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Photo AFP |
«Ce que nous avons fait, c'est donner des instructions au système immunitaire pour qu'il apprenne à détruire le virus, ce qu'il ne fait pas de manière, disons, naturelle», a expliqué Felipe Garcia, un des membres de l'équipe de chercheurs de l'hôpital Clinic de Barcelone dont l'étude a été publiée dans la revue Science Translational Medicine.
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«Ce résultat est similaire à la réponse obtenue avec une monothérapie utilisant des médicaments antirétroviraux» qui agissent, eux, en inhibant à différents stade le mécanisme de réplication du VIH, précise-t-il.
Ce vaccin constitue une avancée dans la lutte contre le sida car il permet d'éviter temporairement la prise de médicaments quotidienne, et à vie, «qui cause des gênes aux patients en raison de possibles effets toxiques sur le long terme, ajouté à son coût économique élevé», relève l'équipe de chercheurs.
Toutefois, le vaccin seul ne permet de réduire la charge virale que pendant une durée maximum d'un an, période à l'issue de laquelle les patients doivent reprendre les médicaments antirétroviraux.
«A l'avenir, il faudra améliorer le vaccin et le combiner avec d'autres vaccins thérapeutiques. Arriver jusque là nous a pris sept ans et dans les trois ou quatre années à venir, nous allons travailler dans cette direction», a affirmé le chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital Clinic, Josep Maria Gatell, qui a dirigé l'équipe de chercheurs.
Selon les derniers chiffres de l'Onu, le nombre de personnes infectées par le VIH a légèrement augmenté en 2011, avec 34 millions de personnes touchées contre 33,5 millions en 2010.
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