Description

Les enfants viennent au monde avec une immunité naturelle qui les protège contre certaines infections. Les anticorps passent du placenta de la mère au fœtus avant la naissance et protègent le nouveau-né contre l'infection. Les bébés nourris au sein continuent à recevoir des anticorps par le lait maternel. Cette immunité naturelle disparaîtra petit à petit, généralement au cours de la première année.

Autrefois, plusieurs maladies infantiles graves atteignaient des niveaux épidémiques et causaient des milliers de morts, en plus de laisser souvent des enfants lourdement handicapés, mentalement ou physiquement. Pour beaucoup de ces maladies, des vaccins ont été mis au point, qui assurent de façon efficace la protection contre celles-ci. Les vaccins agissent en exposant le corps à des versions modifiées des virus et des bactéries. Elles ne provoquent pas de maladie, mais l'organisme produit tout de même des anticorps pour les combattre. Ces anticorps restent dans l'organisme pour identifier et combattre le virus ou la bactérie à l'avenir. L'immunisation donne souvent une protection à vie contre des maladies autrefois courantes.

Vaccins pour des maladies spécifiques

Il existe des vaccins pour un certain nombre de maladies, notamment :

  • la varicelle.
  • la diphtérie;
  • Haemophilus influenzae de type b;
  • l'hépatite B;
  • la rougeole;
  • la méningite;
  • les oreillons;
  • la pneumonie;
  • la poliomyélite;
  • la rubéole;
  • le tétanos;
  • la coqueluche;
  • la diarrhée causée par le rotavirus;
  • la grippe causée par les virus des types A et B.

Il existe d'autres vaccins, pour des maladies moins courantes. En règle générale, ils sont administrés aux adultes plutôt qu'aux enfants et ils sont pour la plupart associés aux voyages dans des régions moins développées du monde.

La varicelle est une maladie infantile très courante et dont la cause est un virus appelé varicelle-zona. C'est une maladie très contagieuse qui se transmet dans l'air ou au contact physique avec une personne dont les lésions sont ouvertes. La varicelle est rarement une maladie grave; par contre, un enfant qui a la varicelle peut être malade durant 7 à 10 jours, et au moins un adulte devra s'absenter du travail pour soigner l'enfant.

La diphtérie est provoquée par une souche toxique de bactéries (Corynebacterium diphtheriae) qui infecte la gorge, la bouche et le nez, et qui est plutôt contagieuse. Elle cause un mal de gorge, une fièvre légère et des frissons qui peuvent être suivis par l'apparition d'une membrane grisâtre qui s'étend d'un côté à l'autre de la gorge, ce qui rend la respiration et la déglutition difficiles. Lorsque la membrane recouvre la trachée, l'air ne passe plus et la personne risque de suffoquer. Si le traitement n'est pas commencé assez rapidement, il y aura la production d'une toxine qui se propage dans l'organisme et empoisonne le muscle cardiaque et parfois les nerfs. Une paralysie temporaire ou une insuffisance cardiaque risque alors d'en résulter. La diphtérie tue environ 10 % des personnes qu'elle touche. La diphtérie tue environ 10 % des personnes qu'elle touche. Chaque année, au Canada, on rapporte occasionnellement des cas de diphtérie.

bactérie Haemophilus influenzae de type b est source de graves maladies, en particulier chez les enfants de moins de 5 ans. Cette infection mène couramment à la pneumonie de même qu'à des infections du sang, des articulations, des tissus mous, de la gorge et plus rarement à des infections des os et du péricarde (enveloppe du cœur). Ce microorganisme a déjà été la cause la plus fréquente de méningite bactérienne (inflammation des couches qui entourent le cerveau et la moelle épinière). Les enfants qui contractent une méningite sont susceptible d'en mourir (3 à      6 %) ou de subir une atteinte cérébrale ou un déficit auditif permanents (15 % à 30 % des survivants).

Le virus de l'hépatite B est transmis par l'intermédiaire d'une exposition à du sang contaminé (le plus fréquemment par utilisation intraveineuse de drogues illicites) ou par contact sexuel; il peut également être transmis d'une mère à son enfant pendant l'accouchement. Il peut provoquer de l'inflammation du foie (hépatite) susceptible de causer la destruction du tissu hépatique normal (cirrhose) ou le cancer du foie.

Le virus de l'hépatite A cause une inflammation du foie et une jaunisse (peau et blanc des yeux jaunâtres); bien que la plupart des personnes contaminées soient malades durant 10 à 14 jours, l'infection provoque rarement des lésions graves du foie. Le virus se propage principalement par l'ingestion de nourriture ou d'eau contaminées.

La rougeole, les oreillons et la rubéole sont tous les trois causés par des virus et sont très contagieux. La rougeole dure 1 à 2 semaines et s'accompagne de fièvre élevée, d'éruptions cutanées, de toux, d'écoulements nasaux et de larmoiements. Environ 8 % des enfants se plaindront également d'un mal d'oreilles, et environ 6 % attraperont une pneumonie. 1 enfant sur 1 000 qui contracte la rougeole peut également subir une inflammation du cerveau (encéphalite) – qui provoque des convulsions, la surdité ou des dommages au cerveau. La maladie est mortelle dans 1 cas sur 1 000. Les femmes enceintes qui attrapent la rougeole risquent d'accoucher avant terme, ou même de perdre leur fœtus (fausse-couche).

La méningite causée par la bactérie méningocoque (Neisseria meningitides) est une maladie rare, mais grave associée à l'inflammation des membranes qui recouvrent le cerveau et la moelle épinière. Elle commence par une fièvre soudaine, un violent mal de tête, une raideur du cou, des nausées et des vomissements et une sensibilité à la lumière. Environ 10 à 15 % de l'ensemble des personnes qui contractent une méningite bactérienne en meurent, mais si la bactérie infecte le sang, le taux de mortalité augmente jusqu'à 40 %. Environ 20 % des survivants présentent des lésions permanentes (perte d'audition ou d'un membre ou atteinte cérébrale). 

Les oreillons s'accompagnent de fièvre, de maux de tête, et d'une inflammation des glandes salivaires. Pour 1 enfant sur 10 les oreillons se compliquent d'une méningite (une inflammation du revêtement extérieur du cerveau et de la moelle épinière) ou, parfois, d'une encéphalite (une inflammation du tissu du cerveau). Il peut en résulter la surdité, mais rarement des dommages permanents. Un homme sur 4 qui contracte les oreillons présentera aussi une enflure et une inflammation douloureuse des testicules qui peuvent conduire à la stérilité.

La pneumonie est une infection des poumons qui peut être causée par une bactérie, un virus ou un champignon. Elle peut toucher les adultes autant que les enfants. Une pneumonie peut compliquer une autre infection comme la grippe, la coqueluche, la rougeole ou la varicelle. Ses symptômes peuvent amener une personne infectée à expectorer du mucus, à avoir de la difficulté à respirer, à ressentir de la douleur dans la poitrine, à avoir de la fièvre et des frissons. Les cas graves de pneumonie peuvent nécessiter l'hospitalisation. Une pneumonie causée par une bactérie peut être traitée avec des antibiotiques. On peut prévenir certains cas de pneumonie grâce à certains vaccins, comme le vaccin antipneumococcique, le vaccin contre Haemophilus influenzae de type b (HIB) ou le vaccin antigrippal.

La poliomyélite est causée par un virus qui vit dans le nez, la gorge, et les intestins des personnes infectées. Le virus est contagieux même lorsque le porteur ne présente aucun symptôme. Les formes bénignes de la maladie durent habituellement quelques jours, et sont accompagnées de fièvre, de nausées, de maux de tête, de gorge ou de ventre, et parfois de douleur ou de raideur du cou, du dos et des jambes. Une forme plus grave, la poliomyélite paralytique, cause également des douleurs musculaires intenses. Environ la moitié des personnes atteintes de la polio paralysante se retrouvent paralysées dans la semaine qui suit l'apparition des symptômes. D'autres se rétablissent complètement ou ne gardent que de légères incapacités physiques.

La rubéole est une maladie généralement bénigne, causant une fièvre légère et une éruption cutanée qui ne dure que 2 ou 3 jours. Chez les adultes, elle peut s'accompagner d'une arthrite temporaire et d'une enflure des ganglions à l'arrière du cou. Entre 20 % et 25 % des femmes qui contractent la rubéole au début de leur grossesse risquent d'avoir un bébé souffrant de graves défauts à la naissance, parmi lesquels la cécité, des dommages au cœur et au cerveau, de graves dommages artériels, la surdité et un cerveau plus petit que la normale. Chez les femmes enceintes, la rubéole peut également provoquer une fausse-couche.

Le tétanos est causé par une bactérie que l'on trouve communément dans le sol, le fumier et dans le tube digestif des personnes et des animaux. Quand la bactérie pénètre dans une coupure ou une blessure profonde et difficile à nettoyer, elle peut se multiplier et produire une toxine. Cette toxine empoisonne le système nerveux, causant des maux de tête et une raideur musculaire dans le cou et les mâchoires. À mesure que la toxine s'accumule, elle provoque des spasmes des mâchoires, du cou et des membres, une rigidité dans les muscles abdominaux et des convulsions. Les symptômes sont douloureux et durent pendant des semaines. Cette affection nécessite souvent l'hospitalisation et est associée à un taux élevé de décès.

La coqueluche est causée par une bactérie extrêmement contagieuse qui infecte la bouche, le nez et la gorge. Elle est caractérisée par une toux intense qui peut empêcher de manger, de boire ou de respirer normalement. Les jeunes enfants, en particulier les nourrissons de moins d'un an, sont les plus susceptibles de contracter la coqueluche. L'infection est souvent grave, et l'enfant doit être hospitalisé. Parmi les complications possibles, citons la pneumonie, des convulsions, et dans de rares cas, une inflammation du cerveau (encéphalite) ou encore la mort.

Le rotavirus, une cause courante de gastroentérite chez les enfants, explique de 10 à 40 % de tous les cas de gastroentérite pendant l'enfance. Contrairement à d'autres vaccins qui sont donnés par injection, le vaccin contre le rotavirus est donné par la bouche. Ce vaccin n'offre pas toujours une protection absolue, mais les enfants vaccinés qui contractent l'infection ont des symptômes beaucoup plus légers.

Le virus de la grippe cause une atteinte grave et une pneumonie dans tous les groupes d'âge, mais les enfants et les personnes âgées sont les plus exposées à un risque de complications graves. La vaccination annuelle est recommandée pour toute personne âgée de plus de 6 mois. Une nouvelle vaccination est requise chaque année parce que le virus de la grippe de type A modifie ses caractéristiques (subit des mutations) chaque année.

Calendrier des vaccinations

Les vaccins sont généralement administrés par séries d'injections, qui combinent parfois plusieurs vaccins en une seule fois. Ils sont donnés à différentes étapes de la vie de l'enfant, habituellement au moment des visites de routine chez le médecin ou le pédiatre. Le carnet de vaccination de l'enfant est souvent exigé lorsque ce dernier entre à l'école.

Les effets secondaires des vaccins sont habituellement légers, et peuvent se manifester par de la fièvre, une petite douleur au site de l'injection, de la fatigue et une éruption cutanée. Ils disparaissent au bout de quelques jours. Les complications sérieuses sont très rares.

Dans certains cas, les vaccinations doivent être retardées ou arrêtées. Si votre enfant a des réactions allergiques sévères à un vaccin particulier, le reste des injections pourrait être omis. Si votre enfant a d'autres allergies, aux antibiotiques ou aux œufs par exemple, demandez à votre médecin si cela modifie le programme de vaccination. Chez un enfant malade, ou dont le système immunitaire est déprimé, il sera peut-être nécessaire de retarder le programme normal de vaccination. Si une injection est omise, cela n'oblige pas à recommencer la plupart des injections à zéro.

Le vaccin contre l'hépatite B est recommandé pour tous les enfants, et on tend de plus en plus à l'administrer peu après la naissance. Toutefois dans certaines régions, il n'est pas administré avant l'entrée de l'enfant dans sa septième année d'école. Pour les nouveau-nés, la première injection est donnée par le médecin ou le pédiatre après que le bébé a quitté l'hôpital, habituellement avant que le bébé n'atteigne l'âge de 2 mois. La deuxième injection est administrée au moins 4 semaines après la première. La troisième est habituellement donnée 2 mois après la deuxième injection et il y a un intervalle d'au moins 4 mois entre la première et la troisième injection. On devrait toujours faire un test de dépistage routinier du virus de l'hépatite B chez les femmes enceintes et, lorsque ce test se révèle positif, on devrait administrer au nouveau-né la globuline immune de l'hépatite B (qui aide à protéger le nourrisson contre l'hépatite B en attendant que les immunisations commencent à agir). On recommande ensuite de faire au nourrisson trois injections du vaccin contre l'hépatite B selon le calendrier normal.

Le vaccin associé diphtérie, tétanos et coqueluche (DTC) est généralement administré au nourrisson à 2, 4, 6 et 18 mois. Un rappel est effectué lorsqu'il a entre 4 et 6 ans. Un autre rappel pour le tétanos et la diphtérie est effectué vers l'âge de 15 ans. Après cela, on procède à des rappels du vaccin contre le tétanos et la diphtérie tous les 10 ans pour maintenir la protection.

Le vaccin Hib (Haemophilus influenzae de type b) est généralement administré lorsque le nourrisson a 2, 4 et 6 mois, et ensuite on effectue un rappel aux alentours de 18 mois.

L'immunisation contre la poliomyélite seule est obtenue par un vaccin de poliovirus inactivé administré à 2, 4, 6 et à nouveau à 18 mois ou lorsque l'enfant commence à aller à l'école (entre 4 et 6 ans). Ce vaccin est administré avec les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche. On a déjà utilisé couramment un vaccin antipolio oral, mais il représentait un léger risque de causer une poliomyélite paralysante.

Le vaccin associé contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) est administré entre 12 et 15 mois. Une deuxième injection est généralement donnée avec la série suivante de vaccins à 18 mois ou entre les âges de 4 et 6 ans, avant que l'enfant n'entre à l'école.

Le vaccin contre la varicelle est administré à 12 mois. Il est souvent recommandé pour les enfants plus âgés ou les adultes qui ne l'ont pas reçu et qui n'ont pas eu la varicelle. Le vaccin se donne en 2 doses. Lorsqu'il s'agit de nourrissons, la première dose se donne lorsqu'ils ont entre 12 mois et 18 mois et la deuxième lorsqu'ils ont entre 4 ans et 6 ans. Lorsqu'il s'agit d'adolescents âgés de 13 ans et plus, les 2 doses sont inoculées à 4 semaines ou à 6 semaines d'intervalle au moins.

Le vaccin antipneumococcique conjugué est conseillé pour protéger des infections pneumococciques, qui sont à l'origine d'un certain nombre de maladies, parmi lesquelles la pneumonie ou les infections des oreilles. Chez les nourrissons on recommande quatre doses du vaccin conjugué administrées à l'âge de 2 mois, 4 mois, 6 mois et entre 12 et 15 mois.

Le vaccin contre le rotavirus est donné en 2 doses orales distinctes. La première dose devrait être donnée entre l'âge de 6 et de 15 semaines, et la deuxième dose devrait être donnée avant l'âge de 32 semaines.

Avec l'arrivée du vaccin men-C conjugué, l'immunisation routinière contre la méningite causée par le Méningocoque de type C est également recommandée pour tous les enfants. Le moment de la vaccination varie selon l'âge, le risque et la région géographique.

Le vaccin contre l'influenza, disponible au début de l'automne chaque année, est recommandé pour les enfants de 6 à 9 ans. 2 doses espacées de 4 semaines sont nécessaires, à moins que l'enfant n'ait été immunisé l'année précédente.

Deux types de vaccins contre le virus du papillome humain (VPH) sont au Canada. L'un d'entre eux est approuvé pour les jeunes filles et les jeunes femmes de 9 à 45 ans de même que pour les garçons et les jeunes hommes âgés de 9 à 26 ans. Ce vaccin protège contre 2 types de VPH qui causent environ 70 % de tous les cancers du col de l'utérus et contre 2 types de VPH qui causent environ 90 % de toutes les verrues génitales. L'autre vaccin est recommandé aux fillettes et jeunes femmes âgées de 10 ans à 25 ans. Ce vaccin protège contre 2 types de VPH qui causent environ 70 % de tous les cancers du col de l'utérus. Les 2 vaccins sont donnés en 3 doses injectées sur une période de 6 mois.

Ce qui préoccupe dans le fait de vacciner les enfants

Santé Canada indique que la vaccination constitue l'une des interventions médicales qui possèdent le meilleur rapport coût/efficacité. Toutefois, de plus en plus, les gens inquiets des effets secondaires de l'immunisation s'interrogent sur la nécessité de faire vacciner leurs enfants. D'autres personnes se demandent s'il est utile de continuer à vacciner les enfants contre des maladies qui sont maintenant rares au Canada. Il est important de comprendre les risques et les avantages de l'immunisation. Afin de pouvoir prendre une décision éclairée, parlez de vos préoccupations avec votre médecin.

Voici quelques-unes des questions soulevées au sujet de l'immunisation :

  • Sûreté des vaccins et effets à long terme : on a craint que les vaccins ne soient la cause d'une augmentation des cas de mort subite du nourrisson (MSN), d'asthme et d'autisme. Lorsqu'un problème de santé se présente chez un enfant après une vaccination, il est normal de s'interroger sur la possibilité qu'il y ait un lien entre les deux. Il existe deux sortes de liens : ou bien le vaccin a rendu l'enfant plus susceptible à l'affection, ou bien il s'agit d'une coïncidence qui fait que les deux apparaissent en même temps. En ce moment, il paraît évident qu'il s'agit d'une coïncidence - il n'a jamais été démontré que les vaccins soient en cause dans les cas cités. Des études faites sur de larges populations d'enfants n'ont pas apporté la preuve d'un lien entre le vaccin ROR et l'autisme, et sont arrivées à la conclusion que le taux d'enfants autistes n'a pas augmenté depuis l'introduction du vaccin.
  • Surcharge du système immunitaire : certains pensent que le système immunitaire des enfants qui reçoivent plusieurs vaccins à la fois risque d'être surchargé. Les vaccins contiennent des virus ou des bactéries (entiers ou fragmentés) qui ont été modifiés de façon à ne pas causer de maladie. De fait, les enfants sont exposés quotidiennement à des virus et à des bactéries dans leurs activités normales, en mangeant ou en jouant, par exemple. Le nombre de virus ou de bactéries auquel un enfant est exposé par un vaccin n'ajoute pas de manière significative à ceux qu'il rencontre chaque jour au cours de ses activités normales.  
  • Efficacité : les personnes qui s'opposent à la vaccination proclament souvent que de meilleurs régimes alimentaires et une meilleure hygiène – et non les vaccinations – sont à l'origine de la réduction du nombre de maladies infantiles. S'il est vrai qu'une meilleure hygiène et une meilleure nutrition peuvent améliorer la santé en général et réduire le risque de contracter certaines maladies, la diminution de la fréquence des maladies infantiles visées par un vaccin est surtout due à la vaccination. Par exemple, les cas d'Haemophilus influenzae de type b (Hib) étaient courants jusqu'à l'introduction du vaccin dans les années 1990. À la suite de cette dernière, le nombre de cas a chuté de façon très significative. L'hygiène et l'alimentation n'étant pas meilleures aujourd'hui que dans les années 90, il est peu vraisemblable qu'on puisse leur attribuer cette énorme diminution du taux d'infection.

Au Canada, l'incidence des cas d'infection qu'un vaccin peut prévenir se limite à quelques dizaines de cas, voire à zéro cas, selon la maladie. Le Canada exerce une surveillance continue des vaccins mis en marché dans le pays : la sûreté de chaque lot est vérifiée. La collaboration avec les réseaux provinciaux de santé a eu pour effet de permettre de rapporter la plupart des cas de maladies ou de complications liées à une vaccination.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) est dotée d'un organe consultatif qui surveille et évalue la sûreté des vaccins à l'échelle mondiale. De concert avec les gouvernements et les organisations internationales, l'OMS émet des recommandations scientifiques concernant les vaccinations, basées sur une information et des évaluations internationales.

Étant donné la gravité potentielle de beaucoup de ces maladies infantiles qu'un vaccin peut prévenir, l'immunisation est considérée par la communauté médicale comme étant le choix le plus sécuritaire. Certes les effets secondaires existent, mais ils pâlissent devant les conséquences dévastatrices que les grandes épidémies ont eues sur les populations, même au 20e siècle.