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«Les produits qui sont censés garder une pelouse plus verte et les trappes à fourmis renferment des ingrédients dangereux pour la santé, explique le Dr Jean Zigby, président du comité santé et environnement du Collège québécois des médecins de famille. Nous appelons ces produits esthétiques, parce qu'ils ne sont pas essentiels au bien-être de la population, c'est pourquoi nous voulons les éliminer.»
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«Les enfants et les femmes enceintes sont les plus sensibles aux pesticides et on se rend compte qu'ils sont encore très exposés à ces produits. Il faut limiter ces ingrédients chimiques», a expliqué la Dre Sanborn.
En effet, bien que plusieurs pesticides nocifs aient été bannis au Québec et dans le reste du Canada dont les effets peuvent être nocifs pour la santé une grande variété de produits sont encore utilisés dans la province.
La Dre Sanborn énumère un chapelet d'effets inquiétants qu'ont ces produits encore non contrôlés sur la santé. Naissances prématurées, asthme, problèmes de développement neurologique, autisme, déficit de l'attention, quotient intellectuel moins élevé : tout est à craindre pour les enfants en bas âge.
«Le problème, c'est que nous ne connaissons pas les effets cumulatifs de ces pesticides. Nous sommes tous exposés à de petites doses dans notre quotidien, que ce soit par notre alimentation, ou par des produits domestiques», a souligné le Dr Zigby.
Celui-ci rappelle que le Québec a autrefois été un leader canadien en matière de réglementation des pesticides. «En 2003 la province a adopté le Code de gestion des pesticides, qui interdit la vente de 20 ingrédients actifs et la Ville de Montréal prohibe l'utilisation des pesticides sur les pelouses, mais nous avons du retard à rattraper», a insisté le Dr Zigby.
Depuis la dernière décennie, le Québec tire de la patte en matière de réglementation sur les pesticides à usage esthétique par rapport à l'Ontario.
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