Un rapprochement est souvent fait entre les pneus de bicyclette et les vaisseaux sanguins pour expliquer la façon dont la pression artérielle agit dans le corps. En effet, l'air qui exerce une pression contre la paroi interne d'un pneu de bicyclette le maintient gonflé. Selon le volume d'air contenu dans le pneu, il est plein et prêt à rouler, ou il est mou et semble « à plat ». La pression artérielle est la force que le sang exerce contre les parois internes des vaisseaux sanguins, tout comme l'air dans le pneu d'une bicyclette.
Pour mesurer la pression artérielle d'une personne, les médecins prennent plusieurs lectures au moyen d'un brassard de tensiomètre (aussi appelé un sphygmomanomètre). La pression artérielle s'exprime par 2 chiffres l'un correspondant à la valeur maximale et l'autre à la valeur minimale (par ex. 120 étant le « chiffre du haut » et 70 le « chiffre du bas »). Ces 2 chiffres représentent la pression exercée à l'intérieur des vaisseaux sanguins lorsque le cur se contracte (pression systolique - le plus grand chiffre) et lorsque le cur est au repos (pression diastolique - le plus petit chiffre).
La pression artérielle s'exprime en millimètres de mercure (mmHg). La pression artérielle d'une personne varie tout au long de la journée. Elle change selon le moment de la journée et en fonction des activités d'une personne et elle peut monter au cours d'une situation éprouvante.
Lorsque le sang exerce une trop grande pression sur les parois internes des vaisseaux sanguins (les artères et les veines), l'hypertension apparaît. Bien que ce mot contienne la racine « tension », il ne s'agit pas d'une affection exclusive aux personnes qui ont un tempérament anxieux ; par ailleurs, une période prolongée de grandes tensions peut influer sur la mesure de la pression artérielle. On estime qu'une personne a une pression artérielle élevée quand elle obtient plusieurs fois de suite une mesure de pression systolique égale ou supérieure à 140 mmHg ou une mesure de pression diastolique égale ou supérieure à 90 mmHg. Les chiffres d'une pression artérielle optimale se situent au-dessous de 120 mmHg pour la pression systolique et au-dessous de 80 mmHg pour la pression diastolique.
Environ 42 % de personnes atteintes d'hypertension au Canada ne se rendent pas compte de leur état. Un grand nombre de personnes découvrent qu'elles ont une pression artérielle élevée durant un examen de santé annuel systématique.
Dans 95 % des cas, on ignore la cause exacte de la pression artérielle élevée et les médecins l'appellent hypertension artérielle essentielle ou hypertension primitive. Le mode de vie, l'environnement et les antécédents familiaux jouent tous un rôle dans ces cas-là.
Dans les autres cas, soit 5 %, la cause peut être liée à un état pathologique. Il s'agit alors d'hypertension artérielle secondaire. En passant en revue les antécédents médicaux et familiaux, il est souvent possible de déterminer quel problème médical sous-jacent a entraîné la pression artérielle élevée. Parmi les troubles médicaux qui peuvent augmenter la pression artérielle d'une personne, on retrouve :
En cas d'hypertension artérielle secondaire, l'affection sous-jacente sera traitée d'abord.
Le corps médical classe l'hypertension dans des catégories établies à partir de la lecture de la pression artérielle :
Un diagnostic peut être posé si le chiffre qui correspond à la pression artérielle systolique ou à la pression artérielle diastolique ne se situe pas dans la fourchette normale.
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