Description

Le syndrome prémenstruel, ou SPM, est un trouble que de nombreuses femmes connaissent bien. Également appelé syndrome du cycle ovarien ou tension prémenstruelle, ce syndrome est défini par un ensemble de symptômes (par ex. une humeur changeante, des ballonnements, une hypersensibilité des seins) qui apparaissent quelques jours avant le début des menstruations. Malheureusement, les scientifiques comprennent encore mal le SPM.

Les symptômes varient d'une femme à l'autre, et ce ne sont pas toutes les femmes qui souffrent du syndrome prémenstruel. Pour certaines femmes, le SPM est très incommodant et perturbe même leurs activités quotidiennes. Certaines ignorent tout de ses symptômes et se sentent parfaitement bien pendant les jours qui précèdent leurs menstruations.

D'autres peuvent présenter une forme plus grave du syndrome prémenstruel appelée trouble dysphorique prémenstruel (TDP). Les femmes qui ont ce type de SPM peuvent subir une dépression grave, ressentir de la colère ou avoir une piètre estime de soi ainsi que d'autres symptômes.

Causes

Le cycle menstruel est réglé par l'interaction complexe des hormones féminines. Ces hormones contribuent à déclencher les menstruations à la puberté, à établir la fréquence et la durée des cycles menstruels pendant les années de procréation et, enfin, à déterminer l'arrêt des menstruations à la ménopause. Le cerveau, l'hypophyse et les ovaires participent tous à la régulation hormonale des menstruations.

On ne connaît pas la cause exacte du syndrome prémenstruel. On croit qu'il est causé par des changements dans les concentrations d'hormones spécifiques. Selon les résultats de certaines études, les symptômes du syndrome prémenstruel sont liés aux fluctuations prémenstruelles d'une substance chimique dans le cerveau appelée sérotonine et à une sensibilité accrue à l'hormone progestérone. Selon d'autres études, ce sont les hormones œstrogènes qui entraînent une rétention d'eau, ce qui pourrait expliquer le gain de poids passager, l'hypersensibilité des seins et les ballonnements dont se plaignent plusieurs femmes présentant un syndrome prémenstruel. Par ailleurs, des travaux récents permettent de croire que les femmes qui observent la survenue du SPM métabolisent la progestérone différemment. D'autres changements hormonaux et métaboliques pourraient également jouer un rôle, mais des études de plus grande envergure devraient être menées dans ce domaine.

Les autres facteurs pouvant avoir un lien avec le syndrome prémenstruel incluent :

  • un manque de certaines vitamines et certains minéraux;
  • une alimentation riche en sel;
  • la consommation d'alcool ou de caféine.

Symptômes et Complications

Si vous souffrez du syndrome prémenstruel, vous pourriez observer des symptômes différents que ceux de votre mère, votre sœur ou votre meilleure amie. Et même si vous présentiez les mêmes symptômes, leur intensité pourrait varier. En outre, vos symptômes peuvent se modifier d'un cycle menstruel à l'autre et ils peuvent aussi se transformer au fil des ans. Les symptômes de certaines femmes sont très marqués, mais de courte durée. D'autres femmes ont des symptômes qui les obligent à interrompre leurs activités habituelles tant ils sont intenses.

Les symptômes peuvent durer de quelques heures à 2 semaines avant le début des menstruations. En général, ils disparaissent lorsque les menstruations commencent. Les symptômes d'une femme qui approche de la ménopause persistent parfois durant et après les menstruations. Certaines femmes qui présentent un syndrome prémenstruel ont ensuite des menstruations douloureuses. Le SPM des adolescentes, par exemple, est souvent suivi de menstruations très douloureuses, mais cette tendance disparaît habituellement au fur et à mesure que le temps passe.

Les symptômes du syndrome prémenstruel peuvent être classés en 3 groupes :

les changements physiques

  • une aggravation des allergies;
  • le ballonnement causé par la rétention d'eau;
  • des bouffées de chaleur;
  • la constipation ou la diarrhée;
  • de la difficulté à s'endormir;
  • une douleur et une enflure des articulations;
  • des étourdissements;
  • une fatigue intense;
  • un gain de poids passager;
  • une hypersensibilité, une douleur et un gonflement mammaire;
  • un manque d'énergie;
  • les maux de dos;
  • des maux de tête ou des migraines;
  • des nausées et des vomissements;
  • des perturbations de l'appétit (y compris des envies impérieuses de certains aliments, tel le chocolat);
  • des problèmes cutanés comme de l'acné ou des démangeaisons;
  • une sensation de lourdeur ou de pression dans la région pelvienne;

les changements de l'humeur

  • de l'agitation;
  • de la colère;
  • une dépression;
  • un état de nervosité;
  • de l'irritabilité;
  • des sautes d'humeur;
  • un sentiment de tristesse, de désespoir et d'abattement;

les changements de l'état mental

  • de la confusion;
  • de la difficulté à se concentrer;
  • des trous de mémoire ou des étourderies.

Le SPM peut engendrer des complications qui se manifestent généralement par une aggravation d'une affection existante. Par exemple, les allergies ou les troubles oculaires peuvent s'accentuer et les femmes atteintes d'épilepsie ont parfois un plus grand nombre de crises que d'habitude. Celles qui souffrent de lupus ou de polyarthrite rhumatoïde observent quelquefois des poussées durant cette période.

Diagnostic

Un autodiagnostic établit la plupart du temps la présence du SPM. Ce qui signifie que les femmes ont tendance à déclarer qu'elles sont atteintes du syndrome prémenstruel sans même avoir consulté un médecin. Puisque les symptômes réapparaissent lors de chaque cycle menstruel, il est très facile de les reconnaître. En outre, vos proches peuvent constater des changements dans votre comportement.

Un médecin peut poser le diagnostic de SPM si une femme présente plusieurs des symptômes énumérés. Le diagnostic du syndrome prémenstruel est confirmé par les antécédents, la régularité menstruelle, ovulatoire, les fluctuations hormonales et, dans certains cas, par l'absence de troubles psychiatriques (par ex. une dépression).

Dans de nombreux cas, l'inscription de leurs symptômes sur un calendrier permet de vérifier si ceux-ci sont cycliques ou continus. C'est ainsi que la distinction peut s'établir entre le syndrome prémenstruel et la dépression.

Traitement et Prévention

Une bonne alimentation, la pratique régulière d'exercices et l'adoption d'un mode de vie sain contribuent généralement à atténuer le syndrome prémenstruel. Une discussion à ce sujet avec votre médecin pourrait dissiper les craintes suscitées par un tel diagnostic. Le recours à l'un des traitements décrits ci-après ou à la combinaison de ces traitements pourrait procurer un soulagement des symptômes.

Les médicaments : la prise de contraceptifs oraux pourrait stabiliser les fluctuations hormonales et faire cesser l'ovulation. Le ballonnement et la rétention d'eau peuvent être atténués par un apport en sel plus faible et un diurétique léger qui vous fera uriner. La prise d'analgésiques offerts en vente libre, tels l'acétaminophène* ou l'ibuprofène, permet de soulager les maux de tête, les douleurs articulaires et les crampes menstruelles. Les antidépresseurs appelés inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS), sont couramment prescrits dans le traitement des symptômes psychologiques tels que l'anxiété et la dépression. Des témoignages ont prouvé que ces antidépresseurs favorisent la prise en charge du syndrome prémenstruel. Toutefois, il ne faut jamais prendre de médicaments ni de remèdes à base de plantes sans d'abord en parler avec votre médecin afin de vous assurer que ces produits sont appropriés et sans danger dans votre cas.

Les modifications apportées au régime alimentaire : une réduction de la consommation de sucre, de café et d'alcool peut procurer un certain soulagement des symptômes. Par ailleurs, pour certaines femmes, la prise de suppléments contenant du calcium, du magnésium, du soya, de la vitamine B6 et de la vitamine E pourrait atténuer certains symptômes. Jusqu'ici, parmi ces suppléments, le calcium est celui pour lequel les données cliniques sont les plus convaincantes. Certaines femmes utilisent des produits à base d'herbes médicinales comme l'huile d'onagre, le millepertuis ou l'agnus-castus pour atténuer leurs symptômes, mais l'efficacité de ces produits n'a toutefois pas été démontrée. Consultez toujours votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre une vitamine, un supplément ou un produit à base d'herbes médicinales.

Les exercices physiques : la pratique régulière d'exercices et les techniques de gestion du stress peuvent dissiper la nervosité et l'agitation et atténuer les symptômes associés au syndrome prémenstruel.

Counseling : un entretien avec un conseiller pourrait aider certaines femmes à faire face aux effets psychologiques du syndrome prémenstruel.

Enfin, la tenue d'un journal des symptômes est susceptible de brosser un meilleur tableau de ce que vous ressentez et de vous permettre d'évaluer les effets des divers traitements.


*Tous les médicaments ont à la fois une dénomination commune (un nom générique) et un nom de marque ou marque. La marque est l'appellation qu'un fabricant choisit pour son produit (par ex. Tylenol®). Le nom générique est le nom du médicament en médecine (par ex. l'acétaminophène). Un médicament peut porter plusieurs noms de marque, mais il ne possède qu'un seul nom générique. Cet article répertorie les médicaments par leur nom générique. Pour obtenir des renseignements sur un médicament donné, consultez notre base de données sur les médicaments. Pour de plus amples renseignements sur les noms de marque, consultez votre médecin ou un pharmacien.

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