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État de stress post-traumatique

(Stress post-traumatique, ESPT)

Description

L'état de stress post-traumatique, ou ESPT, est le nouveau nom donné à une maladie très ancienne. Au début du XXe siècle, on parlait de « psychose traumatique » ou « fatigue de combat ». Avant cela, elle n'avait pas de nom. Dans un cas d'ESPT, le témoin ou la victime d'un événement ou d'une tragédie terrible est tellement hanté par le souvenir de cet événement que sa santé et sa personnalité en sont affectées.

Les recherches portent à croire que près de 10 % de la population sera affectée un jour ou l'autre par l'ESPT. Les femmes risquent 2 fois plus d'en être affectées que les hommes. La nature spécifique du traumatisme joue un rôle important dans la répartition par sexe. Les femmes victimes d'une attaque physique ou menacées avec une arme développeront plus probablement un ESPT que les hommes ayant subi le même traumatisme. En revanche, les femmes victimes d'une agression sexuelle développent l'ESPT moins souvent que les hommes qui subissent une telle agression.

Alors qu'environ 50 % de la population est exposée à des risques de traumatismes graves à un moment ou un autre de sa vie, moins de 20 % de ces personnes développeront l'ESPT.

Causes

Le genre d'événements pouvant déclencher un ESPT était traditionnellement limité aux situations les plus violentes et catastrophiques, comme un accident d'avion, une fusillade ou l'effondrement d'un bâtiment après un tremblement de terre ou un bombardement. La guerre est la cause principale de ce traumatisme et en Amérique du Nord, la plus grande catégorie de personnes souffrant d'ESPT sont les vétérans des différentes guerres. L'essentiel de ce que nous savons au sujet de ce syndrome provient d'études faites auprès d'anciens soldats.

Plus récemment, la définition s'est élargie. Les personnes violées et celles qui ont subi un abus physique ou sexuel sont susceptibles de réagir de la même manière que celles qui ont été témoins d'un carnage ou qui ont échappé à une mort violente. Dans ce contexte, l'ESPT chez les enfants fait l'objet d'une attention toute particulière, car ils sont particulièrement susceptibles de développer les symptômes liés à cette affection.





Symptômes et Complications

Les manifestations les plus évidentes chez un sujet souffrant d'ESPT sont l'introversion et la tristesse. Les personnes atteintes de ce syndrome sont incapables de prendre plaisir aux choses qui leur plaisaient auparavant. Elles évitent la compagnie des autres et deviennent généralement plus passives. Elles cherchent à éviter le plus possible tout ce qui pourrait déclencher des souvenirs de l'événement traumatisant. Une personne atteinte d'ESPT peut, en plein milieu d'une conversation, sembler distraite, distante et repliée sur elle-même. On constate parfois chez les soldats un « regard vague et fixe ». C'est le signe que des souvenirs désagréables sont revenus les hanter.

Les troubles du sommeil sont presque inévitables dans ce syndrome. Les cauchemars sont courants et même si la personne atteinte d'ESPT ne pense pas à l'événement, son sommeil est souvent perturbé. Un symptôme courant chez les vétérans est la myoclonie nocturne, un spasme brusque du corps entier pendant le sommeil ou au moment du réveil. Il dure une fraction de seconde environ, mais peut se répéter plusieurs fois en une nuit. Souvent, les personnes atteintes d'ESPT arriveront à dormir malgré le spasme, mais pas forcément leur partenaire. Les enfants atteints d'ESPT font souvent de nombreux cauchemars, dont le contenu n'a pas nécessairement de lien évident avec le traumatisme originel.

Les psychiatres ont désigné 3 symptômes caractérisant l'ESPT : l'intrusion, l'évitement et l'hyperstimulation. L'intrusion est l'incapacité d'empêcher le souvenir des événements à revenir en mémoire. L'évitement est la tentative d'éviter les stimuli et les facteurs déclencheurs qui pourraient réveiller ces souvenirs. L'hyperstimulation est une forme de nervosité. Il peut s'agir d'insomnie (trouble du sommeil), d'une tendance à sursauter facilement, une impression constante de danger ou de désastre imminent, d'une difficulté de concentration, d'une irritabilité extrême ou même d'un comportement violent.

La dépression accompagne souvent l'ESPT et dans les cas graves, la menace de suicide est réelle. Les personnes souffrant de ce syndrome, comme c'est le cas pour toute maladie psychiatrique, ont plus tendance à abuser de l'alcool ou des drogues illicites. Les psychiatres voient en cela une tentative d'automédication, mais naturellement les drogues prises ne feront rien pour améliorer l'état de ces personnes.

Outil de reconnaissance des symptômes de la dépression

Cet outil de reconnaissance des symptômes de la dépression peut accroître vos connaissances sur la dépression. Utilisez-le pour dresser la liste de vos symptômes et évaluer leurs répercussions sur votre vie au quotidien. Cette liste de vérification est divisée en 6 catégories de symptômes associés à la dépression. Vous pouvez aussi en apprendre davantage sur les symptômes de la dépression en cliquant ici.

Pour chaque énoncé, choisissez un numéro de 0 à 4 décrivant les répercussions de la dépression sur votre vie au quotidien, où 4 représente les répercussions les plus importantes et 0 aucune répercussion :

  • 0 = aucune répercussion sur votre vie au quotidien/aucun symptôme
  • 1 = légères répercussions sur votre vie au quotidien
  • 2 = répercussions modérées sur votre vie au quotidien
  • 3 = graves répercussions sur votre vie au quotidien
  • 4 = répercussions invalidantes sur votre vie au quotidien

Il est important de ne pas perdre de vue qu'il ne s'agit pas d'un « pointage », mais d'un moyen de vous aider à indiquer à quel point, d'après vous, ce symptôme nuit à votre vie au quotidien. Lorsque vous aurez terminé, vous pourrez imprimer vos résultats et les communiquer à votre médecin. Utilisez le guide de discussion avec le médecin pour préparer votre visite chez le médecin.

Cotez les symptômes suivants selon leurs répercussions sur votre vie.

1. Émotions

À noter : La dépression peut toucher n'importe qui à n'importe quel âge, bien qu'elle survienne le plus souvent chez les personnes de 15 à 45 ans.

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Cet outil a été réalisé à partir de et avec l’autorisation de www.ladepressionfaitmal.ca.



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