C'est là-dessus que mise l'Association canadienne pour la santé mentale (ACSM) afin de faire mentir les pronostics selon lesquels les troubles mentaux deviendront le deuxième problème de santé en importance au pays d'ici 20 ans.
Pour ce faire, il faut développer chez soi et ses proches «un sentiment de sécurité qui permet d'agir, qui permet de prendre des risques», précise Renée Ouimet, directrice de la section Québec de l'association, qui a fait de la sécurité le thème central de la Semaine nationale de la santé mentale, qui a lieu du 7 au 13 mai.
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Les conditions sociales, telles la pauvreté, et de travail y sont pour beaucoup aussi dans le développement d'un sentiment de sécurité, a fait valoir la porte-parole de l'événement, Louise Latraverse.
«C'est permettre aux gens de ne pas vivre dans un stress qui les empêche de fonctionner. C'est un problème de société. La vie est folle, on vit dans une société de performance», déplore la comédienne et chroniqueuse.
Jour après jour, 500 000 Canadiens s'absentent de leur emploi pour cause de santé mentale : stress, troubles anxieux, dépression, épuisement professionnel.
«Moi je suis allée chercher de l'aide toute ma vie parce que je suis un peu fêlée», plaisante-t-elle. «Toute seule, je n'y serais pas arrivée», poursuit-elle d'un ton plus sérieux.
«C'est ensemble qu'on est plus fort, mais il y a aussi une partie qui nous appartient», a nuancé Mme Latraverse.
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