quétiapine, la rispéridone);
  • d'autres médicaments contre le TDAH;
  • la caféine;
  • la carbamazépine;
  • la clonidine;
  • les décongestionnants; (par ex., la phényléphrine, la pseudoéphédrine;)
  • la dipivéfrine;
  • l'épinéphrine;
  • le formotérol;
  • la fosphénytoïne;
  • la guanfacine;
  • l'indacatérol;
  • les inhibiteurs de la monoamine oxydase (MAO) (par ex. la phénelzine, la sélégiline, la tranylcypromine);
  • les inhibiteurs de la pompe à protons (par ex. le lansoprazole, l'oméprazole);
  • les inhibiteurs des récepteurs H2 de l'histamine (par ex. la famotidine, la ranitidine);
  • le linézolide;
  • les médicaments antiparkinsoniens (par ex. la bromocriptine, la lévodopa, le pramipéxole, le ropinirole);
  • les médicaments qui font diminuer l'appétit (par ex. la phentermine);
  • l'atomoxétine;
  • des médicaments pour abaisser la pression artérielle;
  • le méthyldopa;
  • le phénobarbital;
  • la phénytoïne;
  • la primidone;
  • la pseudoéphédrine;
  • le salbutamol;
  • le salmétérol;
  • la terbutaline;
  • la théophylline;
  • la xylométazoline.
  • la warfarine.

Si vous prenez l'un de ces médicaments, consultez votre médecin ou un pharmacien. Dans votre cas, votre médecin pourrait vous demander de :

  • cesser la prise de l'un des médicaments;
  • remplacer l'un des médicaments par un autre;
  • modifier la manière dont vous prenez l'un des médicaments, ou les deux;
  • ne rien changer du tout.

L'interférence d'un médicament avec un autre n'entraîne pas toujours l'interruption de la prise de l'un d'eux. Dans bien des cas, les interactions sont voulues ou font l'objet d'un suivi minutieux. Demandez à votre médecin quelle est la conduite à tenir en cas d'interactions médicamenteuses.

D'autres médicaments que ceux énumérés précédemment peuvent interagir avec ce médicament. Signalez à votre médecin tout ce que vous prenez, qu'il s'agisse de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de remèdes à base de plantes médicinales. N'oubliez pas de mentionner tout supplément que vous absorbez. Si vous consommez de la caféine, de l'alcool, de la nicotine ou des drogues illicites, vous devriez en avertir votre médecin prescripteur puisque ces substances peuvent modifier l'action de nombreux médicaments.