Le diagnostic de l'ESPT repose sur 4 caractéristiques bien spécifiques qui doivent être réunies pendant au moins 1 mois :
Ces symptômes doivent aussi provoquer une grande détresse et nuire à la pratique des activités quotidiennes et au bon fonctionnement de la personne.
L'ESPT peut être traité efficacement par une intervention psychologique ainsi que des médicaments.
Le traitement psychologique principal pour traiter l'ESPT est une thérapie cognitivo-comportementale. Cela signifie que l'on examine les processus de la pensée liés au traumatisme, la manière dont les souvenirs reviennent, et la façon dont les personnes y réagissent. L'ESPT se résorbe souvent avec le temps, même sans traitement, et la thérapie a pour objectif d'accélérer ce rétablissement naturel ou le processus d'oubli.
Le sentiment d'horreur diminuant avec le temps, le fait d'être confrontée aux souvenirs du traumatisme, dans le cadre d'une situation sécurisante, peut aider une personne à se sentir moins effrayée et moins déprimée par ses souvenirs au fil du temps. On parle de désensibilisation, laquelle est souvent associée à une thérapie cognitive comportementale. Les traitements psychologiques sont particulièrement efficaces en cas de résurgence des symptômes et de déficience sociale ou professionnelle entraînée par l'ESPT.
Les traitements médicamenteux sont basés sur les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS). Pour la plupart des personnes atteintes d'ESPT, la prise d'antidépresseurs sera bénéfique, qu'elles souffrent ou non de dépression clinique accompagnant leur ESPT. Ces médicaments sont particulièrement efficaces dans le traitement des symptômes d'évitement et d'éveil, en même temps que pour traiter toute anxiété ou dépression simultanée. Certains autres médicaments (par ex. les médicaments qui aident à réguler l'humeur ou les antipsychotiques) peuvent également aider à soulager les symptômes.
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