Description

Les personnes qui ont des activités sexuelles doivent bien connaître les divers types de contraceptifs qui sont disponibles. La contraception vise 2 objectifs principaux. Elle prévient les grossesses non désirées ainsi que les infections transmissibles sexuellement (ITS).

Certaines personnes, par exemple celles qui ont une relation monogame, peuvent avoir recours à des contraceptifs uniquement comme méthode de planification des naissances, alors que d'autres qui ont plusieurs partenaires sexuels peuvent chercher à éviter les ITS. Comme les méthodes de contraception ne permettent pas toutes de prévenir les ITS et que certains types de contraception sont plus fiables que d'autres, il importe d'évaluer quelle est la meilleure méthode pour vous-même et votre partenaire.

Types de contraceptifs

Les contraceptifs peuvent être regroupés en 4 catégories principales présentant chacune leurs propres avantages :

  • les méthodes avec barrière,
  • les méthodes hormonales,
  • la contraception naturelle,
  • la stérilisation.

Parmi les différents types de méthode avec barrière, on trouve : les préservatifs, les préservatifs féminins, les diaphragmes et les capes cervicales. Les préservatifs sont faits de latex, de vinyle ou de produits naturels, et doivent être déroulés sur le pénis en érection avant les rapports sexuels. Les préservatifs empêchent les spermatozoïdes d'atteindre le tractus reproducteur de la femme et préviennent la transmission des micro-organismes d'une personne à l'autre (pour les préservatifs en latex et en vinyle seulement). Il est évident que votre choix est limité si vous êtes allergique au latex.

Les préservatifs féminins recouvrent la partie interne du vagin et sont mis en place avant les rapports sexuels. Il s'agit de minces gaines de plastique de polyuréthane (les personnes allergiques au latex peuvent les utiliser) comportant des anneaux flexibles à chaque extrémité. L'un des anneaux permet d'insérer le préservatif, et l'autre demeure à l'extérieur afin de protéger les organes génitaux externes. Les préservatifs féminins offrent une plus grande protection, permettent à la femme de prendre en charge la contraception et évitent la perte des sensations que constatent souvent les hommes lorsqu'ils portent un condom masculin. Il faut cependant un peu de pratique afin d'apprendre à mettre en place correctement et confortablement le condom féminin. La taille des préservatifs féminins est plus grande que celle des condoms masculins et ils sont plus chers; ils peuvent coûter jusqu'à 3 à 4 dollars chacun.

Les diaphragmes et les capes cervicales ne protègent pas contre les ITS, dont le VIH. Le diaphragme est une cupule peu profonde en latex, en forme de dôme, alors que les capes cervicales sont plus petites et ressemblent à un dé à coudre. Ils sont installés sur le col de l'utérus, dans le vagin, afin d'obstruer l'ouverture de l'utérus. Ces produits doivent toujours être utilisés avec un spermicide (voir plus loin). Les diaphragmes doivent être ajustés individuellement, et les capes cervicales sont offertes en 4 dimensions. Le médecin doit cependant réaliser dans tous les cas un examen gynécologique annuel pour s'assurer que ces dispositifs sont bien adaptés. Une grossesse, un changement de poids ou une intervention chirurgicale abdominale peuvent nécessiter un diaphragme ou une cape d'une autre dimension.

Les éponges contraceptives contiennent un spermicide. Une éponge est placée sur le col de l'utérus et le spermicide tue les spermatozoïdes qui tentent de pénétrer. L'éponge offre une protection de 12 heures. Certaines femmes trouvent qu'elle est difficile à enlever et d'autres peuvent être allergiques au spermicide. Certaines femmes se plaignent d'infections à levures récidivantes lorsqu'elles utilisent une éponge contraceptive. Quand son usage est combiné avec celui d'un préservatif (c'est la pratique recommandée) on a observé qu'environ 1 femme sur 50 devient enceinte au cours d'une année.

Les spermicides sont des produits chimiques qui tuent ou inactivent les spermatozoïdes. Ils sont offerts sous forme de crèmes, de gels, d'aérosols, de pellicules solubles et de comprimés ou de suppositoires vaginaux. Certains condoms comportent un enduit spermicide afin d'offrir une protection accrue.

Les méthodes hormonales de contraception sont fondées sur l'utilisation d'une hormone progestative, le plus souvent en association avec l'œstrogène. Ces hormones féminines assurent la régulation du cycle reproducteur, notamment des périodes menstruelles et de l'ovulation.

Les contraceptifs sous forme d'association œstrogène-progestatif* sont offerts en comprimés oraux. Les paquets sont conçus pour que vous preniez 1 comprimé 1 fois par jour ou mensuellement pendant 2 jours sur 28, selon les instructions. Après avoir pris les pilules pendant 21 jours, vous aurez vos règles au cours de la 4e semaine. Ensuite, vous entamerez un nouveau paquet de pilules pour commencer un nouveau cycle. Il existe également des présentations appelées « pilules en continu » conçues pour être prises tous les jours pendant 3 mois avant d'omettre une semaine. Celles-ci produisent des menstruations 4 fois par an plutôt que chaque mois. L'action des contraceptifs oraux consiste à :

  • supprimer l'ovulation;
  • épaissir le mucus cervical pour empêcher la pénétration des spermatozoïdes;
  • modifier la paroi de l'utérus pour rendre plus difficile l'implantation des ovules fécondés;
  • réduire l'accès des spermatozoïdes aux trompes de Fallope où les ovules sont fécondés.

Il importe de prendre les comprimés contraceptifs tous les jours, dans l'ordre prévu et au moment prévu. Les risques de grossesse s'accroissent quand vous omettez la prise d'un des comprimés. L'utilisation d'une méthode complémentaire de contraception est alors recommandée.

Les contraceptifs hormonaux combinés sont également disponibles sous forme de timbre transdermique et d'anneau inséré dans le vagin. Le timbre est porté sur la peau chaque semaine pendant 3 semaines. Les menstruations se produisent au cours de la 4e semaine. Puis, le cycle recommence. L'anneau vaginal est porté à l'intérieur du vagin pendant 3 semaines, puis il est enlevé durant 1 semaine au cours de laquelle vous serez menstruée. On introduit ensuite un nouvel anneau dans le vagin.

Les contraceptifs à base de progestatif seulement conviennent mieux à certaines femmes qui ne doivent pas prendre d'œstrogène, notamment les mères qui allaitent, les femmes de plus de 35 ans, celles qui fument et celles qui souffrent d'hypertension artérielle rebelle. Pour les femmes qui ont des migraines accompagnées de changements neurologiques ou qui souffrent de diabète, d'anémie à hématies falciformes ou d'une maladie cardiovasculaire, les contraceptifs à base de progestatif seulement sont préférables à ceux comportant une association d'hormones.

Les contraceptifs à base de progestatif seulement agissent de façon semblable à ceux comportant de l'œstrogène et du progestatif. Ils peuvent également être pris sous forme de comprimés quotidiens ou d'injections (tous les 3 mois), ou en utilisant un stérilet qui libère un progestatif. Les dispositifs intra-utérins (DIU) ont la forme d'un T et peuvent être insérés dans l'utérus par le médecin. Les DIU libèrent des progestatifs ou du cuivre. Les DIU qui libèrent des progestatifs agissent de la même façon que les autres contraceptifs contenant des progestatifs seulement, et sont efficaces pour une période pouvant aller jusqu'à 5 ans, après quoi, ils doivent être remplacés. Ces stérilets sont la forme la plus efficace de contraception réversible et ils possèdent l'avantage supplémentaire de réduire les écoulements menstruels. Les DIU qui libèrent du cuivre sont efficaces pendant au moins 10 ans. Le cuivre agit sur la paroi de l'utérus et prévient l'implantation. Il change également l'équilibre chimique de l'utérus et tue les spermatozoïdes.

Les méthodes de contraception naturelle ne font pas appel à des spermicides, des comprimés, des injections ni à d'autres dispositifs. L'une des techniques, appelée coït interrompu, exige que l'homme retire complètement son pénis du vagin avant l'éjaculation. Cette méthode de contraception n'est pas la plus fiable, étant donné que des spermatozoïdes peuvent être libérés avant l'éjaculation et que l'homme doit faire preuve d'une très bonne maîtrise et bien connaître ses réactions. Environ 1 couple sur 5 obtient une grossesse imprévue avec l'usage exclusif de cette méthode.

Les méthodes rythmiques nécessitent que la femme s'abstienne de rapports sexuels pendant sa période la plus fertile. Elle peut déterminer le moment de son ovulation de 4 façons, en observant : le calendrier rythmique, sa température, son mucus et la méthode symptothermique. La méthode du calendrier rythmique est la moins précise. Les autres méthodes dépendent de la mesure de la température corporelle, qui s'abaisse légèrement avant la libération des ovules, et s'élève après celle-ci, et de l'observation de la production de grandes quantités de mucus aqueux avant l'ovulation. Environ 1 femme sur 5 n'utilisant que la méthode rythmique de contraception obtiendra une grossesse imprévue au cours de la première année. Les risques de grossesse peuvent être diminués par l'ajout d'autres signes aux méthodes rythmiques.

La stérilisation est une autre possibilité pour les hommes ou les femmes. Pour les femmes, elle implique la ligature des trompes, intervention au cours de laquelle les trompes de Fallope sont excisées et liées ou bloquées. Les spermatozoïdes n'ont plus accès aux ovules, ce qui empêche la fécondation. Pour l'homme, la vasectomie nécessite l'excision des tubes qui transportent les spermatozoïdes des testicules au pénis. Ces 2 méthodes de stérilisation sont considérées comme permanentes et irréversibles bien qu'un très faible pourcentage des hommes qui subissent une inversion de vasectomie puisse redevenir fertile.

Effets secondaires et complications

Il y a un risque de 2 % à 5 % que le préservatif se déchire ou glisse, mais ces risques sont généralement associés à un manque d'expérience touchant la façon de les utiliser. Le fait de manipuler correctement les préservatifs réduit les risques qu'ils se déchirent ou glissent, et il importe de le retirer alors que le pénis est encore en érection afin d'éviter que du sperme ne s'échappe. En moyenne, 12 % des couples dont le port du préservatif est l'unique moyen de contraception obtiennent une grossesse accidentelle.

Les femmes qui utilisent un diaphragme peuvent être sujettes à des infections de la vessie, ce qui peut indiquer un mauvais ajustement. Afin de réduire les risques d'infection, il est recommandé d'uriner avant la mise en place du diaphragme et après les rapports sexuels. Le syndrome du choc toxique, qui constitue un effet secondaire très rare, peut également survenir chez les femmes qui utilisent un diaphragme. Lorsque les symptômes apparaissent (fièvre élevée subite, diarrhées, vomissements, maux de gorge, douleurs articulaires et musculaires, étourdissements), il importe de retirer immédiatement le diaphragme et de consulter un médecin.

Les femmes qui utilisent des spermicides ont un risque plus élevé d'infections urinaires à répétition (2 infections urinaires ou plus en 6 mois). En pareil cas, le changement de méthode de contraception peut s'avérer bénéfique.

Les contraceptifs oraux sont offerts en concentrations différentes. Les effets secondaires éprouvés varient selon les personnes et peuvent généralement être éliminés en choisissant un autre type de pilule. Il importe de consulter un médecin afin de déterminer les contraceptifs oraux qui sont appropriés dans chaque cas. Auparavant, la « pilule » était associée à des risques accrus de cancer du sein et du col de l'utérus. Aujourd'hui, la concentration des hormones a été réduite de beaucoup. Il importe cependant de parler avec un médecin des risques et des bienfaits des contraceptifs oraux. L'un de leurs avantages est qu'ils protègent les femmes contre le cancer de l'ovaire et de l'endomètre. On considère que les contraceptifs oraux peuvent être utilisés sans danger par les femmes non fumeuses jusqu'à la ménopause. Des études suggèrent que les femmes qui fument devraient cesser d'utiliser les contraceptifs oraux à l'âge de 35 ans, car le risque de maladie cardiaque est supérieur aux bienfaits de cette méthode de contraception.

Les œstrogènes que l'on retrouve dans les contraceptifs associant les deux hormones peuvent provoquer des effets secondaires comme des nausées, des maux de tête, une sensibilité des seins, un gonflement abdominal et une élévation de la pression artérielle. Les comprimés ne contenant que des progestatifs entraînent peu d'effets secondaires, même s'ils peuvent à l'occasion provoquer une augmentation de poids, de l'acné et de la nervosité. Comme certains médicaments réduisent l'efficacité des contraceptifs oraux, les femmes qui prennent d'autres médicaments ou souffrent d'un trouble de santé devraient consulter leur médecin.

La fiabilité de la contraception varie grandement selon les méthodes utilisées. Le nombre de femmes qui tombent enceintes au cours de la première année pendant laquelle elles utilisent une méthode particulière de contraception est indiqué ci-après (lorsqu'un intervalle de pourcentages existe, le nombre inférieur correspond à une utilisation « parfaite » de la méthode tandis que le nombre plus élevé correspond à celui de la « vraie vie » :

  • les préservatifs masculins : 3 % à 12 %;
  • les préservatifs féminins : 5 % à 21 %;
  • les préservatifs masculins plus éponge spermicide : 2 %;
  • le diaphragme avec spermicide : 6 % à 18 %;
  • les capes cervicales avec spermicide : 11,5 % à 18 %;
  • les contraceptifs oraux œstrogène-progestatif : 0,3 % à 3 %;
  • les comprimés oraux de progestatif seulement : 0,5 % à 3 %;
  • le timbre transdermique œstrogène-progestatif : 0,3 % à 3 %;
  • l'anneau œstrogène-progestatif : 0,3 % - 3 %;
  • la progestérone injectable : 0,3 %;
  • l'implant de progestatif : moins de 0,1 %;
  • les dispositifs intra-utérins : 0,6 % à 2 %;
  • la méthode rythmique (la contraception naturelle) : 20 %;
  • la ligature des trompes : 2 % (au cours d'une période de 10 ans);
  • le coït interrompu : 20 %;
  • une vasectomie : moins de 1 %.

La contraception d'urgence – parfois appelée « pilule du lendemain » – est utilisée dans certains cas afin de prévenir la grossesse après une relation sexuelle non protégée. On peut se procurer ces comprimés auprès du médecin ou dans les cliniques de santé des femmes ou, dans certaines provinces, auprès d'un pharmacien. Il faut les prendre dans les 72 heures qui suivent le rapport sexuel non protégé. Il est possible d'éviter 99 % des grossesses imprévues en utilisant cette méthode. La mise en place d'un DIU est une autre forme de contraception d'urgence, en particulier lorsque plus de 3 jours se sont écoulés depuis la relation non protégée.


*Tous les médicaments ont à la fois une dénomination commune (un nom générique) et un nom de marque ou marque. La marque est l'appellation qu'un fabricant choisit pour son produit (par ex. Tylenol®). Le nom générique est le nom du médicament en médecine (par ex. l'acétaminophène). Un médicament peut porter plusieurs noms de marque, mais il ne possède qu'un seul nom générique. Cet article répertorie les médicaments par leur nom générique. Pour obtenir des renseignements sur un médicament donné, consultez notre base de données sur les médicaments. Pour de plus amples renseignements sur les noms de marque, consultez votre médecin ou un pharmacien.

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