De la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC

Les enfants semblent parfois à toute épreuve. Une minute, ils fondent en larmes et hurlent à rompre les tympans et peu après, ils retournent jouer une partie de tag. Parfois, cette capacité de rebondir nous porte à croire que les enfants ne sont pas affectés par le monde qui les entoure. Mais selon le titulaire de la Chaire de recherche canadienne sur les jeunes et le bien-être et chercheur financé par la Fondation des maladies du cœur, le Dr Terry Wade, les enfants font souvent face aux mêmes événements importants susceptibles de changer leur vie que leurs parents et ces événements peuvent être aussi stressants pour eux. « Dans le cadre de mes recherches, je me penche sur les événements néfastes qui affectent les niveaux de stress et la tension artérielle chez les enfants. J’ai remarqué au sein de la population juvénile que plus de 40 % avaient vécu le deuil d’un membre de leur famille autre que celui d’un parent, 34 % avaient perdu un animal de compagnie, 19 % avaient assisté au divorce ou à la séparation de leurs parents et 12 % avaient été hospitalisés. D’autres événements comme les sinistres, les tremblements de terre, être témoin d’un accident ou d’une blessure grave, ont tendance à faire augmenter le stress chez les enfants. » Tout ça pour dire que les enfants ne sont pas prémunis contre ces mêmes événements qui causent du stress et des problèmes aux adultes.

Les niveaux de stress des enfants
Au cours de votre vie de tous les jours, vous rencontrez sûrement une variété de gens. Certains semblent bouleversés ou affectés par de petits inconvénients, tandis que d’autres conservent leur calme même quand tout semble aller mal. Comme les adultes, les enfants affichent divers degrés de tolérance au stress. « Certains enfants sont exposés à des choses graves, mais s’ils n’en ressentent aucun stress, l’effet n’est pas le même, dit le Dr Wade. C’est un phénomène intéressant parce qu’il semble que le problème ne provienne pas des facteurs de stress en soi, mais de la perception que s’en fait l’enfant. Si l’enfant considère l’événement comme stressant, il est plus susceptible d’en subir des inconvénients. »

Une des façons dont le Dr Wade met à l’essai cette hypothèse consiste à demander aux enfants ce qu’ils ressentent face à des événements qu’ils ont vécus. Ensuite, il leur demande s’ils croient y avoir fait face adéquatement ou non. « Ont-ils été en mesure d’y faire face efficacement, d’avoir confiance en leur capacité de maîtriser la situation ou ont-ils ressenti la colère les envahir, demande le Dr Wade. Leurs réponses nous donnent une bonne idée de leur propension au stress. »

Le Dr Wade dit que le style parental est un des facteurs qui affecte les réactions des enfants face au stress. « Les parents eux-mêmes et leur style parental peuvent provoquer divers degrés d’anxiété chez les enfants. Les parents plus sévères, moins flexibles et plus exigeants vont plus souvent voir leurs enfants paraître anxieux et stressés que ceux dont les parents sont plus souples et plus à l’écoute. »

Les signes à surveiller
Le stress peut se manifester de différentes façons, alors il n’est pas toujours facile de déceler immédiatement si votre enfant ressent vraiment du stress ou une émotion différente. Mais selon l’avis du Dr Wade, il faut surveiller les changements de comportement comme la négligence de l’hygiène personnelle, le fait de ne plus parler aussi souvent ou ouvertement, les résultats scolaires à la baisse, la surconsommation de certains aliments, le manque de motivation envers l’activité physique, les bris volontaires d’objet ou l’augmentation du nombre de manifestations émotives. « Tout changement soudain de comportement devrait alerter les parents et éveiller leurs soupçons. »

Que faire pour aider
Apprendre à faire face de façon positive au stress est une habileté utile à tous, mais elle peut s’avérer particulièrement pratique si les enfants l’apprennent en bas âge afin qu’elle dure toute une vie. « Les habiletés apprises à l’enfance seront très importantes afin de les aider à combattre le stress maintenant, à l’adolescence et ensuite à l’âge adulte. Ils disposeront de moyens plus positifs de faire face aux facteurs de stress que de simplement les éloigner, ce qui apporte des résultats plus positifs, plus sains et socialement avantageux. »

Mais il n’existe aucune formule magique pour éliminer le stress de la vie de votre enfant. Le Dr Wade l’admet : « Parfois, en tant que parent, j’aimerais avoir toutes les réponses. Mais je crois que les parents peuvent apporter à la fois du soutien en aidant leurs enfants à faire face à leurs problèmes et les aider à évaluer les choses objectivement. » Il dit que les parents devraient tenter de garder le dialogue avec leurs enfants ouvert au sujet du stress et peut-être même, partager avec eux quelques-unes de leurs techniques antistress, comme la respiration profonde, l’activité physique et les passe-temps comme la lecture et les casse-tête.

Renseignez-vous sur les besoins d’activité physique des enfants.

Affiché le 1er avril 2009.

Fondation des maladies du cœur du Canada

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