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Santé sexuelle

Chanter quand on perd les mots

Agence QMI
Lydia Labbé-Roy
1 février 2013

Une vingtaine de personnes aphasiques, membres de la chorale des personnes aphasiques, répètent, à Montréal, le mardi 29 janvier 2013.
Lydia Labbé-Roy/Agence QMI



Ils ne parlent pas, ils cherchent leurs mots et pourtant, ils chantent. Chaque semaine, une vingtaine de personnes aphasiques se réunissent dans une chorale adaptée pour eux.

Tous en chœur, ils entament : «C'est beau la vie». Après quelques paroles, deux ou trois chanteurs s'arrêtent. Ils n'arrivent pas à prononcer un mot. Mais la musique et le chœur continuent. Ils passent au mot suivant, comme si de rien n'était.

L'aphasie est une des conséquences d'un accident vasculaire cérébral (AVC), d'une tumeur au cerveau ou d'une embolie. «Ce sont souvent des gens comme tout le monde qui font un AVC. Une veine bloque dans la région du langage, dans le cerveau, et ils perdent l'usage de la parole», a expliqué Louise Bourbonnais, directrice générale de l'Association québécoise des personnes aphasiques (AQPA). Cette condition peut toucher les gens de tous âges, de tous les sexes et de toutes les ethnies.

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La chorale se réunit une fois par semaine pour répéter pendant deux heures. La répétition est d'ailleurs essentielle pour le réapprentissage des mots chez les personnes aphasiques.

«Quand on chante, on répète beaucoup. C'est comme si on jouait un tour au cerveau, indique Christine Cantin, directrice et animatrice de la chorale. Par contre, les gens ne pourraient pas vraiment dire tout ce qu'ils voudraient en chantant. C'est vraiment le fait de répéter qui fait que ça devient plus facile pour l'émission de la parole.»

Les membres de la chorale réussissent à passer par dessus leur handicap grâce, entre autres, au rythme de la musique. «Quand on chante, l'harmonie nous entraîne. On n'a pas le choix, on avance. Il peut arriver qu'un mot passe tout droit. Mais ils vont embarquer sur l'autre et ils vont continuer», a expliqué Christine Cantin.

Les personnes aphasiques exclues

«Une personne aphasique est isolée dû au fait qu'elle ne parle pas. Souvent, leur propre famille ne sait pas vraiment comment les inclure, donc elle les exclut sans s'en rendre compte», a mentionné Louise Bourbonnais.

Elle ajoute que la chorale «est une place où ils se sentent inclus. Ça contribue à leur bien-être et à leur plaisir de vivre.» Le cadre de la chorale leur permet de dépasser leurs limites. «Une chorale, qu'elle soit pour les aphasiques ou non, c'est beaucoup d'inclusion et de respect des autres.

Cela nous donne l'ambiance idéale pour permettre à ces gens de se dépasser en mettant de côté leur gêne et leurs peurs», a constaté Christine Cantin.

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