Comment ce médicament agit-il ? Quels sont ses effets ?

Les œstrogènes conjugués appartiennent à la classe des médicaments constituant une méthode thérapeutique appelée œstrogénothérapie substitutive. L'œstrogène est une hormone féminine qui provient des ovaires. Lorsque la ménopause survient, la sécrétion hormonale diminue et les symptômes de la ménopause sont susceptibles de s'installer. Les œstrogènes conjugués sont des hormones qui remplacent l'œstrogène et s'utilisent pour prendre en charge les symptômes de la ménopause comme les saignements utérins anormaux, les bouffées de chaleur, la transpiration et les frissons. Lorsqu'on le combine à un régime alimentaire approprié, à des suppléments de calcium et à de l'exercice, ce médicament peut aussi aider à traiter et à prévenir l'ostéoporose causée par une déficience en œstrogènes.

Les femmes qui n'éprouvent pas les symptômes de la ménopause ne devraient utiliser ce médicament que si elles courent un risque aggravé d'ostéoporose et ne peuvent pas employer d'autres médicaments normalement donnés pour prévenir l'ostéoporose. Ce médicament peut aussi s'utiliser pour soigner une affection comme une atrophie vaginale ou une vaginite atrophique (caractérisées par une diminution du volume des tissus vaginaux), mais si ces femmes n'ont aucun autre symptôme de ménopause, l'application d'un produit à base d'œstrogènes (comme la crème) sur la peau pourrait constituer un choix plus judicieux. Ce médicament peut parfois remplacer les hormones œstrogènes quand le corps ne peut plus en produire, et servir de traitement pour les hommes atteints d'un cancer de la prostate évolutif quand d'autres traitements ont échoué.

Ce médicament est disponible sous divers noms de marque ou sous différentes présentations, ou les deux. Une marque spécifique de ce médicament n'est peut-être pas offerte sous toutes les formes ni avoir été approuvée contre toutes les affections dont il est question ici. En outre, certaines formes de ce médicament pourraient ne pas être utilisées contre toutes les affections mentionnées dans cet article.

Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce médicament contre une affection qui ne figure pas dans cet article d'information sur les médicaments. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin, ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous prenez ce médicament, consultez-le. Ne cessez pas de prendre ce médicament sans avoir consulté votre médecin au préalable.

Ne donnez pas ce médicament à quiconque, même à quelqu'un qui souffre des mêmes symptômes que les vôtres. Ce médicament pourrait nuire aux personnes pour lesquelles il n'a pas été prescrit.

Sous quelles formes ce médicament se présente-t-il ?

0,625 mg
Chaque comprimé dragéifié ovale, bordeaux, contient 0,625 mg d'œstrogènes conjugués D.N.C. Ingrédients non médicinaux : carbonate de calcium, phosphate de calcium, sulfate de calcium, cire de carnauba, dioxyde de silice colloïdale, lactose, carbonate de magnésium, AD et C bleu nº 2, AD et C rouge nº 40, méthylparabène, cellulose microcristalline, povidone, benzoate de sodium, amidon, saccharose, talc, dioxyde de titane, acide stéarique et cire blanche.

Comment doit-on employer ce médicament ?

La dose recommandée d'œstrogènes conjugués pour adultes varie entre 0,3 mg et 1,25 mg par jour, en fonction du trouble traité. La dose initiale habituellement recommandée pour les adultes est de 0,3 mg par jour et celle-ci peut être graduellement augmentée jusqu'à ce que vous obteniez une atténuation de vos symptômes. Il est préférable que ce médicament soit pris à la plus faible dose efficace et que la durée du traitement soit aussi courte que possible. Il importe que votre médecin effectue régulièrement des examens afin de déterminer si la prise de ce médicament s'impose encore. Les comprimés peuvent être pris tous les jours ou selon un cycle, par exemple 25 jours de traitement par mois et 5 jours d'arrêt.

Les femmes dont l'utérus n'a pas été enlevé devraient aussi prendre un progestatif (un autre type d'hormone féminine qui protège l'utérus des effets potentiellement nocifs produits par l'œstrogène) pendant 10 à 14 jours chaque mois ou tous les jours (selon la concentration du médicament et selon qu'on veut avoir des menstruations ou non). Consultez votre médecin ou votre pharmacien sur les avantages et les désavantages des différents schémas posologiques de l'œstrogène et du progestatif.

Les œstrogènes conjugués peuvent se prendre avec ou sans aliments. Avalez les comprimés entiers, ne les divisez pas, ne les cassez pas et ne les mâchez pas.

Plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte pour déterminer la dose dont une personne a besoin : son poids, son état de santé et la prise d'autres médicaments. Si votre médecin a recommandé une dose autre que celles indiquées ici, ne modifiez pas la manière de prendre le médicament sans le consulter au préalable.

Il est important d'utiliser ce médicament conformément aux indications de votre médecin. Si vous oubliez une dose, prenez le médicament dès que vous constatez l'omission et reprenez la suite du traitement aussitôt que possible. S'il est presque temps de votre prochaine dose, ne vous souciez pas de la dose omise et reprenez le schéma posologique usuel. N'utilisez pas une double dose pour compenser l'omission d'une dose. Si vous hésitez sur la conduite à tenir après avoir omis une dose, demandez conseil à votre médecin ou à un pharmacien.

Conservez ce médicament à la température ambiante, à l'abri de la lumière et de l'humidité et hors de la portée des enfants.

Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.

Dans quels cas ce médicament est-il déconseillé ?

Abstenez-vous d'employer les œstrogènes conjugués dans les circonstances ci-après :

  • un accident vasculaire cérébral, une crise cardiaque ou une insuffisance coronaire;
  • une allergie aux œstrogènes conjugués ou à l'un des ingrédients du médicament;
  • des antécédents de tumeurs, confirmées ou soupçonnées dont la croissance est attribuable à l'œstrogène, comme un cancer du sein ou un cancer utérin;
  • une grossesse confirmée ou soupçonnée;
  • une hyperplasie de l'endomètre (un épaississement de la muqueuse qui tapisse la paroi de l'utérus);
  • une maladie du foie ou des troubles hépatiques évolutifs;
  • une perte partielle ou totale de la vision causée par une maladie des yeux d'origine vasculaire;
  • la présence de certains troubles héréditaires de la coagulation (par ex. une déficience en protéine C, protéine S ou en antithrombine);
  • la présence de migraines accompagnées ou non d'une aura;
  • un saignement vaginal anormal de cause inconnue;
  • une thrombophlébite, une thrombose, ou des troubles thromboemboliques (troubles de la coagulation sanguine) évolutifs.

Quels sont les effets secondaires possibles de ce médicament ?

Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des effets secondaires. Un effet secondaire est une réponse indésirable à un médicament lorsqu'il est pris à des doses normales. Il peut être léger ou grave, temporaire ou permanent. Les effets secondaires énumérés ci-après ne sont pas ressentis par toutes les personnes qui prennent ce médicament. Si les effets secondaires vous inquiètent, discutez des risques et des bienfaits de ce médicament avec votre médecin.

Au moins 1 % des personnes prenant ce médicament ont signalé les effets secondaires ci-après. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d'eux-mêmes avec le temps.

Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :

  • des changements de la libido;
  • des crampes dans la partie inférieure de l'abdomen;
  • une diarrhée (légère);
  • des étourdissements (légers);
  • des fluctuations du poids corporel;
  • des maux de tête (légers);
  • une migraine;
  • de la nausée;
  • un noircissement de la peau;
  • une perte d'appétit;
  • le port des verres de contact cause des problèmes;
  • une sensation de ballonnement abdominal;
  • des vomissements (habituellement après l'ingestion de fortes doses).

La plupart des effets secondaires figurant ci-après ne surviennent pas très souvent, mais ils pourraient cependant engendrer de graves problèmes si vous ne consultez pas votre médecin ou si vous ne recevez pas des soins médicaux.

Renseignez-vous auprès de votre médecin au plus tôt si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :

  • une anomalie du saignement vaginal (un saignotement, des hémorragies utérines, un saignement prolongé ou plus important, ou un arrêt complet des menstruations);
  • des battements de cœur rapides ou très forts;
  • des changements dans les seins (des grosseurs, une enflure, un écoulement);
  • une éruption cutanée ou des démangeaisons;
  • une première migraine;
  • des signes attribuables à des problèmes de la vésicule biliaire (par ex. une douleur intense à la partie supérieure droite de l'abdomen, une douleur ressentie entre les omoplates, de la nausée, des vomissements);
  • des signes de troubles hépatiques (par ex. de la nausée, des vomissements, de la diarrhée, une perte de l'appétit, une perte de poids, le jaunissement de la peau ou du blanc des yeux, une urine sombre, des selles claires);
  • des signes de dépression (par ex. un manque de concentration, des fluctuations pondérales, des changements du sommeil, désintérêt à l'égard de nombreuses activités, des pensées suicidaires);
  • des signes attribuables à une rétention de liquides (par ex. de l'enflure des pieds et de la partie inférieure des jambes, une prise de poids soudaine);
  • des symptômes d'un taux de sucre sanguin élevé (par ex. des émissions de l'urine fréquentes, une soif accrue, un appétit excessif, une perte de poids inexpliquée, des plaies qui cicatrisent mal, des infections, une haleine fruitée);
  • des symptômes associés à l'augmentation de la pression artérielle (par ex. des maux de tête, des étourdissements, des problèmes visuels, de l'essoufflement).

Cessez de prendre le médicament et sollicitez immédiatement des soins médicaux s'il se produit une réponse comme :

  • une aggravation des crises d'asthme (par ex. une respiration sifflante, un essoufflement, une toux, une difficulté respiratoire);
  • des signes d'une grave réaction allergique (par ex. des crampes abdominales, une difficulté respiratoire, de la nausée et des vomissements, ou une boursouflure du visage et une enflure de la gorge);
  • une soudaine perte de la vision, partielle ou totale;
  • des symptômes d'un accident vasculaire cérébral (par ex. une subite faiblesse [même si la faiblesse n'est que passagère] ou un engourdissement ressenti au visage, dans un bras ou une jambe; une subite difficulté à parler; une subite confusion; des anomalies subites du champ visuel; d'intenses maux de tête inaccoutumés survenant brusquement ou un étourdissement soudain ou des troubles de l'équilibre);
  • des symptômes d'une crise cardiaque (par ex. une douleur ou une gêne subite dans le thorax, le cou, la mâchoire, l'épaule, le bras ou le dos; un essoufflement; de la nausée ou des vomissements; une peau froide et moite; et de l'anxiété ou du déni);
  • des symptômes déclenchés par un caillot de sang dans un poumon (par ex. une douleur thoracique aiguë, une toux avec expectoration sanglante, ou un essoufflement soudain);
  • des symptômes déclenchés par un caillot de sang dans une jambe (par ex. une douleur aiguë dans le pied ou une enflure des jambes, de la douleur, une rougeur ou une douleur à la pression).

Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés. Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous employez ce médicament.

Existe-t-il d'autres précautions d'emploi ou mises en garde ?

Avant d'employer un médicament, ne manquez pas d'informer votre médecin des troubles médicaux ou des allergies que vous pourriez avoir, des médicaments que vous utilisez et de tout autre fait important au sujet de votre santé. Les femmes devraient mentionner si elles sont enceintes ou si elles allaitent. Ces facteurs pourraient avoir une influence sur la façon dont vous devriez employer ce médicament.

Veuillez tenir compte des renseignements importants ci-après sur l'œstrogène :

L'étude américaine Women's Health Initiative ou WHI a révélé la présence d'un risque accru de crise cardiaque, d'accident vasculaire cérébral, de cancer du sein, de formation de caillots sanguins dans les poumons et les veines de la jambe pour les femmes ménopausées qui avaient été traitées pendant 5 ans avec 0,625 mg d'œstrogènes équins conjugués et 2,5 mg de médroxyprogestérone comparativement aux femmes prenant des comprimés de sucre.

Par conséquent,

  • la prise d'œstrogènes, avec ou sans progestatifs, devrait s'effectuer à la plus faible dose efficace pour le soulagement des symptômes de la ménopause durant la plus courte période possible selon les indications de votre médecin traitant;
  • Les œstrogènes avec ou sans progestines ne devraient pas s'utiliser pour prévenir une maladie cardiaque, une crise cardiaque ni des accidents vasculaires cérébraux.

Affection hépatique : en cas de troubles hépatiques actuels ou passés, vous devriez faire l'objet d'une surveillance médicale spécifique pendant que vous employez ce médicament. Ne manquez pas d'avertir votre médecin si vous avez eu des troubles hépatiques à un moment donné.

Si vous observez la survenue de symptômes de troubles hépatiques comme de la fatigue, une sensation de malaise, une perte de l'appétit, de la nausée, le jaunissement de la peau ou du blanc des yeux, une urine foncée, des selles claires, une douleur abdominale, ou une enflure et une démangeaison cutanée, prenez contact avec votre médecin immédiatement.

Affection rénale : les personnes atteintes d'une maladie du rein devraient faire l'objet d'une surveillance médicale pendant qu'elles ont recours à l'œstrogène.

Affection de la vésicule biliaire : on a signalé une augmentation du risque de maladie de la vésicule biliaire chez les femmes ménopausées qui prenaient des œstrogènes par voie orale. Si vous avez des antécédents de maladie de la vésicule biliaire, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique. Si vous subissez des symptômes attribuables à une maladie de la vésicule biliaire comme des douleurs abdominales, possiblement accompagnées de fièvre et de frissons, communiquez dès que possible avec votre médecin.

Analyses de laboratoire : l'œstrogène peut fausser l'interprétation des résultats de certaines épreuves de laboratoire.

Autres troubles médicaux : les personnes atteintes d'hypocalcémie (un faible taux de calcium dans le sang), de lupus, d'une phlébite ou de porphyrie devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, comment leur affection pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Cancer : certaines études ont démontré que l'œstrogénothérapie substitutive peut augmenter le risque de cancer du sein, de l'ovaire et de l'endomètre. Bien que la prise d'un progestatif au moment approprié en même temps que les œstrogènes réduise le risque de cancer de l'endomètre au même niveau que celui d'une femme qui ne prend pas d'œstrogènes, elle ne semble pas réduire le risque de cancer du sein ou de l'ovaire. Avant de commencer à prendre ce médicament, discutez à votre médecin de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Les femmes qui prennent des œstrogènes devraient faire l'objet d'examens réguliers et devraient apprendre à s'autoexaminer les seins. En se basant sur votre âge, vos facteurs de risque et les résultats des clichés mammaires précédents, votre médecin pourrait aussi vous conseiller de faire effectuer régulièrement des clichés mammaires. Discutez des bienfaits et des risques avec votre médecin afin de pouvoir faire un choix éclairé sur l'emploi de ce médicament.

Cholestérol : les œstrogènes pris par voie orale peuvent provoquer une hausse du taux de triglycérides sanguins. Si votre taux de cholestérol sanguin est élevé, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Convulsions : la prise d'œstrogènes peut provoquer une augmentation dans la fréquence des convulsions. Si vous avez des antécédents d'épilepsie ou d'affections médicales qui augmentent le risque de convulsions, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Démence : les femmes de plus de 65 ans qui reçoivent des œstrogènes, avec ou sans progestatifs, peuvent courir un risque accru de démence (perte de la mémoire et de la fonction intellectuelle). Si vous avez plus de 65 ans, vous ferez l'objet d'une surveillance médicale stricte ciblant la perte de mémoire et l'affaiblissement des fonctions intellectuelles.

Dépression : il est connu que les œstrogènes causent des fluctuations de l'humeur et des symptômes de dépression. Si vous souffrez de dépression ou avez des antécédents de dépression, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique. Si vous présentez des symptômes de dépression (comme un manque de concentration, un changement de poids, un changement touchant le sommeil ou une perte d'intérêt envers vos activités) ou si vous constatez qu'un membre de la famille traité par ce médicament présente ces symptômes, communiquez avec votre médecin au plus tôt.

Diabète : les œstrogènes peuvent provoquer des changements du contrôle de la glycémie pour les personnes atteintes du diabète ou chez celles qui possèdent des facteurs de risque pour cette maladie. Si vous êtes atteint de diabète ou si vous êtes prédisposé au diabète, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Les personnes qui sont atteintes du diabète (ou qui sont prédisposées à cette affection) doivent suivre de près leurs taux de glucose sanguin  pour détecter les changements de leur glycémie.

Examen physique régulier : pendant que vous suivez un traitement par ce médicament, ne manquez pas de faire effectuer des examens physiques à intervalles réguliers, tout particulièrement des examens du sein et des clichés mammaires, comme recommandé par votre médecin.

Fibromes : ce médicament peut aggraver les fibromes en provoquant une soudaine augmentation de volume, une douleur, ou de la douleur à la pression. Si vous observez ces effets, communiquez avec votre médecin.

Maladie cardiaque et accident vasculaire cérébral : certaines études ont mis en évidence un risque accru de maladie cardiaque et d'accident vasculaire cérébral imputable à la prise d'œstrogène (avec ou sans progestatifs) parmi les femmes postménopausiques. Pendant que vous prenez ce médicament, obtenez immédiatement des soins médicaux si vous avez des symptômes de crise cardiaque (une douleur ou un serrement ou encore un sentiment d'oppression à la poitrine, de la transpiration, des nausées, un sentiment de perte imminente) ou d'accident vasculaire cérébral (l'apparition soudaine d'étourdissements, d'un mal de tête, d'une perte de la parole, de changements visuels, d'une faiblesse ou d'un engourdissement dans les bras et les jambes).

Maladie thyroïdienne : l'utilisation d'œstrogènes peut augmenter la quantité d'hormone thyroïdienne nécessaire au bon fonctionnement de votre corps. Si vous êtes atteinte d'hypothyroïdie (si vous avez de faibles quantités d'hormone thyroïdienne dans votre organisme) et que vous avez besoin d'œstrogènes, il se peut que vous deviez prendre une quantité supplémentaire d'hormone thyroïdienne pour continuer à fonctionner normalement. Discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Migraines : les femmes qui subissent des migraines peuvent courir un risque accru d'accident vasculaire cérébral lorsqu'elles prennent des œstrogènes conjugués. Si vous subissez des migraines accompagnées d'aura, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Pression artérielle : un petit nombre de personnes qui ont pris ce médicament ont signalé une élévation de la pression artérielle. Des examens médicaux effectués à intervalle régulier sont recommandés. Si vous avez une pression artérielle élevée, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Rétention d'eau : l'œstrogène peut causer la rétention d'eau. Cela peut s'avérer dangereux pour les femmes atteintes d'affections cardiaques ou rénales, d'épilepsie ou d'asthme. Si vous souffrez de l'une de ces affections, vous devriez discuter avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Si vous constatez que vos symptômes associés à ces affections s'accentuent, communiquez avec votre médecin.

Troubles de la coagulation du sang : quiconque ayant une thrombophlébite  active (inflammation d'une veine menant à un caillot) ou des troubles thromboemboliques (troubles de la coagulation du sang et anomalies de la circulation) ne devrait pas utiliser d'œstrogènes. Quelques études ont suggéré que les femmes en santé sous hormonothérapie courent un risque accru de caillots de sang dans l'aine, les jambes ou les poumons (troubles nommés thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire.

Les femmes dont les veines sont fortement variqueuses ou qui sont très obèses et celles qui doivent rester alitées pendant 3 semaines ou plus sont généralement considérées comme plus prédisposées à la formation de caillots sanguins.

Si vous avez des antécédents familiaux de troubles thromboemboliques (décrits auparavant), ou si vous avez eu un caillot de sang durant une grossesse ou quand vous preniez des œstrogènes, signalez-le à votre médecin, car vous devriez faire l'objet d'une stricte surveillance médicale. Les femmes atteintes de certaines maladies comme les accidents vasculaires cérébraux ou les maladies coronariennes (comme l'angine) doivent faire preuve de prudence lorsqu'il est question d'utiliser des œstrogènes et ne le faire qu'en cas de grand besoin.

Grossesse : l'œstrogène ne devrait pas s'utiliser durant une grossesse. Si une grossesse advient pendant que vous utilisez ce médicament, prenez contact avec votre médecin immédiatement.

Allaitement : lorsque les mères qui allaitent en prennent, les œstrogènes sont transmis dans le lait maternel et provoquent une réduction de la quantité et de la qualité du lait produit. Si vous employez ce médicament pendant que vous allaitez, votre bébé pourrait en ressentir les effets. Consultez votre médecin pour savoir si vous devriez continuer l'allaitement.

Enfants : ni l'innocuité ni l'efficacité de ce médicament n'a été établie en ce qui concerne les enfants.

D'autres agents peuvent-ils interagir avec ce médicament ?

Il pourrait se produire une interaction entre les  œstrogènes conjugués et l'un des agents ci-après :

  • les antidiabétiques (par ex. l'insuline, le glyburide);
  • l'apixaban;
  • l'argatroban;
  • l'aripiprazole;
  • les barbituriques (par ex. le phénobarbital);
  • le bosentan;
  • la carbamazépine;
  • le célécoxib;
  • le chou palmiste nain;
  • les corticostéroïdes (par ex. la dexaméthasone, l'hydrocortisone, la prednisolone, la prednisone);
  • la cyclosporine;
  • le dabigatran;
  • le dabrafénib;
  • le déférasirox;
  • les fèves de soya;
  • l'héparine;
  • les héparines de faible poids moléculaire (par ex. la daltéparine, l'énoxaparine, la tinzaparine);
  • l'hyaluronidase;
  • les hypotenseurs (par ex. le propranolol, l'énalapril, le diltiazem);
  • les inhibiteurs non-nucléosidiques de la transcriptase inverse du VIH (INNTIs; par ex. la delavirdine, l'éfavirenz, l'étravirine, la névirapine);
  • la lénalidomide;
  • les médicaments thyroïdiens (par ex. la lévothyroxine, la liothyronine);
  • le millepertuis;
  • l'oxcarbazépine;
  • la phénylbutazone;
  • la phénytoïne;
  • la primidone;
  • la rifabutine;
  • la rifampine;
  • le rivaroxaban;
  • le ropinirole;
  • la somatropine;
  • la théophylline;
  • le tipranavir;
  • le tocilizumab.
  • l'ursodiol;
  • la warfarine.

Si vous prenez l'un de ces médicaments, consultez votre médecin ou un pharmacien. Dans votre cas, votre médecin pourrait vous demander de :

  • cesser la prise de l'un des médicaments;
  • remplacer l'un des médicaments par un autre;
  • modifier la manière dont vous prenez l'un des médicaments, ou les deux;
  • ne rien changer du tout.

L'interférence d'un médicament avec un autre n'entraîne pas toujours l'interruption de la prise de l'un d'eux. Demandez à votre médecin quelle est la conduite à tenir en cas d'interactions médicamenteuses.

D'autres médicaments que ceux énumérés précédemment peuvent interagir avec ce médicament. Signalez à votre médecin tout ce que vous prenez, qu'il s'agisse de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de remèdes à base de plantes médicinales. N'oubliez pas de mentionner tout supplément que vous absorbez. Si vous consommez de la caféine, de l'alcool, de la nicotine ou des drogues illicites, vous devriez en avertir votre médecin prescripteur puisque ces substances peuvent modifier l'action de nombreux médicaments.