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OTTAWA - Plus une femme habite loin d'un centre de traitement du cancer du sein, plus élevé est le risque qu'elle subisse une mastectomie, constate une étude pancanadienne publiée jeudi.
La recherche «Chirurgies pour le traitement du cancer du sein au Canada, 2007-2008 à 2009-2010» réalisée par l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS) et le Partenariat canadien contre le cancer révèle une augmentation des taux de mastectomie lorsque le temps de déplacement entre le domicile de la patiente et le centre de traitement du cancer doté d'une unité de radiothérapie dépasse 40 minutes.
«Ces taux excèdent 50 % chez les femmes qui doivent voyager au moins 1,5 heure à l'aller et le même temps au retour», ajoute le document.
Les femmes vivant dans les quartiers les moins favorisés affichent les taux de mastectomie les plus élevés, précisent aussi les chercheurs.
L'étude a porté sur l'analyse des dossiers de 22 000 femmes ayant subi une chirurgie pour le traitement du cancer du sein entre les années 2007-2008 à 2009-2010. Elle a observé d'importantes variations dans les taux de mastectomie entre les provinces, allant de 26 % au Québec à 69 % à Terre-Neuve-et-Labrador.
Les différences provinciales sur le plan de la gravité de la maladie, de la santé relative des femmes qui subissent la chirurgie, des préférences des cliniciens ainsi que des facteurs socioéconomiques peu documentés sont autant de possibles facteurs explicatifs.
La recherche fait état d'un taux de 44 % de mastectomie chez les Canadiennes de 18 à 49 ans qui ont reçu un diagnostic du cancer du sein invasif. La proportion chute à 35 % chez les femmes âgées de 50 à 69 ans avant de grimper à nouveau à 45 % chez celles de 70 ans et plus.
Pendant la période étudiée, 23 % des femmes atteintes d'une forme invasive du cancer du sein et 36 % de celles atteintes d'un cancer non invasif ont dû subir au moins une deuxième intervention à la suite d'une chirurgie conservatrice du sein.
«Les taux de réexcision (dans l'année suivant la chirurgie initiale) varient grandement d'une province à l'autre, allant de 56 % à Terre-Neuve-et-Labrador à 17 % au Manitoba et au Québec», selon le document.
Au pays, quatre femmes atteintes d'un cancer du sein invasif sur 10 (39 %) qui ont subi une première chirurgie conservatrice du sein ont dû subir une mastectomie dans les douze mois qui ont suivi la chirurgie initiale.
Quelque 22 700 femmes recevront un diagnostic de cancer du sein invasif en 2012, et bon nombre d'entre elles devront subir une chirurgie.
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